Avec Macron, je me suis bien planté !

Publié par le 31 Août, 2018 dans Blog | 19 commentaires

Avec Macron, je me suis bien planté !

Oui, je l’avoue, j’ai cru un moment à Macron !

Et j’ai bien senti, dans vos commentaires, que certains d’entre vous ne partageaient pas ma « foi » …

J’ai parfois trouvé certains d’entre vous durs voire injustes envers Emmanuel Macron. Ils avaient vu juste !

Et aujourd’hui, je suis forcé de le reconnaître : je me suis bien planté !

En fait, j’ai traversé trois phases :

  • La phase 1 : Emmanuel Hollande,
  • La phase 2 : Laissons lui faire ses preuves,
  • La phase 3 : Emmanuel Hollande – saison 2 !

Phase 1 – Emmanuel Hollande

Cette phase a correspondu à la campagne présidentielle où je ne voyais en Macron que le conseiller économique puis le ministre de l’économie de François Hollande.

Il partageait donc , avec Normal 1 er, la lourde responsabilité de la calamiteuse politique économique qui vit le plus grand choc fiscal de la V ème République et l’assassinat de la croissance française.

Voici les illustrations de l’époque :

Puis vint la terrible affaire Fillon qui offrit à Emmanuel Macron un boulevard jusqu’à l’Elysée. Ce fut un coup de tonnerre dans le ciel politique français qui laissa les partis classiques de gouvernement (PS, Les Républicains) tétanisés et les électeurs de droite désespérés.

Phase 2 – Laissons lui faire ses preuves …

Les débuts du nouveau quinquennat firent illusion car ils furent jugés en comparaison avec le mandat de François Hollande.

On vit très vite la naissance de Jupiter qui, à la satisfaction quasi générale, rehaussa la fonction présidentielle à un niveau bien dégradé par son prédécesseur.

Vinrent ensuite des réformes que François Fillon et la droite en général n’auraient pas reniées comme par exemple la révision du Code du travail et surtout la réforme de la SNCF à laquelle aucun gouvernement n’avait encore osé s’attaquer.

Six mois après l’élection d’Emmanuel Macron, je mettais encore certains espoirs dans sa politique.

La composition du gouvernement qui incluait presque la moitié de ministres issus de la société civile me paraissait rompre avec les pratiques précédentes et permettre de changer la façon de faire de la politique.

La présence d’un Jean-Michel Blanquer à l’Education nationale fut pour moi un point extrêmement positif après la sectaire Vallaud-Belkacem !

Mais il me fallut progressivement déchanter …

Phase 3 : Emmanuel Hollande – saison 2

Crédit illustration : KAK pour l’Opinion

Mais, si dans la forme, Macron se distinguait fortement de Hollande, petit à petit, les travers  de ce dernier ont percé sous son successeur !

Et ce fut un deuxième choc fiscal, moins brutal mais plus insidieux, qui fut infligé aux Français. D’ailleurs plus par l’augmentation des taxes (tabac, essence, etc) que par l’augmentation des impôts.

Mais le pire fut que la baisse des dépenses publiques – la mère de toutes les réformes à faire en urgence – fut repoussée aux calendes grecques !

Là-dessus se greffa une communication désastreuse qui fit endosser à Emmanuel Macron le costume – déshonorant en France – de président des riches !

Imposer une augmentation de 25 % de la CSG aux retraités en même temps que supprimer une partie de l’ISF était une faute de communication majeure.

Nota : je viens de supprimer ici le faux tweet d’Aurore Bergé que m’avait abusé ! (avec toutes mes excuses )

Et récemment, Emmanuel Macron laisse annoncer le gel des pensions de ces mêmes retraités ! Mais où est passé le Macron à l’intelligence supérieure et complexe ?

Voici d’ailleurs ce que pensait son ministre du budget, Gérard Darmanin,  quand le gouvernement de Hollande gelait le montant des retraites :

Trahison ? Mais qui est le traitre à son camp ? Sinon Darmanin ?
Mais aussi Bruno Le Maire et Edouard Philippe et les « Constructifs »!

La déception vint également des pratiques politiques d’Emmanuel Macron et de la République en marche qui prouvèrent que son nouveau monde était pire que l’ancien !

En conclusion …

Oui, après le quinquennat de Nicolas Sarkozy stoppé net par la crise de 2008, et le désastreux mandat de Hollande, nous avions tous besoin de croire à quelque chose ou en quelqu’un après le scandale de l’élimination politico-judiciaire de François Fillon.

La jeunesse, le dynamisme d’Emmanuel Macron pouvait représenter un espoir mais l’échec de cette expérience « ni de droite ni de gauche » est désormais programmé !

Et c’est très grave car la gauche est morte et la droite est moribonde !

Qui va ramasser la mise quand Macron aura été renvoyé à la banque Rothschild ? Les extrêmes ? Mais alors ce sera une véritable catastrophe économique !

Oui, je sais, je ne suis pas gai ce matin !

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19 Réponses à “Avec Macron, je me suis bien planté !”

  1. Richard Mauden dit:

    Ben voyons ! Il n’est jamais trop tard pour reconnaître ses erreurs !

  2. Non, simplement le prochain / la prochaine suppôt d’Attali. Heu pardon, lapsus… Suppôt de satan (et non, je ne parle pas de DBZ)

  3. Rassurez-vous Christian, vous n’êtes pas le seul, moi aussi, sans avoir voté pour ce type, au début j’ai cru que ça irait mieux.

    Il faut dire à notre décharge que faire pire que le gros lard c’était difficile. Et non ! On a encore pire. Ce n’est pas joyeux tout ça.

    Et comme je vous disais dans un sujet précédent, on n’est pas près de voir la vraie droite au pouvoir avec les journaleux d’extrême gauche qui gouvernent le pays.

    • meme ressenti que vous Corinne, avec le sentiment que wauquiez doit compter non seulement avec l’ensemble des medias contre lui mais egalement avec « les amis » de droite qui aimeraient tellement lui faire boire le bouillon comme ce fut le cas pour Fillon…on ne se méfie jamais assez de « ses amis ».

  4. Dites donc,Christian,il ne fallait pas être grand clerc,tout de même,pour savoir depuis le début que Macron était ce tocard que les retraités regrettent d’avoir élu,aujourd’hui.

    Personnellement,après le coup d’Etat contre Fillon mené sous les auspices de la justice et de la presse et un matraquage de propagande de tous les instants en faveur de Macron,indigne d’une démocratie,que je n’avais jamais vu dans une élection jusque là,je ne me faisais aucune illusion et je me suis préparé à compter les jours du quinquennat de Macron,avec le même accablement que j’avais mis pour le faire avec celui de Hollande 🙂

  5. Article pertinent, toutefois, le tweet de Bergé que vous reprenez est un faux (le journal de l’Élysée est un compte parodique). Je vous concède qu’il devient difficile de reconnaître le vrai du faux actuellement.

  6. Eh bien moi pour changer je crois a la ( vraie) droite comme d’habitude.

  7. Macron avait toutes les planètes alignées : une solide majorité au parlement, une opposition laminée, et des syndicats qui étaient tétanisés ! quel dommage d’être passé à côté … On reste dans la comm’ avec des effets d’annonce prometteurs, puis pschitt quand arrive la réforme, plus rien !

  8. Marie COGNET dit:

    Et oui, on a été quelques-uns à ne pas se laisser avoir par la poudre de perlimpinpin de Macron, merci Suzanne ! J’ai toujours pensé que, Macron ayant été lancé par Hollande et étant son héritier, ce quinquennat ressemblerait malheureusement au précédent : baisse des dépenses publiques indispensable jamais faite, inconscience face à la menace terroriste, hausse des taxes et impôts… et vous verrez la mauvaise surprise à l’automne quand vous recevrez votre avis de taxe foncière car elle va fatalement être augmentée pour palier la suppression de la taxe d’habitation (comme rien n’est encore annoncé officiellement, on en est réduit aux conjectures)…

    S’agissant de l’éducation, malgré la volonté bienvenue de remettre la lecture, les dictées et les langues anciennes au centre de l’enseignement, Parcours Sup s’avère aussi désastreux que le système précédent et force est de constater que, concrètement, les choses peinent à changer.

    Quant à redorer la fonction présidentielle, l’affaire Benalla et la Fête de la Musique ont montré qu’il n’en était rien. Dans l’esprit de la Constitution de la Vème République, le président est censé être un arbitre, « au-dessus de la mêlée », soucieux de l’intérêt général et de l’intérêt de la France, c’est à cela qu’il faudrait revenir, mais ne rêvons pas…

  9. Cela fait six ans que je ronge mon frein…
    Six mois avant les élections de 2012, je savais qu’Hollande serait élu et vu le profil du bonhomme, on pouvait raisonnablement se douter, à quelques nuances près, de la nature de son quinquennat.
    Ce que je ne prévoyais pas, c’était qu’il nommerait une idéologue fanatique à la justice et qu’il serait confronté à des attentats islamistes massifs, mettant en exergue l’incompétence de son ministre de l’intérieur – je ne prévoyais pas non plus son piteux renoncement.

    Mais, là, avec Macron, c’est de l’inédit, du hors sol, à croire qu’il a été créé dans quelque laboratoire par des apprentis sorciers …

    L’élection présidentielle à la française est devenue l’élément le plus inutile et le plus nuisible de la politique française : tous les cinq ans, maintenant, un bateleur d’estrade arrive pour faire aux Français des promesses mirobolantes : un nouveau monde ici, une république irréprochable là, un réenchantement du rêve français etc.. et le comble, à chaque fois, c’est que ça marche et que les électeurs, pas dégoûtés, en redemandent !

  10. Désolé, mauvaise touche: c’est bien mon commentaire juste au dessus.
    Rendons à César ce qui lui appartient 🙂

  11. Je suis globablement dans le même cas que Christian, bien que je n’ai pas voté Macron mais blanc au 2e tour, écoeuré par le casse démocratique de l’affaire F. Fillon.

    Il reste encore pas mal de chemin avant que Macron n’atteigne le niveau de détestation quasiment physique que j’ai ressenti pour Flamby 1er. Il demeure encore dans mon esprit quelques différences, de plus en plus ténue certes : Hollande a tout fait à contresens dès le début par anti-sarkozysme là où son successeur a semblé attaquer par un peu plus de bon sens sur certaines réformes. Hollande m’a matraqué fiscalement en tant que « famille », Macron pas encore (mais pas forcément le cas de tout le monde je le concède). Et Belkacem, Taubira, Peillon, Duflot pour ne citer qu’eux ont disparu, je n’ai pas encore trouvé d’épouvantail à la hauteur chez Macron (Castaner, Schiappa & Co sont des pitres à côté d’une Taubira réellement dangereuse par son idéologie)

    Maintenant, avec un an de recul, on peut clairement constater que ce président et ce gouvernement (malgré la fausse caution des clowns Le Maire et Darmanin)est clairement un gouvernement de GAUCHE sociétalement et de centre-GAUCHE (ou socialiste mou) économiquement. Certes pas marxiste évidemment, mais la gauche n’est pas réductible à ses extrême.

    Il est de plus en plus criant que le parti « En Marche » n’est qu’une opération magnifiquement réussie de recyclage de cadres et élus issus du PS qui étaient promis à une raclée éléctorale en 2017 avec la victoire prévue de la Droite.

    Et dans les faits :
    – réduction homéopathique de la dépense publique, bien loin de l’ambition (modeste) annoncée de 120 000 postes en moins dans la fonction publique ==> socialisme
    – maintien (?) contre l’évidence du projet stupide et mal ficelé de prélévement à la source décrété par Mou 1er et dont l’agenda caché était la fusion avec la CSG pour spolier les cadres et classes « aisées » ==> socialisme
    – suppression de la taxe d’habitation non financée, qui sera à la charge des « salauds » de propriétaires et résidents secondaires qui préférent passer leurs vacances dans nos provinces plutôt qu’aux Bahamas ==> socialisme
    – rumeurs récurrentes d’impôt sur les « revenus locatifs fictifs » pour les propriétaires ==> encore socialisme
    – un autre ballon d’essai récemment entendu : faire payer aux entreprises les arrêts maladie courts ! Incroyable. ==> toujours socialisme.
    – enfin : ce que je trouve peut-être le plus grave sur l’économie. La fin programmée des systèmes assurantiels dits bismarckiens où les cotisations ouvrent des droits en proportion de ce qui est cotisé (chômage, retraites), au profit de systèmes dits beveridgiens financés par l’impôt progressif et où la prestation versée n’est que de la solidarité – à terme tout le monde finissant par recevoir le même montant. C’est ce qui se passe avec le « débat » sur l’indemnisation chômage des cadres : le basculement d’une cotisation vers la CSG (impôt) ne justifie plus le maintien d’un plafond élevé pour les cadres au chômage. Et c’est un mouvement continu « à cliquet » qui n’est pas prêt de s’arrêter. Différentiel tous les ans de progressions des retraites « aisées » vs « modestes », rabot du quotient familial qui un jour sera remplacé par un chèque identique pour tous, etc… Il n’y a pas de limite à l’égalité.

    Je continue la liste avec 2 sujets, mais on pourrait disserter encore longtemps :
    – la déliquance et les prisons : aucune correction, même mineure, des désastreuses lois Taubira. Révision en forte baisse des projets de construction de nouvelles prisons là où la France est très loin des moyennes européennes, la situation désastreuse, et nombre de peines non éxécutées faute de place. Aucune volonté sur le sujet, on dirait qu’il n’existe pas.
    – les migrants. A voir faire semblant d’être à la fois humain et ferme, il finit par faire mal les deux. Et laisser pourrir la situation. Finalement j’arrive à être d’accord avec Yann Moix sur ce point, bien qu’étant sur l’option complètement opposée à celle que lui souhaiterait voir appliquée.

    J’ai bien du mal à comprendre l’admiration aveugle que continuent de lui porter certains – dont d’ex-« de droite ».

    Et je désespère en lisant les sondages, qui face aux difficultés de Macron, laissent apparaître en hausse Mélenchon et les insoumis, quand la droite (molle ou dure, fausse ou vraie, comme vous voudrez) reste tout en bas.

    Finalement, l’espoir viendra peut-être de Normal 1er. Imaginons : candidat en 2022, faisant 8% des voix, il prive Macron à 19% du 2e tour, dépassé par le candidat de droite à 20% qui affronterait MLP à 26%.

    • Totalement d’accord avec vous ! sauf pour le tout dernier paragraphe. Ce serait inespéré que la Droite revienne au pouvoir.

      Malheureusement les journaleux se feront un plaisir de démolir toute tentative de retour. C’est déjà fait : ils ont dans leurs cartons tout ce qu’il faut pour y arriver.

    • Effectivement, l’espoir pourrait venir d’une candidature de Normal 1er, privant Macron du 2ème tour, sauf dans l’hypothèse où Mélenchon ferait plus de 20%, ce qui n’est pas invraisemblable malheureusement, avec comme conséquence un second tour Mélenchon-Marine Le Pen.

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  1. Les caprices de Jupiter … | A droite fièrement ! - […] mon « article à succès » : « Avec Macron, je me suis bien planté ! » dans lequel vous vous êtes déchainés…

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