Travailleurs, travailleuses, l’Etat vous spolie !

Publié par le 14 Juin, 2019 dans Blog | 4 commentaires

Travailleurs, travailleuses, l’Etat vous spolie !

Oui ce matin je me sens proche d’Arlette Laguiller !

Je cherchais ce matin une introduction pour un article de la Lettre Patriote qui dénonce, entre autre, le niveau prohibitif et insupportable qu’ont atteint les impôts en France.

Et je me suis souvenu qu’au cours d’un tout récent déménagement, j’étais tombé sur ma première feuille de paye dont vous trouverez la copie en fin d’article. Sa lecture est édifiante et donne une idée parfaitement claire de l’explosion des prélèvements sociaux en France.

Nous sommes en novembre 1970 !  Alors tout jeune homme fraichement sorti d’une école d’ingénieurs, je travaillais alors 43 H par semaine avec, donc, 3 Heures supplémentaires par semaine. On lit sur cette feuille de paye – remplie à la main, s’il vous plait – les principales données suivantes :

Salaire brut de base :             2 010 Francs,
– 20 Heures supplémentaires :       290 Francs,
– Salaire brut total :                      2 300 Francs,
– Cotisations sociales :               162,54 Francs,
– Salaire net :                            2 137,46 Francs,
– Prime de transport :                         23 Francs,
Total net payé :                   2 160,46 Francs.

Ce qui appelle les trois remarques suivantes :

  • Le salaire net est supérieur au salaire brut de 7,5 % !
  • Les 3 heures supplémentaires travaillées payent largement les cotisations sociales !
  • Ces cotisations sociales ne représentent que … 7,07 % du salaire brut !

Je vous laisse comparer à votre propre famille de paye !!! Combien représentent aujourd’hui vos cotisations sociales ?

N’oubliez pas d’y ajouter la parallèle explosion des cotisations patronales ! Globalement, les charges sociales et patronales atteignent aujourd’hui 76 % du salaire brut (source expert-comptable-tpe.fr).

Je n’ai pas le souvenir que notre niveau de soutien social ait autant évolué en 50 ans … Qu’en pensez-vous ?

Voici l’article de la Lettre Patriote :

L’État, cet ennemi du peuple

Une étude de l’Institut Coppet rappelle qu’à la fin de l’Ancien Régime, au XVIIIe siècle, les Français travaillaient 18 jours par an pour financer les dépenses de l’État, alors qu’aujourd’hui, vous turbinez du 1er janvier au 26 juillet pour l’État (!) pour que, in fine, il fasse ce-que-vous-savez de votre argent…

L’avènement de la démocratie a donc permis de multiplier par onze la pression fiscale sur ceux qui passèrent du statut de sujets à celui de citoyens. C’est fou ce qu’un changement de dénomination permet de faire avaler comme couleuvres…

L’historien Nicolas Delalande (auteur de l’excellent ouvrage Les Batailles de l’impôt) rappelait récemment qu’autour de 1900, le taux d’imposition représentait environ 10 % de la richesse nationale… et qu’aujourd’hui, « le niveau des prélèvements se maintient entre 42 % et 46 % du PIB ».

En 2013, l’inénarrable Bernard-Henri Lévy s’était fendu d’un édito appelant à « prier pour l’impôt ».

Lisez plutôt : « Prions pour l’impôt, […] sans lui, plus moyen ni de protéger les plus faibles, ni de secourir les plus démunis, ni, surtout, de confier à la lettre d’une loi le principe de cette responsabilité pour autrui. »

Et c’est ainsi qu’on en revient encore et toujours au même principe de cet État qui veut se substituer à MA charité, alors que chacun sait que sans le tissu associatif et bénévole – en grande majorité d’origine catholique – il n’y aurait nulle solidarité, nul soutien des VÉRITABLES plus faibles, nulle entraide.

Le consentement à l’impôt vient d’un pacte simple entre le peuple et son monarque. Nous payons pour trois « prestations » fondamentales, régaliennes :

  • l’État protège l’intégrité du territoire (frontières, invasions) ;
  • l’État bat monnaie (garantissant l’indépendance de la nation) ;
  • l’État rend la justice (sans influence des puissances d’argent, privilégiant le petit et le faible, tel que théorisé – et appliqué – par Saint Louis).

Or, aujourd’hui, alors que nous payons plus d’impôt que jamais dans l’histoire de notre peuple :

  • l’État a ouvert les frontières,
  • l’État ne bat plus monnaie,
  • l’État rend une justice politique servant des lobbies et/ou des idéologies contre le peuple.

Nous sommes dans une situation simple, qu’il faut décrire par des mots simples, parce qu’elle a des précédents dans l’histoire du monde et qu’il serait criminel de se contenter d’une danse du ventre syntaxique pour cacher la vérité :

en France, l’État est parfois l’ennemi du peuple.

Robin de la Roche pour la Lettre Patriote.

Copie de ma feuille de paye :

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4 Réponses à “Travailleurs, travailleuses, l’Etat vous spolie !”

  1. Richard Mauden dit:

    Tout cela alors même que la Sécurité Sociale laisse filer 13 milliards d’€ de soins non facturés aux ressortissants Algériens qui viennent tranquillement se faire soigner en France aux frais de la princesse… Y a bon Macron !

  2. Il est vrai que j’ai commencé à travailler plus tard que vous.
    Néanmoins, moi, j’avais déjà des tas de cotisations à payer.
    ceci dit, cela n’allait pas encore chercher bien loin!

    Je faisais quasi 10h par jour (on arrêtait lorsque le travail était fini)et encore, je ne faisais pas les gardes, à l’époque!

    Salaire de base : 2615,90 F (15 premiers jours de travail de ma vie du 02 mai au 15 mai 1975)

    Cotisations sécurité sociale sur salaire total: 1% = 26,15 F

    Cotisations sécurité sociale sur salaire plafonné (1375 F) : 2,5% = 34,37 F

    Cotisation vieillesse sur salaire plafonné (1375F) : 3% = 41,25

    Assurance chômage sur salaire total : 0,48% = 12,55

    Total des cotisations = 114,32 F

    Net imposable : 2500,68€

    Quand je compare avec mes derniers salaires, en fait, je gagnais, à la fin, par mois, la même chose, sauf que c’était en euros!
    Il me semble que le coût de la vie a dû augmenté de plus 6,56 fois, en 42 ans, non?

    Quand à ma retraite, n’en parlons pas… Les cotisations sont plus importantes que sur mon premier salaire, et pourtant retraite très largement inférieure à un SMIC!
    (j’ai changé de caisses de retraites 4 fois dans ma vie, je suis ce qu’on appelle une « multi-caisses »)

    Pourtant, selon macron et sa bande, je coûte un pognon de dingue aux jeunes!

  3. Chère Suzanne, cela faisait à peine un an que le président VGE, dont « Manu » est la réincarnation, ex-ministre de l’économie et des finances sous De Gaulle et Pompidou était en place grâce à « l’appel des 43 » (traitres dont Chirac), le soutien du showbizz et par le faux-renouveau qu’il incarnait.

    Une ressemblance frappante avec la prise de pouvoir du monarque mais pas que, des decisions mortifères pour la France:
    – regroupement familial / pacte de Marrakech
    – equilibre budgétaire / deficit de 3% fixé par Bruxelles (intenables avec une immigration galopante, un taux de chomage excessif et une dette abyssale)
    – c’était lui aussi une machine à fabriquer des taxes et impots avec le fameux impôt sur la sécheresse de 1976.

    La recherche de l’équilibre budgétaire était und bonne raison d’augmenter la fiscalité et il disait que 40% de prélèvements par rapport au PIB était le seuil pour devenir un Etat socialiste.

    Il a tenté de revenir sur le regroupement familial mais il a été contraint de le poursuivre, il a stoppé les prélèvements obligatoires à 39,4% du PIB et a donc laissé la suite aux socialistes avec le cadeau du déficit budgétaire depuis 1980.

    Comment sera notre cher pays à la fin du quinquennat ???
    C’est à la fin du bal que l’on paye les musiciens mais malheureusement même si la musique est à chier !!!

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