Black Lives Matter : un mouvement révolutionnaire ! (2)

Publié par le 10 Juil, 2020 dans Blog | 5 commentaires

Black Lives Matter : un mouvement révolutionnaire ! (2)

Voici la suite de la première partie du grand dossier consacré au mouvement Black Lives Matter par le Gatestone Institute :

Abolir l’hétéronormativité

Le programme politique de BLM stipule :

« Nous réfléchissons sur nous-mêmes et travaillons résolument à démanteler le privilège cisgenre [terme désignant les personnes dont l’identité sexuelle correspond au sexe qui leur a été attribué à la naissance] et à améliorer la situation des transsexuels noirs, en particulier des femmes transsexuelles noires qui continuent à être touchées de manière disproportionnée par la violence trans-antagoniste… »

Une étude universitaire intitulée « Le queering de Black Lives Matter » a décrit en détail comment BLM est passé progressivement des problèmes de brutalité policière aux problèmes d’identité et d’orientation sexuelles. La focalisation du mouvement sur les questions sexuelles a fait germer des accusations selon lesquelles BLM serait « un mouvement gay déguisé en mouvement noir ».

Deux des trois fondatrices de BLM se décrivent comme des « femmes noires queer ». L’une, Alicia Garza, est mariée à un homme transgenre biracial. Et Patrisse Cullors se décrit comme « polyamoureuse ». Dans l’interview après l’interview, Garza et Cullors soulèvent la question des « personnes noires trans et de genre non conformes », oubliant au passage la question de la brutalité policière.ne

Dans une interview accordée au New Yorker, Garza a déclaré qu’elle n’était pas intéressée par la tradition américaine du vivre et laisser vivre : « Nous ne voulons pas que les gens disent : « Eh bien, quoi que vous soyez, je m’en fiche. Non, je ne veux pas que tu t’en fiches. Je veux que tu me voies dans mon intégralité. »

Abolir le Capitalisme et le Système « Patriarcal »

BLM assimile le capitalisme au racisme de la même manière que ses cousins ​​Antifas assimilent le capitalisme au fascisme. BLM a repris à son compte l’idéede « capitalisme racial », un concept créé par feu Cedric Robinson, qui a tenté de démontrer que capitalisme et racisme sont pile et face d’une même médaille : les deux reposent, selon Robinson, sur l’esclavage, la violence, l’impérialisme et le génocide.

L’aile britannique de Black Lives Matter a déclaré : « Ce qui nous guide c’est la volonté de démanteler l’impérialisme, le capitalisme, la suprématie blanche, le patriarcat et les structures étatiques qui nuisent de manière disproportionnée aux Noirs en Grande-Bretagne et dans le monde. »

Le Movement for Black Lives (M4BL), un « écosystème » de plus de 170 organisations dirigées par des Noirs, dont BLM, déclare :

« Nous sommes anticapitalistes : nous croyons et comprenons que dans le système capitaliste racialisé mondial actuel, les Noirs n’atteindront jamais la libération. »

M4BL exige « que l’économie soit rebâtie pour instituer et garantir un droit de propriété collectif des communautés noires » et « une restructuration progressive des règles de la fiscalité au plan local, étatique et fédéral pour assurer une redistribution radicale et durable de la richesse ».

M4BL exige également des réparations pour les dommages passés et persistants :

« Le gouvernement, les sociétés responsables et toutes les institutions qui ont tiré profit des torts qu’ils ont infligés aux Noirs – du colonialisme à l’esclavage en passant par la nourriture et le logement, l’incarcération de masse et la surveillance – doivent réparer le mal qu’ils ont fait. Cela passe par :

« Un accès complet et gratuit pour tous les Noirs (y compris les sans-papiers et les personnes incarcérés) à l’éducation à vie ; un revenu minimum garanti ; des réparations pour la richesse extraite de nos communautés par le racisme environnemental, l’esclavage, l’apartheid alimentaire, les discriminations dans le logement et le capitalisme racialisé.

Les exigences du BLM et du M4BL sont similaires à celles du Manifeste communiste, qui comprennent :

« Abolition de la propriété foncière et réallocation des loyers en direction d’objectifs publics ; impôt sur le revenu strictement progressif ou graduel ; nationalisation des usines et instruments de production ; mise en culture des friches et amélioration des sols dans le cadre d’un plan global. »

Demande immédiate de BLM

Patrisse Cullors, co-fondatrice de BLM, a récemment confirmé que l’objectif immédiat de BLM était d’obtenir la démission du président américain Donald J. Trump :

« Non seulement Trump ne doit ne plus être en fonction en novembre, mais il doit démissionner dès maintenant. Il faut chasser Trump. Il n’est pas apte à exercer ses fonctions. Tous nos efforts doivent tendre à son départ. Parallèlement, nous allons continuer de faire pression sur Joe Biden pour qu’il remodèle ses politiques et reconsidère sa vision de la police et la criminalisation. Ce sont des choses importantes. Mais d’abord, il faut éjecter Trump. »

Évaluations du programme de BLM

Dans une interview accordée à Chanel Rion de One America News Network, le Dr Carol M. Swain, professeur d’université, spécialiste reconnue et membre du conseil consultatif de Black Voices for Trump, a déclaré :

« Il me parait évident que Black Lives Matter va au-delà de la cause noire, et qu’en réalité, ce mouvement promeut un programme socialiste et marxiste.

« Les Blancs sont tellement confus en Amérique. Je déteste le dire ainsi, mais je ne connais pas d’autre moyen : les Blancs veulent faire savoir aux Noirs qu’ils ne sont pas indifférents et ils pensent que la seule façon qu’ils ont de pouvoir le faire est de reprendre ce slogan en forme de profession de foi que les vies noires comptent de la même manière que toutes les vies comptent. Les vies blanches comptent, les vies marron comptent, mais le slogan, qui est un authentique manifeste, ne peut être séparé d’une organisation dont l’objectif est, du moins je le crois, profondément destructeur pour l’Amérique.

« Il est très faux de soutenir comme ils le font que le racisme est structurel. Si le racisme est une donnée permanente, alors nul ne peut rien y faire. Cette peau blanche devient une propriété qui signifie que les personnes qui naissent blanches ont un avantage naturel sur les Noirs.

« S’il existe aujourd’hui un racisme systémique, c’est le racisme qui affirme que les Blancs sont responsables de tous les maux du monde, que le racisme Blanc est permanent et que les Blancs n’ont qu’une seule façon de se racheter c’est de se débarrasser de leur blancheur. Cela implique de faire honte aux jeunes blancs : si vous avez la peau blanche, vous vous retrouvez dotés de tous ces privilèges blancs. Je soutiens qu’il existe un privilège noir, un privilège brun, qu’il s’agit en fait d’une question de classe sociale. Plus vite on cesse de tout analyser, y compris la brutalité policière, en termes de racisme, plus vite on peut rassembler tout le monde en tant qu’Américains.

« Nous sommes tous des êtres humains à l’image de Dieu. Black Lives Matter et Antifa et toutes les organisations de ce genre ne nous aideront pas à transcender le racisme et le classisme et tous les ismes qui les préoccupent. Il y a des choses qui peuvent être faites en faveur de la communauté noire, mais le plus important est d’aider les gens à réaliser à quel point les bonnes attitudes sont importantes. L’attitude qu’une personne adopte est plus importante que la race, le sexe et la classe sociale, c’est cette attitude qui va déterminer si cette personne va réussir ou pas. »

Josh Hammer chroniqueur et éditorialiste, pense que la gouvernance et le mode de vie américains sont menacés par des groupes comme BLM et Antifas :

« La gauche moderne, prise en tenaille par les anarchistes d’Antifa et les marxistes de Black Lives Matter, s’est positionnée comme un mouvement politique en décalage avec le régime américain. Au plan institutionnel, la direction du Parti démocrate a toutes les apparences d’un chien dirigé par la queue. Et cette queue est tenue en mains par des minorités comme Antifa et Black Lives Matter qui – dans les moments de grande franchise, certains le reconnaissent -, sont résolument hostile à l’idée même de l’Amérique. Il n’y a pas d’autre moyen de comprendre le désir ardent de ces insurgés qui, canalisant le pire de la révolution culturelle à la Mao, brûlent de défigurer s’ils le pouvaient et de démolir s’ils en avaient les moyens, les hommages sociétaux à l’homme qui a écrit la Déclaration d’indépendance (Jefferson) et à l’homme qui a concrétisé ses idéaux (Lincoln). On ne saurait mieux démontrer le dédain dégoulinant avec lequel la gauche considère l’ensemble du projet américain.

« Nous sommes au milieu d’une guerre civile froide entre les américanistes, fiers défenseurs et conservateurs du régime et du mode de vie américains, et les pyromanes civilisateurs qui cherchent à brûler ce régime et ce mode de vie dans l’éther. Oui, nous sommes dans un combat pour l’âme de l’Amérique – mais nous sommes aussi dans un combat pour l’Amérique elle-même. « 

Dans une partie II l’auteur examinera les influences idéologiques de BLM, ses activités et ses sources de financement.

Soeren Kern, Senior Fellow du Gatestone Institute de New York.

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5 Réponses à “Black Lives Matter : un mouvement révolutionnaire ! (2)”

  1. Je n’arrive pas à comprendre le fait qu’un ancêtre forcément lointain ait été un esclave puisse faire d’un individu une victime. Après tout, il suffit de travailler, de se donner de la peine pour échapper à un destin qui semblerait prédéfini.

    Je ne crois pas en la prédestination, je crois en l’individu libre de ses choix et non enfermé dans un schéma mental d’un autre temps.

    Nous avons là le vieux schéma marxiste de l’exploitant et de l’exploité, du dominant et du dominé, le vieux schéma de l’an Mil disant que le Seigneur nous avait assigné une place en ce monde et que chercher à en changer contrecarrait les desseins de Dieu.

    Dans un monde où les possibilités de s’élever sont conséquentes, rester bloquer sur le destin de ses ancêtres est inepte, après tout, beaucoup d’entre nous sont descendants de serfs.

    • c’est pourtant un argument que peux de gens contestent, tant l’idéologie de la repentance, et de la culpabilité a été gravée dans les esprits. Et cela permet à celui qui invoque ce prétendu traumatisme du passé, de justifier toute ses faiblesses, et d’imposer ses exigences ..
      C’est un procédé gauchiste classique de domination par la culpabilisation. Laissons passer, la réalité économique un peu brutale, devrait faire oublier un peu tout ça.

      • jacques boudet dit:

        Deux mille ans de civilisation blanche occidentale, que firent les peuples noirs?

        • Ce n’est pas la question. Les civilisations sont toutes différentes, de la chinoise à celle des cueilleurs-chasseurs, elles sont adaptées à un climat, à une population et à des lieux. Bien malin est celui capable de les hiérarchiser, même si je suis fier de la mienne.

          • jacques boudet dit:

            Le 13 février 1854, le commodore Perry –US Navy- qui commande sept navires de guerre mouille devant Edo- Tokyo, contraint le shôgun à ouvrir ses ports au commerce américain.

            Le 7 décembre 1941 le Japon coule la flotte américaine à Hawaii, pour ne capituler que le 8 mai 1945.

            Peuple de grand culture, de race homogène, refusant le métissage.
            En 87 ans des samouraïs au Zéro, nul n’égala depuis des millénaires.
            Banzaï, Banzaï, Banzaï!

            Le « blanc disparu », retour probable dans les arbres, quant à Gaïa !

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