Un dernier avatar du séducteur viril tire sa révérence

Publié par le 9 Nov, 2020 dans Blog | 1 commentaire

Un dernier avatar du séducteur viril tire sa révérence

Pour le héros de James Bond, du Nom de la Rose, le rideau est tombé, emportant avec lui un des derniers représentants  des héros virils et pleins d’humour.

Le néo-féminisme est passé par là et les castings doivent aujourd’hui prendre en compte bien d’autres critères et respecter bien d’autres quotas que par le passé.

La disparition de Sean Connery a inspiré Eric Zemmour dans sa chronique du Figaro Magazine où il regrette cette époque bénie où le cinéma n’avait pas encore été castré par les progressistes féministes :

Une époque où la virilité n’était pas dénigrée, ostracisée, diabolisée, pénalisée. Une époque où un séducteur, « un homme qui aimait les femmes », n’était pas considéré comme un violeur en puissance.

James Bond ou l’été indien de l’homme occidental

 

Il était James Bond. Pas le meilleur, le seul. Non pas qu’il fût plus beau, plus viril, plus alerte, plus sportif que ses successeurs. Son talent d’acteur n’était pas particulièrement supérieur aux autres. Mais Sean Connery, disparu la semaine dernière à l’âge de 90 ans, a eu la chance d’incarner le héros dans une époque aujourd’hui disparue. Une époque où la virilité n’était pas dénigrée, ostracisée, diabolisée, pénalisée. Une époque où un séducteur, « un homme qui aimait les femmes », n’était pas considéré comme un violeur en puissance. Une époque où la beauté des femmes n’était pas la preuve de leur aliénation au patriarcat. Une époque où l’homme occidental ne devait pas se justifier d’un « privilège blanc » dans les pays que ses ancêtres avaient façonnés. Une époque où les nations européennes étaient différentes entre elles mais homogènes à l’intérieur, alors qu’elles sont devenues toujours plus uniformisées par la mondialisation et toujours plus désagrégées au sein de chacune d’entre elles par l’invasion migratoire.

Sean Connery incarne avec une superbe de chevalier d’antan ces Anglo-Saxons qui ont gagné les deux grandes guerres du XX ème siècle. Ils n’ont pas subi les affres de la défaite ni les miasmes de l’Occupation qu’ont connus les Français et les Allemands. Ils en ont tiré un complexe de supériorité – celui-là même que Stendhal a bien décrit chez les Français au temps des victoires napoléoniennes – qui crève les écrans de ce temps-là.

Sean Connery dans James Bond, Au nom de la rose et Indiana Jones

James Bond est l’incarnation du culte de la science et de la technique à son firmament avant que les écologistes ne nous culpabilisent. Une synthèse des mythes occidentaux du XIX ème siècle. Un mélange d’Alexandre Dumas et de Jules Verne. Il nous fait croire à la fameuse prophétie de Victor Hugo : « Le XIX ème siècle est grand ; le XX ème sera heureux. »

Le charme de ces films-là n’est pas cinématographique mais anthropologique. L’homme occidental vit une période dorée et il ne sait pas que c’est son été indien. C’est le temps d’une certaine innocence. Celle des années 1950 et 1960. A la fois la liberté comme on n’en a jamais connu, le progrès économique et social, et la paix. Il ne sait pas que son monde va s’effondrer sous les coups de ces jeunes chevelus des campus américains qu’il contemple avec une pointe de mépris. Il fait la guerre bien sûr, mais les méchants qu’il combat sont de pacotille. La bombe atomique – tant dénoncée à l’époque par les compagnons de route du communisme – nous protège d’une guerre entre ce qu’on appelle alors les « deux blocs ».

Sean Connery n’a pas cette pointe d’autodérision qui fait le charme de certains de ses successeurs, comme Roger Moore; et qu’on retrouve surtout chez nos séducteurs français (Delon, Belmondo, Gabin, Ventura, Montand) ou italiens (Gassman, Mastroianni). À l’époque, on faisait le distinguo ; on hiérarchisait, on raillait. Avec le recul, on se contente de regretter. La nostalgie est un bloc.

Éric Zemmour pour Le Figaro Magazine.

Je m’étonne qu’Eric Zemmour n’ait pas noté, dans sa chronique, qu’en nouvelle preuve de la féminisation de la société, le nouveau opus de James Bond aura comme vedette …

A propos de féminisation de la société, je vous livre une petite vidéo trouvée par hasard.

Mesdames, ne vous fiez pas au titre, le propos est tout sauf misogyne :

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Une réponse à “Un dernier avatar du séducteur viril tire sa révérence”

  1. La goche, mediocre par leur « normalitée », ne peut pas comprendre ces elements.
    Le mediocre s’appui sur ce qu’il peut, voire meme sa feminitée, a la place de la virilitée, desormais, et depuis lçongtemps, tout ce qui peut pousser un individu vers le meilleur ou le superieur est ridiculisée par cette goche tres feminine.

    Cette goche prefere l’assistanat, la betise, la stupiditée, le cretin, la deraison et non, celui qui se construit, raisonne, analyse, et devient plus fort.

    La goche, anti militaire, anti homme, maintenant, prefere tout ce qui tend a l’inverse meme de la normalitée, etant donnée qu’il ne sont pas les representant de ces valeurs…

    La goche, la vraie, prefere trahir la patrie, la nation, les gens, le tout sous couvert de mot tel que humanisme qu’il ne respecte meme pas.

    melanchon, les medias, et bien d’autres, se prepare pour la presidentielle, apres avoir trahi les citoyens x fois…

    Ca fait partie des valeur de la goche…

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