L’expression « milliardaire de gauche »,
constitue presque un oxymore.
Particulièrement en France, et surtout en ce moment où la gauche a ouvert la chasse aux riches.
Cette chère Manon Aubry persiste et signe à qualifier les milliardaires de « nuisibles » désignant là une espèce dangereuse et néfaste qu’il faut détruire !
La député européenne LFI ne précise pas si elle englobe dans les espèces nuisibles le milliardaire de gauche Mathieu Pigasse.
En tout cas, elle s’est jointe au chœur de gauche qui déplore que les médias soient en grande partie détenus par une poignée de milliardaires en oubliant de pointer le cas de cet extrême gauchiste de Pigasse.
On pourrait penser qu’un milliardaire de gauche, contrairement à son collègue de droite qui ne pense qu’à s’enrichir sur le dos des travailleurs, se comporte comme un philanthrope et distribue ses profits aux nécessiteux …
Malheureusement, la plupart du temps, les « bonnes oeuvres » du milliardaire de gauche consiste à racheter des médias pour faire de la propagande progressiste !
Pour en revenir à Mathieu Pigasse, il a fait une bonne part de sa fortune sur le dos de pays en grande difficulté financières.
Voici un tweet qui rappelle la carrière de Mathieu Pigasse :
Matthieu Pigasse se rêvait président.
Il n’a même pas su garder le journal qu’il avait acheté à crédit.
Voilà l’homme. Sorti de l’ENA, passé par Bercy chez Strauss-Kahn puis Fabius.
En 2002, la gauche perd. Il bascule dans une banque d’affaires américaine, Lazard. Son métier : aider les pays en faillite à négocier leur dette. Un État ne peut plus payer. Les créanciers tapent du poing. Le banquier s’assoit au milieu, arrange le deal, encaisse.
Argentine. Irak. Grèce : jusqu’à 25 millions d’euros d’honoraires pour Lazard.
Lui, pendant ce temps, se construit une légende. Le banquier punk. Les Inrocks. Nova. Le rock. La gauche.
En 2010, avec Xavier Niel et Pierre Bergé, il rachète Le Monde. En 2014, L’Obs.
Il n’a pas l’argent. Il emprunte une vingtaine de millions à la Banque Palatine. Il hypothèque ses biens.
Les Inrocks ne gagnent jamais d’argent. Nova non plus.
En 2018, coincé, il revend 49 % de sa part du Monde à un milliardaire tchèque, Daniel Kretinsky, sans prévenir la rédaction. Puis le reste à Niel. Il garde 2 %.
Le sauveur de la presse indépendante a bradé le quotidien de Beuve-Méry parce qu’il n’arrivait plus à rembourser.
Le ressort est simple. On se dit de gauche à Paris. On facture les cadavres ailleurs.
Quinze ans de relation avec Delcy Rodriguez, le bras droit de Chávez puis de Maduro. Le Venezuela est un pays ruiné par le socialisme pétrolier, une dictature, une dette de 150 à 200 milliards de dollars.
Maduro tombe. Trump pèse. Pigasse se pointe à la Maison Blanche pour un documentaire sur Melania. Sa banque actuelle, Centerview, décroche le contrat. On parle de 150 millions de dollars d’honoraires. Lazard, son ancienne maison, propose 25 millions, le tarif de la Grèce. Caracas choisit Pigasse.
Le « banquier de gauche » a conseillé le régime, puis l’administration américaine, puis il rentre à Paris expliquer aux Insoumis qu’on peut effacer 700 milliards de dette française détenue par la Banque centrale « sans aucun impact ».
Il vit de la faillite des États. Il vend l’annulation de la nôtre comme un tour de passe-passe.
Ensuite il dit le mot :
Les médias que je contrôle.
Nova. Les Inrocks. Mediawan, sa société de production, qui encaisse plus de 100 millions d’euros par an de France Télévisions, donc de l’impôt.
En mai 2025, les salariés de sa holding Combat découvrent par mail une « directrice des marques ». Poste créé pour l’occasion pour Wassila Meddas, sa compagne, 31 ans, CV inconnu dans la presse.
Onze mois plus tard, Libération recueille des témoignages : climat de pression, humiliations verbales, collaborateurs traités de « nuls », menaces de renvoi. Lui répond que c’est « la rançon du succès » et tire sur le journal.
La « bataille culturelle » contre « la droite radicale » commence donc au bureau, par le copinage et la terreur douce.
Un énarque formé à gérer la dette de la France met la radio, le papier et l’écran au service d’une gauche qui déteste le pays qui produit et qui paie.
La France n’est pour lui qu’un levier. Un décor. Un marchepied vers l’Élysée après avoir été poussé hors de Lazard et avoir perdu Le Monde.
Un homme qui revend ses journaux pour calmer ses banquiers, et place sa compagne pour tenir le reste, n’a rien à enseigner sur la souveraineté.
Jean-Jacques qui raque sur X.
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