Les socialistes ressemblent à une tribu indienne qui a toujours besoin de totems autour desquels danser.
Parmi ces totems, on trouve :
– la retraite à 60 ans de Mitterrand qu’on paye aujourd’hui,
– les calamiteuses 35 heures de Jospin,
– et la passion de Hollande pour les impôts.
Quant à Macron, sur son totem on gravera ses titres de gloire progressistes : PMA, euthanasie, IVG dans la Constitution, EVAERS à l’école …
Avec ces 1 300 milliards de dette supplémentaires Macron s’est inscrit dans le sillage toxique de ses prédécesseurs socialistes.
Les socialistes ont toujours prétendu que les 35 heures avaient sauvé de nombreux emplois.
Quand Lionel Jospin les avait institué, le chancelier allemand de l’époque s’était écrié :
C’est une excellente nouvelle … pour l’Allemagne !
Une étude internationale récente vient ruiner les prétendus bienfaits des 35 heures comme le rapporte cet article de Contrepoints :
Le mensonge des 35 heures et du partage du temps de travail
La réduction du temps de travail devait créer des emplois, améliorer la productivité et permettre un meilleur partage du travail. Plus de vingt ans après l’instauration des 35 heures, le bilan mérite d’être réexaminé à la lumière des données économiques.
Une nouvelle étude, publiée en octobre 2026 sous la forme d’un document de travail du National Bureau of Economic Research (NBER), montre que les effets sur l’emploi ont été beaucoup moins favorables que les socialistes ne le prétendent. Elle analyse les conséquences du passage de 39 à 35 heures en France sur l’emploi, la production et la productivité, en distinguant notamment la réduction du temps de travail des allégements de cotisations patronales qui l’ont accompagnée. Les cinq auteurs, issus de Princeton, Sciences Po, l’INSEAD, Cornell et le MIT, ne peuvent pas être soupçonnés de militantisme libéral. Leur travail repose sur les données de tous les emplois du secteur privé français et sur les bilans des entreprises. Il exploite le calendrier des lois Aubry : les entreprises de plus de 20 salariés devaient passer aux 35 heures en 2000, les plus petites en 2002.
Les 35 heures n’ont pas créé d’emplois nets
Premier constat : la destruction d’emplois. Sans les allégements de cotisations patronales, l’emploi aurait baissé de 3,8 %. C’est l’intervention de l’État, par la baisse des prélèvements, qui a compensé les effets négatifs des 35 heures. Chaque emploi sauvé a représenté un coût budgétaire direct de 15 000 € environ, soit 63 % du salaire brut annuel moyen dans l’échantillon de l’étude.
Deuxième constat : il n’y a eu aucun partage du temps de travail. Pour les cadres, la réforme a fonctionné comme prévu : moins d’heures, un salaire maintenu, davantage d’embauches. Pour les autres salariés, l’emploi, les heures et les revenus ont tous reculé. Les allègements visaient les bas salaires, et ce sont pourtant les moins qualifiés qui ont perdu. Coincés par le SMIC, les employeurs n’avaient aucune marge pour absorber le surcoût de leurs postes.
Troisième constat : la baisse du nombre total d’heures travaillées. Elle s’élève à 6 % dans les entreprises concernées. Le temps partiel a progressé dans une moindre mesure.
Quatrième constat : la productivité ne compense pas tout. Les défenseurs des 35 heures mettront en avant le seul chiffre qui les arrange : la productivité globale a augmenté de 2 %. Mais la production a tout de même baissé de 1 %. Cette perte a été supportée à 70 % par les salariés peu qualifiés (baisse des rémunérations) et à 30 % par les actionnaires (baisse des bénéfices).
La liberté de travailler ne se décrète pas à 35 heures
Pour l’économiste et penseur libéral Friedrich Hayek, « Si les socialistes comprenaient l’économie, ils ne seraient pas socialistes ». Cette phrase résume bien la position des libéraux sur la plupart des réformes présentées comme des « acquis sociaux » ou des « droits collectifs », à commencer par les 35 heures. L’idée qu’il existerait une quantité fixe de travail à répartir est l’une des erreurs les plus anciennes de la pensée économique, reprise encore par des hommes politiques comme Jean-Luc Mélenchon. Les 35 heures reposent sur le postulat selon lequel le travail serait un gâteau à partager. Or, si cela était vrai, il existerait une corrélation entre la croissance démographique et le taux de chômage. Ce n’est pas le cas. La quantité d’emplois n’est pas une masse fixe à répartir ; elle naît de l’activité, de l’investissement et de la demande.
L’échec des 35 heures en France s’explique simplement. Le travail a un prix, comme tout ce qui s’échange. Quand la réglementation augmente artificiellement ce prix (par l’abaissement de la durée légale du travail ou par le salaire minimum) sans que la valeur que l’employeur accorde au travail augmente, ce sont les emplois les moins productifs qui disparaissent en premier.
Plus fondamentalement, les libéraux s’opposent aux 35 heures en ce qu’elles représentent une immixtion de l’État dans les relations contractuelles. Il ne s’agit pas d’imposer 39 heures à la place des 35 heures, mais de rendre la durée du travail à la libre négociation des branches professionnelles. Un cadre peut préférer davantage de temps libre ; un ouvrier, un meilleur salaire. Une durée légale unique fixée par le haut ignore cette diversité. L’étude montre qu’elle a fait des gagnants et des perdants, et que les perdants étaient ceux que l’on prétendait protéger.
Une réforme antisociale
Plus de 25 ans après les lois Aubry, le verdict est sans appel. Ce que Lionel Jospin considérait comme « l’un des instruments d’une grande efficacité politique pour l’emploi » est une hérésie économique : les 35 heures n’ont pas partagé le temps de travail, n’ont pas créé d’emplois et ont fait baisser le nombre total d’heures travaillées. Aujourd’hui, la France se trouve dans la partie basse du classement européen en matière de temps de travail, et elle en paie le prix par une croissance atone. Comme pour le SMIC, il serait temps de tirer les conséquences de cette réforme antisociale.
Elodie Messéant pour Contrepoints.




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