Récemment, une tribune, signée par 600 professionnels du cinéma français, dénonçait la main-mise de l’extrême droite sur le cinéma.
Cette révolte du petit monde étriqué et sectaire du cinéma avait, parait-il, pour origine le projet de rachat par Vincent Bolloré du distributeur de films UGC.
Vincent Bolloré et Pierre-Édouard Stérin sont devenus les bêtes noires, apparentées au diable, de la gauche culturelle. Le premier l’insupporte par le succès insolent de ses médias tels que CNews, Europe 1 et le JDD. Le second l’agace par son financement de manifestations culturelles ou conviviales comme les banquets organisés par le Canon français.
Autant Vincent Bolloré est attaqué par la gauche pour sa volonté de racheter UGC qui possède 510 salles de cinéma, autant le rachat par un milliardaire de gauche, Rodolphe Saadé, copain de Macron, de Pathé qui contrôle 864 de ces salles ne soulève aucune objection !
Pourtant, le milliardaire est également propriétaire de BFMTV, RMC, Brut, La Tribune, La Provence, 10 % de M6 … etc… Pas une seule pétition sur cette concentration des médias ?
Normal il est proche d’Emmanuel Macron
Toujours ce deux poids deux mesures de la gauche et son arrogance tant elle considère que la culture est son pré carré et que la droite est totalement illégitime à y mettre son nez !
Mais, les choses ont changé et la droite semble enfin se conformer aux principes édictés par Antonio Gramsci qui veut que la bataille culturelle doive précéder celle des urnes. Dans ce cadre, Vincent Bolloré et Pierre-Édouard Stérin sont devenus deux acteurs majeurs de la reconquête par la droite de l’espace culturel.
De l’autre côté, la gauche, sentant le danger arriver, se mobilise et avance face à ces deux milliardaires de droite, la figure presque caricaturale du banquier d’affaires et milliardaire de gauche, Mathieu Pigasse.
La commission d’enquête sur l’audiovisuel a mis en évidence la collusion entre ce milliardaire et France Télévisions qui signe avec lui de juteux contrats de production d’émissions télé comme les belles machines de propagande gauchiste que sont C dans l’Air et C’est politique.
Voici un article de The Epoch Times qui décrit le rôle fondamental de Mathieu Pigasse dans la bataille qui s’annonce pour 2027 :
Matthieu Pigasse, un banquier d’affaire
au cœur de la « bataille culturelle » pour 2027
Matthieu Pigasse – Banquier d’affaires de premier plan, il assume désormais ouvertement son ambition de « peser le plus possible » sur la présidentielle de 2027, en misant sur un écosystème médiatique qu’il a patiemment construit. Cette montée en puissance interroge sur la place des grands investisseurs privés dans l’espace public et sur les lignes rouges entre engagement politique et influence éditoriale, selon l’Observatoire du journalisme.
L’intéressé revendique une sensibilité de gauche et une « bataille culturelle » menée face à la progression du Rassemblement national, au moment où la recomposition du paysage audiovisuel s’accélère.
Ses détracteurs dénoncent un mélange des genres entre capital, médias et politique, tandis que ses soutiens saluent une tentative de rééquilibrage face à d’autres grands groupes privés déjà très présents dans l’information. Au-delà des postures, l’offensive Pigasse pose une question centrale : quel pluralisme pour les médias français à l’approche de 2027 ?
Un parcours de banquier devenu acteur médiatique
Né en 1968 à Clichy, passé par la haute fonction publique, Matthieu Pigasse s’est fait un nom comme banquier d’affaires, notamment chez Lazard, avant de rejoindre Centerview Partners. Spécialiste des grandes opérations de fusions-acquisitions, il a conseillé des États et des groupes internationaux, construisant une fortune et un carnet d’adresses qui nourrissent aujourd’hui ses projets médiatiques.
Parallèlement à ce parcours financier, il investit dès la fin des années 2000 dans la presse et la culture. En 2009, il crée la holding Les Nouvelles Éditions indépendantes, devenue en 2021 le groupe Combat, qui agrège progressivement plusieurs médias et festivals.
Combat contrôle aujourd’hui notamment le magazine « Les Inrockuptibles », Radio Nova et le festival Rock en Seine, et se positionne aussi dans la production audiovisuelle avec Mediawan, cofondé en 2015.
Pigasse a, par ailleurs, été un acteur clé de la recapitalisation du « Monde » en 2010, aux côtés de Xavier Niel et de Pierre Bergé, avant de réduire sa participation au profit de Niel en 2022. Ce maillage serré entre presse écrite, radio, événements et production illustre une stratégie d’influence structurée sur le long terme.
Une « bataille culturelle » assumée
Depuis plusieurs mois, le banquier ne cache plus la dimension politique de son engagement. Au micro de France Inter en janvier, il a expliqué vouloir « peser le plus possible sur la présidentielle de 2027 », sans exclure explicitement une candidature : « Je n’exclus jamais rien », selon Le Figaro. En juin 2024, il avait déjà appelé à voter pour le Nouveau Front populaire après la dissolution de l’Assemblée par Emmanuel Macron,
Pigasse revendique un affrontement frontal avec le Rassemblement national, qu’il décrit comme un « enjeu central » de son action, en insistant sur la nécessité d’une gauche unie et fidèle à ses valeurs. Le nom même de son groupe, Combat, se veut le symbole de cette confrontation, notamment face aux médias détenus par le milliardaire Vincent Bolloré, comme CNews, Europe 1 ou le JDD.
Dans un récent entretien sur France Inter, il estime que « tout [l’]oppose » à Vincent Bolloré sur le plan idéologique, tout en reconnaissant partager avec lui le choix d’investir massivement dans les médias. Cette posture lui vaut le soutien d’une partie de la gauche intellectuelle et culturelle, qui y voit un contrepoids à des groupes jugés conservateurs.
D’autres voix, y compris à gauche, redoutent cependant que la réponse à la concentration médiatique par une autre concentration ne fasse qu’alimenter la polarisation du débat.
Un projet de chaîne d’info et des critiques sur l’influence
Dernier jalon en date : le projet de « chaîne d’info en continu de gauche » sur la TNT, qu’il présente comme un « combat essentiel » dans un paysage télévisuel dominé par quelques grandes marques d’information. Cette future chaîne serait portée avec des partenaires politiques et médiatiques, dans la perspective de 2027. Pigasse y voit un outil supplémentaire pour toucher un public plus large que celui des lecteurs de presse écrite ou des auditeurs de radio.
Ce projet nourrit toutefois les critiques de responsables politiques et de concurrents, qui dénoncent une instrumentalisation de l’information au service d’un camp. Certains pointent le risque d’un glissement vers une logique de chaîne d’opinion, là où les règles de pluralisme du régulateur imposent une vigilance accrue en période préélectorale. Des interrogations existent aussi sur le financement de ce nouvel acteur, dans un contexte de fragilité économique pour l’ensemble du secteur.
De son côté, le Rassemblement national reproche à Matthieu Pigasse de chercher à verrouiller l’espace médiatique contre lui, en parlant d’un milliardaire qui « attaque le RN uniquement pour défendre son business ». Ses partisans rétorquent que l’homme d’affaires ne fait que jouer à armes égales avec d’autres groupes privés déjà très présents dans l’audiovisuel. Entre influence assumée et exigence de pluralisme, le débat autour du « système Pigasse » devrait s’intensifier à mesure que se rapprochera l’échéance de 2027.
Gaspard Lignard pour The Epoch Times.




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