Pour la gauche, l’Amour (hétéro) est mort. Vive l’amitié !

Publié par le 28 Août, 2026 dans Blog | 0 commentaire

Pour la gauche, l’Amour (hétéro) est mort. Vive l’amitié !

Ce qui est fatigant avec les progressistes …
… c’est qu’ils ne s’arrêtent jamais !

Une réforme sociétale chasse l’autre, le pacs, puis le mariage gay, la PMA et bientôt la GPA, l’euthanasie avant l’eugénisme ! Et leur imagination est sans bornes !

Ils ont énormément d’ambition puisqu’en seulement quelques décennies, ils veulent « déconstruire » ce que la civilisation occidentale a mis 20 siècles à édifier.

La gauche n’aime pas la famille !

Elle considère comme scandaleux que les parents puissent transmettre leurs propres valeurs à leurs enfants. Elle préfèrerait former elle-même nos enfants pour en faire de bons petits citoyens … socialistes !

A propos de haine de la famille, regardez ce qu’en dit l’insoumise Clémence Guetté :

La famille traditionnelle serait donc survalorisée. Le couple majoritairement hétérosexuel, la famille avec des enfants serait prônés par la droite réactionnaire.

Ce serait une forme d’extrême droitisation de la société que de revenir à la famille traditionnelle !

Des propos totalement délirant auxquels a magistralement répondu Eugénie Bastié jeudi matin, dans la matinale d’Europe 1 (à écouter ici) et dont voici le verbatim :

Édito d’Eugénie Bastié – Europe 1 – Jeudi 27 août 2026

Dimitri Pavlenco : Vous vous intéressez au livre de l’insoumise Clémence Guettet pour une politique de l’amitié qui propose rien de moins que de légiférer sur l’amitié pour donner des droits aux amis. Et qu’est-ce qu’elle nous propose exactement ?

Eugénie Bastié : Vous savez Dimitri, le progressisme a quelque chose du hamster dans sa roue, il lui faut avancer coûte que coûte sinon il a l’impression de reculer. Après avoir légiféré sur la filiation, la famille, la sexualité, la santé et juste avant les vacances sur la mort, voilà qu’on s’attaque désormais à l’une des dernières parcelles de nos existences qui échappait encore à l’autorité bienveillante de l’État, c’est-à-dire à l’amitié.

Clémence Guetté propose donc de créer des droits nouveaux pour les amis, un pacs amical, des avantages successoraux, la reconnaissance du parrainage républicain, mais aussi la possibilité pour un ami de bénéficier de certains congés en cas de deuil, de naissance ou pour accompagner un proche malade. Elle veut également davantage de lieux gratuits pour se retrouver et notamment davantage, oui, de bancs publics. Car selon elle, voir ses amis ne devraient pas dépendre de la possibilité de payer un café, une place de cinéma ou un dîner au restaurant, elle n’est pas loin de proposer un service public de l’amitié, payé par le contribuable bien sûr.

Si on comprend bien, l’amitié est un concept idéologique avant d’être une dimension de l’intimité. Et oui, pour la gauche, l’amitié n’est pas une disposition universelle de l’âme, mais un nouveau mode de vie. C’était la une de libération hier, le journal donnait la parole à ces adultes qui ont fait de l’amitié la valeur cardinale de leur existence.

Ainsi Zoé, Léana, Marie, Juliette et Jeanne qui ont proposé un « amiage », c’est-à-dire un mariage entre amis. Oui, oui, en 2027, se comporter comme un éternel adolescent narcissique est récompensé socialement. L’amitié est devenue un sujet pour la gauche, non pas seulement parce que c’est bien connu, les gens de droite n’ont pas d’amis, mais parce qu’il s’agit d’opposer ce modèle de l’amitié à celui de la famille traditionnelle.

Clémence Guetté affirme vouloir lutter contre le repli sur le couple et la famille, prôné selon elle de tout temps par les réactionnaires. Et oui, la famille, c’est d’extrême droite. Il faudra dire ça aux chasseurs-cueilleurs qui ont inventé ce modèle de la famille et du couple stable, qui a assuré la survie de l’humanité pendant des dizaines de milliers d’années, tandis que son modèle de société fondée sur des colloques entre électeurs de la France insoumise ne survivrait pas à l’échelle d’une génération.

Au fond, l’amitié est-elle une valeur de gauche ?

C’est un peu plus compliqué que ça, mais que propose la gauche en cette rentrée ? Légiférer sur l’amitié et taxer l’héritage. Tout un programme, celui de préférer les liens choisis aux liens hérités, de donner la valeur qu’à ce qui a été voulu plutôt que transmis, de prôner une société liquide et déconstruite plutôt que des institutions stables. Alors attention, je ne méprise pas l’amitié, loin de là, mais je sais, pour avoir lu Aristote, que ce n’est pas l’amitié qui est politique, mais la politique qui est une amitié.

Lorsque des citoyens sont amis, lorsqu’ils éprouvent entre eux un lien de confiance, d’affection, ils n’ont pas besoin de justice. Bref, plus il y a d’amis, moins il y a besoin d’État. Soit le contraire de ce que propose Clémence Guété, qui veut faire rentrer un lien gratuit et spontané dans le domaine du droit, de la fiscalité, de la prestation sociale.

Imagine-t-on Montaigne demander un congé après la mort de la Boétie, ou Achille nouer un partenariat social avec Patrocle ? L’amitié, c’est précisément le lien qui n’a pas besoin de loi.

Parce que c’était lui, parce que c’était moi, pas parce que j’y ai droit.

Eugénie Bastié pour Europe 1.

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