Alors que nous attendons demain, le jugement en appel de Marine Le Pen qui décidera, à la place du peuple, de sa candidature ou non à la présidentielle de 2027, on est pris de vertige quand on se remémore du traquenard médiatico-judiciaire tendu par le Système à François Fillon.
Sans ce complot qui avait montré que la justice était capable de fulgurance quand il s’agissait de détruire un politicien de droite, Macron n’aurait jamais été élu et la France aurait évité ses deux mandats calamiteux.
Macron était le candidat du Système, et toutes ses composantes se sont mobilisées pour le faire élire, à commencer par les médias qui ont mis leurs colonne, leurs unes à son service :
Mais comme si le bourrage de crâne médiatique ne suffisait pas, un autre acteur caché est intervenu avec le soutien du cabinet de conseils McKinsey qui a mis gratuitement au service de la campagne de Macron une équipe de consultants !
Mais le scandale pourrait bien éclaté comme le rapporte ce tweet de Guillaume Herblot :
Un scandale d’état qui va exploser …
L’affaire du financement illégal présumé des campagnes Macron via McKinsey n’est pas un détail. C’est potentiellement l’un des plus gros soupçons politico-financiers de la Ve République. Et elle traîne depuis des années. Résumons froidement les faits.
Tout part du rapport sénatorial de mars 2022 : l’État a dépensé plus d’1 milliard € en cabinets de conseil entre 2018 et 2021. McKinsey en a capté des dizaines de millions … tout en ne payant aucun impôt sur les sociétés en France pendant 10 ans. Pratique !
Mais le cœur du scandale, c’est 2017.
Des consultants McKinsey (dont Karim Tadjeddine, proche de Macron depuis 2007) participent activement à la campagne : réunions stratégiques, préparation, notes … à titre gracieux.
Or la loi interdit formellement aux entreprises de fournir des prestations gratuites à un candidat.
C’est du financement illégal pur et simple.
Le Nouvel Obs a révélé des mails accablants : une dizaine de consultants mobilisés, 25 réunions de juin à novembre 2016, aide « intrusive » au cabinet de Macron (Kohler, Denormandie, Emelie). Tout ça sans facture dans les comptes de campagne. Coïncidence ?
En retour ? Dès 2017, McKinsey explose sur les contrats publics : retraites, assurance-chômage, éducation, etc. Entre 28 et 50 millions € minimum rien que pour certaines missions.
Le classique renvoi d’ascenseur soupçonné.
La justice réagit (enfin) :
- Octobre 2022, informations judiciaires pour financement illégal de campagne (2017 & 2022), tenue non conforme des comptes, favoritisme et recel.
- Perquisitions chez McKinsey et à Renaissance.
- Nouvelle perquisition McKinsey en novembre 2025.
On en est toujours là en 2026.
Comparez : Fillon mis en examen en moins de 3 semaines pour des costumes et un emploi fictif. Ici, des centaines de millions d’euros de contrats publics et deux campagnes présidentielles … et l’instruction patine depuis 4 ans.
Égalité de traitement, vous avez dit ?
Quatre ans d’enquête, des perquisitions à répétition … et toujours aucun dénouement visible. Classement sans suite ? Renvoi en correctionnelle ? Ou enterrement discret ?
Les Français ne sont pas dupes : quand la justice accélère pour certains et ralentit pour d’autres, ce n’est plus de la lenteur, c’est du soupçon légitime. Jusqu’où ira-t-on avant d’exiger enfin la transparence totale sur ces campagnes ?
Le silence prolongé ne fait qu’aggraver la défiance.
Guillaume Herblot sur X.




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