Ce mot qui leur brûle les lèvres …

Publié par le 5 Oct, 2019 dans Blog | 14 commentaires

Ce mot qui leur brûle les lèvres …

Dès qu’est tombée la nouvelle de l’assassinat de 4 policiers dans le centre vital de la police française, nous avons été nombreux à immédiatement penser à un attentat islamique.

Le mot interdit est lâché ! « Islamique » !

Ce mot que répugnent à employer le pouvoir et les médias. De ce point de vue, l’attentat de la préfecture de police fut un cas d’école montrant la tétanisation de ces institutions dès que l’islam apparait dans le collimateur.

Dès le début de l’affaire, il a été révélé que le meurtrier s’était récemment converti à l’islam. Bien sûr, ça ne fait pas de lui un islamiste mais c’était déjà un indice qui aurait dû au moins rendre prudent le kéké qui fait office de ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, et lui éviter de clamer que « le meurtrier n’avait jamais présenté de difficultés comportementales ni le moindre signe d’alerte. »

Hier, convaincu que le gouvernement minimisait l’affaire et allait tenter de nous faire le coup du loup solitaire ou du déséquilibré, j’ai un peu suivi la progression des informations autant sur les réseaux sociaux que sur les sites d’information généraux.

Les médias mainstream se contentaient de relayer les propos officiels tandis que sur les réseaux sociaux des informations commençaient à filtrer.

Le site Actu7 a révélé que le meurtrier avait été convoqué par sa supérieure hiérarchique suite à son refus répété de serrer la main à ses collègues  femmes. Par prudence ou par idéologie, cette information ne fut pas reprise.

Du côté, de la justice, contre toute logique, il aura fallu presque deux jours pour que le Parquet terroriste se saisisse de l’affaire.

Pendant ce temps-là, Sibeth Ndiaye, la porte-parole du gouvernement mettait en garde contre « les élucubrations des réseaux sociaux » et précisait :

Ce n’est pas parce qu’on est musulman qu’on est terroriste. Donc le fait qu’on se convertisse à l’islam n’est pas un signe automatique de radicalisation. Il n’y a pas d’indication, contrairement à un certain nombre de fake news qui ont circulé sur les réseaux sociaux, sur une radicalisation éventuelle de l’auteur de ces assassinats donc l’enquête doit se poursuivre.

Et pourtant, plus le temps passe, plus les signes de radicalisation du meurtrier apparaissent clairement, notamment ses propos tenus après l’attentat de Charle Hebdo, tels que rapportés par Le Parisien :

Sur procès-verbal lors des premières investigations, un des collègues de Harpon a indiqué qu’après l’attentat de Charlie Hebdo qui avait fait douze morts en janvier 2015, ce dernier s’était écrié : « C’est bien fait ! ». Le 30 août de la même année, Harpon relayait sur Facebook un article jugeant que « la France est classée en tête des pays les plus islamophobes d’Europe »

D’après Le Parisien toujours, des policiers évoquent des pressions de la hiérarchie pour ne pas rendre public les alertes passées sur le comportement du meurtrier :

Le matin de l’attaque, Harpon aurait refusé d’embrasser les femmes, selon un policier. La conduite des premières heures d’enquête laissera des traces au sein des services de police.

Des policiers, sous couvert de l’anonymat, évoquent en effet des pressions sur des membres de la DRPP pour ne rien révéler des alertes passées sur le comportement de l’adjoint administratif.

Quelques-uns en ont fait état à la Crim’, refusant que leurs propos soient consignés sur procès-verbal.

Les autorités ont-elles cherché à minimiser la réalité ou, à tout le moins, retarder l’échéance de l’annonce d’un acte terroriste commis de l’intérieur ? Y a-t-il eu un problème de transmission de ces informations entre la DRPP, la PP et la place Beauvau ?

Une affaire extrêmement grave

Comment a t-il été possible qu’un homme, qui visiblement avait donné des signes, sinon de radicalisation, du moins de sympathie pour l’islam intégriste, ait pu être admis et surtout maintenu à un poste dans un service aussi stratégique que la Direction du Renseignement de la Préfecture de police (DRPP).

La lecture des missions de la DRPP donne froid dans le dos :

La DRPP a pour mission notamment de « lutter contre les extrémismes à potentialités violentes et le terrorisme, en particulier l’islamisme radical ». « Les investigations visent principalement à déjouer les projets d’attentats et à démanteler les filières d’acheminement des jeunes vers les zones de combat. Les recherches portent également sur le soutien logistique et financier que certains groupes ou individus sont susceptibles d’apporter à des structures terroristes et sur le prosélytisme en faveur du djihad exercé par certains.

Qui plus est, le meurtrier bénéficiait de l’habilitation Secret Défensela plus haute au sein de la police. Cette habilitation devait théoriquement montrer que cet individu ne présentait pas de problèmes de moralité incompatibles avec des fonctions de traitement d’informations sensibles …

En conclusion …

La tentative de minimiser cette affaire, le retard à saisir le Parquet terroriste, montrent que le pouvoir est tétanisé dès qu’il s’agit de mettre en cause un musulman.

Les médias mainstream sont à l’unisson dans cette « retenue » quand il s’agit de désigner grâce à un vocabulaire adéquat les vrais coupables.

On peut même se demander si, en d’autres temps, sans réseaux sociaux, cette affaire n’aurait pas été étouffée en qualifiant le meurtrier de simple « loup solitaire déséquilibré » !

C’est Eric Ciotti qui a tiré les bonnes conclusions de cette affaire :

Soit Christophe Castaner est un menteur quand il a nié toute alerte comportementale précédente du meurtrier, soit il est incompétent !

Dans les deux cas, Castaner ne doit-il pas démissionner ?

J’ajoute un article paru dans la Lettre patriote :

Des “déséquilibrés” qui commettent des attentats ? Même à gauche on n’y croit plus…

Rendons hommage à Julien Dray, un ancien du Parti socialiste qui se démarque largement du discours habituel …

Merci de tweeter cet article :





14 Réponses à “Ce mot qui leur brûle les lèvres …”

  1. Et après ces mensonges, sur ce sujet comme sur bien d’autres, nos bons maîtres se demandent pourquoi les théories du complot fleurissent en bouquets touffus.

    Qu’ils appellent un chat un chat, et un attentat terroriste un attentat terroriste. Le bon peuple ne croit pas un instant aux déséquilibrés égorgeurs. Tous les musulmans ne sont pas terroristes, mais tous les terroristes sont musulmans. Il y a du boulot pour séparer le bon grain de l’ivraie, et le laxisme ambiant n’aide certainement pas. Un individu qui refuse de serrer la main d’une femme doit être interrogé immédiatement, et ne pas recevoir juste une petite tape sur les doigts.

    Je suis d’accord, Castagner doit démissionner, il faut un flic à la tête de ce ministère, pas un clampin incapable.

  2. Christian 54 dit:

    C’est pis que cela : la direction de la Police, elle même, est directement responsable. Les pressions évoquées par certains sont inadmissibles.

    Dans un temps lointain, c’est à dire lorsque la France avait encore son honneur et une véritable politique sécuritaire, le comportement de Castaner, du gouvernement dans son ensemble et de la Direction de la Police aurait été qualifié d’un mot qui semble être inconnu des minables qui nous gouvernent : FORFAITURE !

    • Non pas « Forfaiture » mais « Haute Trahison ».. Cette affaire est un véritable scandale d’Etat et ce gouvernement dans son ensemble n’a plus aucune crédibilité!

    • Oui, un scandale d’état ! d’abord la hiérarchie qui a refusé de donner suite aux différents signalements faits depuis 2015, alors qu’une enquête de personnalité aurait permis de prendre des mesures preventives.
      Ils ont préféré détourner le regard, laisser faire, de peur que ça ne leur saute à la figure et qu’on leur demande des comptes ! en laissant à leur successeur le soin de traiter …ou non, le problème !
      Ensuite, le temps mis par l’exécutif, pour autoriser le parquet à évoquer du bout des lèvres, la possibilité d’un acte terroriste. Et les déclarations « apaisantes » et pleines de moraline de Castaner et Sibête, alors qu’ils avaient connaissance d’éléments plus que troublants, sont inacceptables !
      Les têtes des deux précités, sont un préalable. la suite c’est la refonte totale de la DRPP !

  3. Christian 54 dit:

    Je ne résiste pas à l’envie de vous en resservir une lichette. Dans Wikipedia, je viens juste de trouver ceci :

    « La forfaiture est le fait, pour un fonctionnaire, de commettre un crime dans l’exercice de ses fonctions[2].

    Ce terme, introduit en 1810 dans le Code Pénal (napoléonien), a été abrogé le 1er mars 1994 par le nouveau Code pénal (de Robert Badinter)[3]. Mais la qualité de fonctionnaire, d’agent public ou de personne investie d’une mission de service public entre toujours dans la définition de certaines infractions ou en constitue une circonstance aggravante.

    La haute trahison est la forme la plus grave de forfaiture. »

    Je trouve que le surnom dont Pierre Desproges avait affublé Badinter dans le Tribunal des flagrants délires, monsieur l’avocat le plus bas d’Inter est toujours, comme je le pensais alors, la meilleure définition de ce lamentable personnage.

  4. Il vaut mieux s’attaquer à Eric Zemmour, c’est moins dangereux pour les juges ou gouvernants.

  5. Cette nullité, abonnée aux « dance floors » et aux parties de poker va-t-il enfin  » être » démissionné, après avoir atteint son seuil d’incompétence ?

  6. Premièrement, la hiérarchie a du faire pression pour cacher ce qui ne pouvait l’être, je me remémore les propos du journaliste de « France Info » qui était envoyé spécial à la préfecture de Paris alors que le bilan n’était que de 2 morts dont l’auteur des faits, et un blessé grave:

    « c’est probalement un différent entre fonctionnaires de la préfecture ou un « pétage de plomb » d’un d’entre eux ».

    Lorsque depuis les studios, on lui parle d’attaque (même pas terroriste ni islamique), il réfute en insistant sur le fait qu’il laisse son interlocuteur responsable de ces dires et qu’on ne peut pas parler d’attaque proprement dit (il semble affolé que la rédaction ait prononce ce mot « interdit » comme si il allait se faire vilipender par son informateur).
    Qui à part un communiquant de la préfecture l’a mis en garde sur ce qui ne peut pas être prononcé à l’antenne?

    Deuxièmement, lorsque « Keke » prend la parole, le bilan est établi, le mode opératoire est connu, je ne peux pas imaginer qu’il n’ait pas pris les bonnes infos et même, si tel était le cas, il ne pouvait pas fermer des portes comme il l’a fait si ce n’était pour mentir ou orienter son discours.

    On n’a pas besoin d’un « Paco Rabanne » à l’intérieur !!!

    On ne peut plus cacher des choses aux citoyens sans alimenter la défiance des francais envers le gouvernement, les élus et même les institutions en général. C’était pourtant le premier objectif du « nouveau monde » que nous avait tant promis un certain « Manu », il scandait même que c’était « nôtre projet ».

    Au vu de ses interventions successives et trop souvent inexactes, fantasmatiques ou décalées de la réalité, cet énergumène doit démissionner de lui-même s’il lui reste une once de perspicacité et je pense que le Président, par son silence, en a pris conscience et attend sûrement un courrier de sa part malgré le soutien incompréhensible du chef du gouvernement.

    « Keke » est devenu l’archétype de la défiance du peuple envers ses élus, il doit partir ou être congédié de ses fonctions !!!

    D’autre part, il est évident qu’une enquête parlementaire doit mettre au jour les manquements ou failles à tout niveau, ou au moins déceler à quel niveau de la hiérarchie ont été bloqués ce que les « experts » appellent « les signaux faibles ».
    Comment ceux qui expliquent à tous les signes de radicalisation ont pu ne pas s’appliquer à eux-même ces principes de précautions qui, même si le risque zéro n’existe pas, auraient du empêcher (ou au moins tenté de le faire) un ennemi de la République d’avoir accès au réseau et aux ordinateurs des services de renseignement prévus pour le combattre.

    La « cinquième colonne » n’est plus un fantasme de droite, les fonctionnaires des forces de l’ordre et les militaires doivent en prendre conscience et les français doivent en être informés.

  7. il y a quatre morts tous parents d’enfants, sauf un célibataire et les familles dans leur chagrin je pense à eux avant tout, nos politiques qui nous gouvernent qui savent tout sur tout devraient bien réfléchir

  8. Il semble qu’on « découvre » qu’il y aurait entre 15 et 30 « cas de radicalisation » au sein de la Police … Et il a fallu attendre quatre morts, pour que ça commence à se savoir ? ah oui, mais rassurez-vous, il y a une enquête administrative … ah bon ? eh bien non, je ne suis pas rassuré.

    • Ce que je me pose comme question, c’est : « n’y en a t-il qu’une trentaine? »

      Car, si le gouvernement parle de 15 ou 30, c’est parce qu’il ne peut plus cacher qu’il y en a.
      Et, en général, dans ce cas, il a une tendance très nette à diminuer le nombre (comme dans les manifs).

      D’autant que « diligenter une enquête administrative » fait penser qu’il y en a déjà beaucoup trop de répertoriés comme dangereux et qu’il faut donner des gages au petit peuple ne comprenant pas la pensée complexe des politiques.

  9. Jacques BOUDET dit:

    JUIN 1940
    L’ARMISTICE PARTAGE la FRANCE
    OCCUPATION ALLEMANDE
    ZONE LIBRE

    AVRIL 1944‎
    PLUS TOUT à FAIT PÉTAINISTE
    MAIS PAS ENCORE RESISTANT

    DEPUIS 1981‎
    RÉFUGIES MIGRANTS CLANDESTINS
    ‎ » ILS SONT CHEZ EUX CHEZ NOUS »

    DEPUIS 2007‎
    PLUS TOUT à FAIT FRANÇAIS
    MAIS PAS ENCORE SALAFISTE

    AUX ELEMENTS de LANGAGE
    ‎ » TERRITOIRES PERDUS de la RÉPUBLIQUE  » ‎

    MAFIEUX TUEURS DEALERS SALAFISTES ‎RÈGNENT

    RAISON GARDER
    TÊTES DE CORDÉES, ELITES: NI CONCERNÉES NI IMPLIQUÉES

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