Jamais les médiocres n’ont eu autant de chances d’être élus président de la République qu’en mai 2027 !
Car il est certain qu’on ne trouvera pas président plus toxique pour les Français que Macron !
Macron a atteint un tel niveau de détestation que n’importe qui, par comparaison, apparaitra comme plus acceptable.
N’importe qui … Même Flanby, le président normal !
Il est vrai que contrairement à Macron, Hollande n’a jamais été soupçonné de mépriser les Français à ce point et de travailler assidûment à la destruction de la France.
Voici un article de Boulevard Voltaire qui décrit ce retour en grâce de François Hollande
que l’on peut résumer par l’extrait suivant :
Quel mal terrible Macron peut-il bien avoir fait à la France pour que la présence de François Hollande ait quelque chose de réconfortant ?
Flanby nostalgie, quand tu nous prends !
Hollande nous avait fait regretter Sarkozy, et voilà que Macron arrive à nous faire regretter Hollande.
Il y a des jours, comme ça, où une profonde lassitude peut saisir l’observateur de l’actualité. Le combat des idées y semble soudain moins pertinent, la certitude de vaincre s’éloigne inexorablement, et au-delà d’une éventuelle rage, c’est une tristesse qui vous serre le cœur, comme celle de voir un être cher qui décline et s’enfonce dans la nuit de la conscience.
Cette semaine, le classement de juillet des personnalités préférées des Français, réalisé par IFOP-Fiducial, contient une surprise de taille qui fait tomber une grisaille spirituelle sur la perspective, pourtant douce, des cafés en terrasse et des bains de mer. Derrière Michel-Édouard Leclerc, le Mazarin des épiceries, l’homme qui n’en finit pas de faire de la politique pour dire qu’il n’en fait pas, on trouve une surprise de taille : le deuxième homme du classement est … François Hollande.
Monsieur Normal, le retour
On songe d’abord à un homonyme. Un sportif, un présentateur télé, un spécialiste des causes humanitaires. Mais non : c’est bien lui. Monsieur Normal. « Moi Président ». Celui que les chansonniers appelaient Flanby et à qui Carla Bruni donna, dans une cruelle chanson, le surnom de « pingouin ». Les Français, qui votèrent pour lui par défaut, face à un Sarkozy qu’ils adoraient détester, le méprisèrent rapidement. Empoté, trop sous-préfectoral pour un pays que l’on dit monarchique, trop médiocre pour un pays habitué au gaullisme et ayant la nostalgie de la grandeur, François Hollande fit de la peine, au bout de quelques mois. Le scooter de la rue du Cirque, les trombes d’eau sur l’île de Sein, le ridicule du personnage qui se voulait sérieux, l’affaire Leonarda … Et puis, il y avait ses phrases, aussi. L’homme qui, paraît-il, avait, en privé, un sens de l’humour redoutable enchaîna les platitudes et les bêtises. Dans les platitudes : l’attentat du Bataclan pour lequel il ne trouva rien d’autre à dire que « c’est une horreur ». Dans les bêtises, cette perle, typiquement dans le goût d’une gauche française droguée à l’assistanat :
C’est pas cher, c’est l’État qui paie.
Cinq longues années. Cinq années de ministres socialistes, sortis de la nuit rosâtre des morts-vivants du mitterrandisme tardif. Pour faire oublier le chômage et la pauvreté, on dégaina le mariage pour tous. Pour évacuer la faiblesse de l’État dans des banlieues déjà perdues, on envoya l’armée au Mali. Après avoir joué avec l’idée de renverser Bachar el-Assad, Monsieur Normal finit par se rendre compte que c’était plus urgent de bombarder Raqqa pour éradiquer Daech. Un carnage, de bout en bout – pas un carnage grandiose et plein d’éclat, non, un de ces suicides à petit feu que la toute récente loi française remplacera désormais par une bonne vieille piqûre.
Dernier clou sur le cercueil : en 2017, François « Normal » Hollande fut dans l’incapacité de se représenter, avec une cote de popularité qui tutoyait la fosse des Mariannes. Emmanuel Macron, jeune et malin, se servit du cadavre de la gauche comme d’une planche de surf. Hollande se retira dans sa thébaïde corrézienne, par la terrasse de laquelle Julie Gayet contemplait le peuple, dans une vidéo devenue célèbre. Et puis, il fut élu député. La vie politique est dure, mais la gamelle est sûre, à condition de ne pas faire grand cas de sa fierté personnelle. Ça tombait bien : François Hollande n’avait jamais eu de ces velléités ascétiques que l’on prêtait jadis aux Romains de la haute école.
Aujourd’hui, il laisse planer le mystère sur une éventuelle candidature pour 2027.
Quel mal terrible Macron peut-il bien avoir fait à la France pour que la présence de François Hollande ait quelque chose de réconfortant ?
Sénilité bien française, qui nous avait fait regretter Sarkozy sous Hollande, et nous fait regretter Hollande dans les derniers mois de la décennie macronienne. Espérons que le baromètre du mois d’août chassera ces mauvaises pensées …
Arnaud Florac pour Boulevard Voltaire.




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