Les 50 décisions politiques qui ont coulé la France

Publié par le 29 Juin, 2026 dans Blog | 0 commentaire

Les 50 décisions politiques qui ont coulé la France

De quelque côté que l’on se tourne, l’état de la France est inquiétant pour ne pas dire catastrophique.

On peut dater le début de la chute de la France du second choc pétrolier en 1976.

Mais c’est très certainement l’arrivée de la gauche au pouvoir avec Mitterrand, en 1981, qui lui fait prendre un virage socialiste et étatique qui l’engage sur la voie du déclin. Quatre décennies plus tard, nous payons encore la scandaleuse réforme de la retraite à 60 ans.

Sur le plan de l’économie, Lionel Jospin commit le mauvais coup des 35 heures qui plomba définitivement la compétitivité de la France en Europe. François Hollande, quant à lui, se rallia à ses « glorieux » prédécesseurs dans un choc fiscal sans précédent.

Mais, le coup de grâce fut donné, sans conteste par Macron, notamment avec sa politique énergétique désastreuse qui le vit fermer Fessenheim, décider de fermer 12 autres réacteurs puis se raviser et lancer 6 EPR ! Une improvisation inacceptable en matière d’énergie.

Macron n’a pas dénoncé le marché européen de l’électricité qui a privé les particuliers et les entreprises d’une électricité bon marché qu’ils avaient pourtant payée avec leurs impôts.

La décision de lancer la PPE3 sans débat au Parlement, par un simple décret, est une véritable forfaiture qui engage la France pour dix ans dans l’impasse des énergies intermittentes. Les oppositions qui n’ont pas censuré le gouvernement pour cette décision en sont les complices

Voici un article de The Epoch Times qui présente un rapport sur les causes du déclin de la France réalisé par l’Institut Thomas More :

Déclin français : les 50 décisions
politiques, de 1975 à 2025,
qui ont « coulé la France »

À moins d’un an de la prochaine présidentielle, l’Institut Thomas More publie un rapport volumineux qui dresse, de Valéry Giscard d’Estaing à Emmanuel Macron, l’inventaire de «cinquante décisions» jugées déterminantes dans le déclin français entre 1975 et 2025.

Déclin français – Ce travail se veut moins une charge polémique qu’un diagnostic structuré, destiné à nourrir le débat sur le redressement du pays selon l’Institut
Thomas More.

Rédigé par une équipe coordonnée notamment par Jean de Belot, Tarick Dali et Jean-Thomas Lesueur, ce rapport 36 s’inscrit dans la continuité des travaux de ce
think tank fondé en 2004, déjà auteur d’études remarquées sur les institutions, l’audiovisuel public ou la vie politique.

L’angle choisi est assumé : à travers des décisions «précises, datées et documentées», l’institut entend raconter « l’histoire de notre déclin collectif » tout en affirmant
croire à un «potentiel de rebond colossal».

Un pays au bord de « ruptures multiples »

En ouverture, le rapport rappelle qu’«en 1975, la France était prospère, industrielle, respectée et souveraine», avant de décrire un pays désormais «au bord de plusieurs
ruptures – économiques et financières, mais aussi sociétales, culturelles, religieuses, démographiques et sécuritaires». Ce constat évoque «un lent déclin» caractérisant
le dernier demi-siècle, malgré des atouts initiaux importants.

L’Institut Thomas More situe la genèse de ce basculement dans la combinaison de chocs exogènes – mondialisation, révolution numérique, montée de nouveaux acteurs – et de choix politiques internes qui, selon lui, ont aggravé les fragilités françaises au lieu de les corriger. «Au lieu de réparer ses faiblesses, la France les a aggravées, décision après décision», écrivent les auteurs, en soulignant que « le scénario aurait pu tourner autrement ».

Le rapport est aussi une mise en garde adressée aux responsables politiques actuels : il estime que la France s’expose à des «ruptures» si elle ne tire pas les leçons de
cinquante ans de décisions cumulées, qu’il s’agisse de politique économique, d’organisation de l’État ou de choix de société.

Cinquante décisions, dix grands chapitres

L’architecture de l’étude repose sur cinquante décisions «majeures et structurelles» réparties en dix chapitres thématiques, de la démocratie à l’Europe en passant par
l’école, la fiscalité ou l’immigration. Chaque décision est replacée dans son contexte politique, ses motivations sont analysées et ses effets évalués, avec des données
chiffrées et des comparaisons internationales tirées de «sources publiques et privées incontestables», insistent les auteurs.

Les thématiques retenues couvrent un spectre large : démocratie, institutions et décentralisation ; école, culture et transmission ; économie, industrie et agriculture ; énergie et environnement ; Etat, fiscalité et finances publiques ; immigration et intégration ; modèle social et famille ; santé ; sécurité et justice ; souveraineté et Europe. Cette grille permet de suivre, sur un demi-siècle, la succession de réformes qui ont affecté aussi bien le tissu productif que le pacte social, les équilibres budgétaires ou la cohésion territoriale.

Le rapport s’attaque à des sujets emblématiques du débat public récent : « chute du niveau scolaire, 35 heures, chômage, déficits, dette, insécurité …» et pose cette question : «Et si le déclin français avait pu être évité ?». Les décisions étudiées vont ainsi des grandes réformes institutionnelles de la Ve République tardive aux choix budgétaires récents, en passant par les transformations du marché du travail et du système éducatif.

Mondialisation, Europe, islam : trois erreurs d’analyse

Au-delà du relevé des décisions, l’Institut Thomas More identifie «trois erreurs d’analyse majeures» qui, selon lui, structurent le demi-siècle écoulé. La première tient à une lecture jugée naïve de la mondialisation : la France l’aurait considérée « comme une vertu en soi et comme la fin des nations, alors qu’elle en était au
contraire le zénith », dans un contexte marqué aujourd’hui par « le retour des empires et des nations ».

La deuxième erreur renvoie à l’évolution de la construction européenne, du marché unique aux traités de Maastricht et de Lisbonne : certaines « souverainetés essentielles » auraient été transférées à un niveau communautaire qui «a largement échoué», organisant pour les Européens «un véritable marché de dupes». Cette critique s’inscrit dans un débat déjà ancien sur les effets économiques et politiques de l’intégration européenne, régulièrement alimenté par d’autres études et par l’actualité budgétaire et commerciale.

La troisième erreur, plus sensible, touche à «la nature spécifique de l’islam», présenté dans le rapport comme « à la fois religion, code juridique et instance politique », et au « caractère inédit des immigrations d’origine musulmane » depuis les années 1970. Sur ce point, les auteurs plaident pour un diagnostic lucide, estimant que la sous-estimation de ces enjeux a pesé sur la cohésion sociale, tandis que d’autres analyses insistent, dans le débat public, sur la nécessité de concilier fermeté républicaine et respect des libertés religieuses.

Les limites de l’État et le « bougisme » législatif

Autre axe majeur du rapport : « trois illusions persistantes » sur ce que peut l’État. La première concerne l’incompatibilité entre des engagements extérieurs ambitieux – européens, climatiques ou de défense – et des choix économiques intérieurs jugés peu cohérents, notamment en matière de dépenses publiques et de compétitivité.

La deuxième illusion pointe « l’extension continue et inefficace du domaine de l’État », dont « l’accroissement des moyens va de pair avec celui de son impuissance », écrivent les auteurs. Ils décrivent un État à la fois omniprésent et débordé, alors même que le débat sur la qualité de la dépense publique, la simplification administrative ou la réforme de la fonction publique reste récurrent dans la presse économique.

La troisième illusion dénoncée est celle d’un «bougisme législatif» qui multiplierait les textes sans régler les problèmes de fond : « plus de 25 textes sur l’immigration, autant sur la simplification administrative, une vingtaine de réformes de la santé » auraient contribué à « paralyser l’action publique » plutôt qu’à la rendre plus efficace. Ce diagnostic fait écho aux critiques, émanant aussi d’autres institutions, sur l’instabilité normative et la difficulté à évaluer l’impact réel des lois.

Démocratie fragilisée, mais « immense espoir » de rebond

À partir de ces constats, le rapport évoque « quatre menaces pour la démocratie »: sentiment de « dépossession démocratique » nourri par le contournement du référendum de 2005, « perte de confiance dans l’action de l’État », affaiblissement de la démocratie locale et « lourde responsabilité d’une classe dirigeante » dont les décisions « n’ont presque jamais répondu à une demande des Français ». L’Institut Thomas More voit dans cette combinaison un facteur de défiance durable à l’égard des institutions.

Les auteurs soulignent également «une constante préoccupante» : selon eux, « la droite ne revient jamais sur les réformes structurelles de la gauche et affirme rarement ses convictions », en raison d’un « effet de cliquet » et d’un « magistère idéologique adverse ». Ce constat est présenté comme une clé de lecture du paysage partisan contemporain, sans pour autant exonérer la gauche de sa responsabilité dans les choix étudiés.

Pour autant, le document se conclut sur « une alerte mais surtout un immense espoir ». En « objectivant l’ampleur des erreurs commises », le rapport affirme démontrer, « symétriquement, l’existence d’un potentiel de rebond colossal », évoquant des économies budgétaires possibles « sans remise en cause des équilibres sociaux », un « rebond industriel » lié aux révolutions technologiques et une « montée d’une volonté de réforme » dans plusieurs pays européens.

Un premier volet avant des propositions pour 2027

Ce texte de plusieurs centaines de pages n’est présenté que comme un premier volet. L’Institut Thomas More annonce déjà un second rapport, attendu à l’automne, « consacré aux mesures à prendre pour redresser la France en 2027 », avec l’objectif d’alimenter le débat présidentielle sur la base d’un diagnostic jugé « objectif et complet » des causes du déclin français.

Mobilisant une vingtaine d’experts issus du public comme du privé, dont les noms ne sont pas tous rendus publics, ce travail s’inscrit dans une production plus large de notes et d’études sur les institutions, l’économie et la vie politique françaises. Il intervient dans un contexte où les grandes rédactions et plusieurs think tanks multiplient, à l’approche du scrutin, les analyses sur la trajectoire économique et démocratique du pays, qu’il s’agisse de la dette, de l’investissement ou de la cohésion sociale.

Pour aller plus loin, le rapport « 1975-2025 • Les cinquante décisions qui ont coulé la France » est disponible sur le site de l’Institut Thomas More.

Germain de Lupiac.

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