Affaire Zemmour : Elisabeth Lévy y cherche du positif …

Publié par le 18 Mai, 2020 dans Blog | 2 commentaires

Affaire Zemmour : Elisabeth Lévy y cherche du positif …

« Le verbe aura le dernier mot »

C’est le titre du dernier édito d’Elisabeth Lévy paru dans le magazine de qualité qu’elle dirige : Causeur.

Elle y parle de notre retour à la vie presque normale après le début de déconfinement et elle aborde aussi le sujet de l’agression verbale dont a été victime Eric Zemmour.

Visiblement, l’édito a été publié avant qu’à nouveau soit pris à parti le polémiste de manière plus légère, cette fois, par une femme musulmane voilée. Car Elisabeth Lévy n’en fait pas mention.

On peut légitimement s’interroger sur la sécurité autour du polémiste. Espérons que ces agressions contre lui ne donneront pas d’idée à quelques extrémistes plus déterminés …

Parlant de la première agression, Elisabeth Lévy sous-titre son article d’une manière peu politiquement correcte :

On peut vivre-ensemble mais pas avec n’importe qui

Voici un extrait de son édito :

Éclair de lucidité

Aussi étonnant que cela semble, la dernière affaire Zemmour offre pourtant des raisons d’espérer.

Rappelons les faits, d’ailleurs microscopiques – une agression verbale comme il s’en produit des dizaines, contre le journaliste et bien d’autres. Le 30 avril, Alex, un jeune homme d’origine maghrébine, qui parle le racaille dans le texte, le croise à la sortie d’un magasin, chargé de deux sacs de courses et le suit en l’insultant et en se filmant. Plus tard, il diffuse la vidéo sur Snapchat en se vantant d’avoir, hors caméra, craché sur le journaliste. Et lâche cette pépite : « Il est trop fort en débat, qu’est-ce que vous voulez faire à part l’insulter sa mère. Alors je l’insulte sa mère. » CQFD

Qu’Alex soit remercié pour cet éclair de vérité. Son aveu expose en pleine lumière l’imposture, peut-être la tragédie du vivre-ensemble. Pour vivre ensemble, il faut un langage commun et, avec une partie (minoritaire, mais bruyante) des enfants d’immigrés, il n’y a pas de langage commun parce qu’ils n’ont plus l’usage d’aucun langage. Le seul qu’ils connaissent, c’est « j’insulte sa mère ». Ce constat n’est certes pas réjouissant, mais la lucidité est la condition du sursaut. Même le plus angélique des sans-frontiéristes ne peut plus affirmer qu’Alex est une chance pour la France. On peut vivre-ensemble, mais pas avec n’importe qui.

Divine surprise

La nouveauté, et elle est de taille, est qu’au lieu de susciter une bataille rangée ou une chasse à l’homme contre notre camarade et confrère, l’agression a créé un consensus inédit en sa faveur. Certes, la gauche insoumise et les médias publics ont brillé par leur silence. Et le très prévisible Claude Askolovitch a écrit dans un de ces textes entortillés dont il a le secret que Zemmour et son agresseur étaient les deux faces d’une même médaille.

Claude Askolovitch qui pense que Zemmour a récolté ce qu’il a semé !

Cependant, on n’a pas entendu les pleureuses de gauche soutenir que l’insulteur était une victime et l’insulté un provocateur. Au contraire, beaucoup de beaux esprits de la gauche convenable et de la droite modérée, la Licra, et même des féministes comme Caroline Fourest et Marlène Schiappa ont apporté leur soutien à l’éditorialiste dont ils ne partagent pas les idées. « Cet idiot s’est craché dessus et nous salit tous », déclare Fourest. Cerise sur le gâteau, le parquet a ouvert une enquête pour « violences » et « menaces ». Cette conversion générale au pluralisme et aux vertus du débat à la loyale est une divine surprise. Il est vrai qu’Emmanuel Macron a donné l’exemple en téléphonant longuement à Éric Zemmour. Ce faisant, il a joué son rôle constitutionnel de garant de la liberté d’expression, même si sa propension notable à discourir sans agir fait douter de la solidité de cette garantie.

Le plus amusant, et le plus édifiant, c’est que, devant le tollé et peut-être la menace de poursuites pénales, le rouleur de mécaniques se soit totalement déballonné. Dans une deuxième vidéo, il bafouillait piteusement qu’en réalité, il n’avait pas craché sur Zemmour et que d’ailleurs il n’aurait pas dû l’insulter. C’est peut-être le début de la sagesse. C’est aussi la preuve que le langage de la force paie – et évite souvent d’y recourir. Avoir un cerveau ne dispense pas de montrer ses muscles. Encore faut-il être prêt à en faire usage.

Elisabeth Lévy pour Causeur.

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2 Réponses à “Affaire Zemmour : Elisabeth Lévy y cherche du positif …”

  1. Remercions l’éducation nationale pour la richesse du vocabulaire, la précision de la grammaire et la profondeur de la pensée qu’elle donne à ces chères têtes blondes, brunes ou crépues.

  2. Bon, c’est Alex, alors ?

    Encore un prénom d’emprunt, comme il est dit dans les journaux qui pensent bien, ou bien encore la formule qui sert à tout :  » le prénom a été changé ».
    Car si l’agresseur de Zemmour s’appelle Alex, je veux bien m’appeler Alain Delon ( et pourquoi pas, après tout…)

    S’agissant du dénommé Askolovitch, cafard déguisé en publiciste, je suis catégorique : une ordure idéologique !

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