Décidément, le pauvre Boualem Sansal n’en finit pas de faire les frais du sectarisme de la gauche et de ses médias.
Durant sa détention dans les geôles algériennes, la presse de gauche a brillé par son absence et son silence, montrant, une fois de plus, que son idéologie était bien plus forte que le respect des « Valeurs de la République » qu’elle évoque pourtant en permanence.
La gauche ne soutient pas un écrivain innocent, prisonnier politique dans une dictature, sous prétexte qu’il est critique sur l’islam et dénonce l’islamisation de la France.
Une fois libéré de sa prison, on aurait pu penser que toute la presse se réjouirait … Au lieu de cela, Boualem Sansal fut l’objet d’une infâme campagne de la presse de gauche.
Et voila que le malheureux écrivain est maintenant au centre d’une nouvelle polémique après le licenciement d’Olivier Nora, le directeur des éditions Grasset sous contrôle de V. Bolloré.
Pendant plus d’une semaine, les médias de gauche, l’audiovisuel public en tête, se sont déchainés contre l’empire Bolloré en hurlant à la purge politique.
Jusqu’à ces dernières années, la droite était totalement soumise au magistère moral de la gauche. Dans une telle affaire, la droite aurait fait silence, la tête baissée devant les insultes pleuvant de la presse de gauche.
Mais avec Vincent Bolloré, tout cela est bel et bien fini !
On avait déjà observé, durant les auditions de Vincent Bolloré devant la commission sur C8 et, plus récemment, devant la commission Alloncle, qu’il ne cachait rien de ses convictions qu’il confirmait avec calme, sérénité et une grande classe.
Vincent Bolloré poursuit ce qu’on pourrait considérer comme une campagne de réhabilitation de la droite patriote. Il a pris lui-même la plume dans le JDD pour donner sa version de « l’affaire » Grasset avec notamment ce très court extrait qui résume tout :
Pourtant, le départ d’Olivier Nora qui dirigeait Grasset et ses 38 salariés (sur 33 000 que compte le groupe Lagardère…) provoque un bruit médiatique extraordinaire, un « séisme » affirment certains médias. Comment est-ce possible ? Alors que la situation financière et sociale de millions de Français est, elle, actuellement réellement préoccupante, comment cette affaire peut-elle faire tant de vacarme ?
Et, dans le JDD, ça décoiffe grave !
Notamment quand on apprend qu’Olivier Nora venait d’augmenter son salaire de 22,5 % – pour atteindre plus d’un million d’euros par an, alors que Grasset voyait son bénéfice divisé par 2 !
Quelle entreprise peut survivre quand le salaire de son plus haut dirigeant atteint 1,7 fois son bénéfice ?
Voici donc la réponse du « berger » Bolloré à la « bergère » germanopratine :
« Affaire » Grasset : la réponse de Vincent Bolloré
Mis en cause à titre personnel après le départ d’Olivier Nora, Vincent Bolloré réagit.
Bien que n’ayant aucune fonction chez Hachette mais étant qualifié par certains, responsable d’un « séisme », il me paraît intéressant de résumer ce que j’ai appris sur ce sujet. Le 6 juin prochain, la maison Grasset aura la joie et l’honneur de sortir le nouveau livre de Boualem Sansal qui débarquera en librairie à cette date. Le dirigeant de Grasset voulait le sortir à la fin de l’année – ce qui était contraire à la volonté de la direction Hachette, qui est le réel propriétaire de Grasset. En entreprise comme en démocratie, la majorité décide in fine…
Ce différend a eu lieu sur fond de performances économiques de la Maison Grasset très décevantes :
le chiffre d’affaires, qui était de 16,5 millions d’euros en 2024, est descendu à 12 millions en 2025 et le résultat opérationnel, qui était de 1,2 million d’euros en 2024, a diminué de moitié pour ne représenter plus que 0,6 million en 2025.
Pendant ce même temps :
la rémunération annuelle d’Olivier Nora est passée de 830 000 euros à 1,017 million d’euros, et cette rémunération payée par Hachette n’a été facturée que pour moitié à Grasset, améliorant ainsi les charges apparentes de Grasset et donc son résultat ainsi présenté.
Pourtant, le départ d’Olivier Nora qui dirigeait Grasset et ses 38 salariés (sur 33 000 que compte le groupe Lagardère…) provoque un bruit médiatique extraordinaire, un « séisme » affirment certains médias. Comment est-ce possible ? Alors que la situation financière et sociale de millions de Français est, elle, actuellement réellement préoccupante, comment cette affaire peut-elle faire tant de vacarme ?
Simplement parce que cela touche une petite caste qui se croit au-dessus de tout et de tous et qui se coopte et se soutient, et qui, grâce à sa capacité de fracas médiatique, fait peur à beaucoup. Cela n’empêchera pas, heureusement, les dirigeants de Hachette de prendre les mesures de gestion normales et de bon sens !
N’ayons pas peur ! Grasset continuera et ceux qui partent vont permettre à de nouveaux auteurs d’être publiés, promus, reconnus et appréciés. J’aime depuis mon enfance et grâce à ma famille profondément la littérature et suis attaché à aider ses auteurs à pouvoir être diffusés. Quant aux attaques concernant mon « idéologie », je le rappelle une fois de plus : je suis chrétien démocrate et les dirigeants de Hachette continueront à publier tous les auteurs qui le souhaitent.
Vincent Bolloré pour le JDD.




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