Certaines voix portent encore !

Publié par le 16 Mai, 2018 dans Blog | 5 commentaires

Certaines voix portent encore !

Décidément, la gendarmerie est une arme qui ne manque pas, ni de grandeur ni de courage !

Très récemment, on a atteint le paroxysme de l’abnégation avec le sacrifice du colonel Arnaud Beltrame.

Mais, à un niveau bien inférieur, mais non sans grandeur, le courage du général Soubelet ne se dément pas !

Nous avions fait la connaissance du général Soubelet lors de son audition par une Commission de l’Assemblée nationale, au cours de laquelle il avait osé dire la vérité aux représentants de la nation.

Il avait alors été sèchement viré du poste de numéro 2 de la gendarmerie pour le seul fait d’avoir critiqué la politique carcérale de … madame Taubira en tenant le propos suivant :

La délinquance a augmenté de 4% entre 2012 et 2013. Pour un même nombre d’affaires les enquêteurs de la gendarmerie on noté une diminution de 33 % des placements sous écrou. La politique pénale de Mme Taubira a ses effets, on laisse les voyous en liberté. Ils peuvent recommencer sans problème. C’est un cercle vicieux décourageant pour les gendarmes.

Pour le département des Bouches du Rhône, au mois de novembre 2013, 65 % des cambrioleurs interpellés sont dans la nature. Il n’y a plus qu’à tout recommencer. Les gens se découragent.

33 % des auteurs de cambriolages sont des étrangers dans certaines zones nous précise le D.O.E., la moyenne est à 20 %.

Depuis le général Soubelet a récidivé dans ses critiques et publie aujourd’hui une tribune en forme de cri d’alarme :

Bertrand Soubelet appelle à un sursaut national dans la lutte contre le terrorisme intérieur. Selon lui, la restauration de l’ordre républicain et de la sécurité doit passer par des moyens adaptés à l’ampleur de l’urgence.

Les séquences se suivent et ne se ressemblent pas. Après le drame de Trèbes vient l’engagement discutable de la France en Syrie. La France agit avec célérité à l’extérieur, mais quid de l’intérieur?

Le comportement héroïque du colonel Beltrame a indéniablement sonné le glas du déni et de l’indifférence.

Pour ceux qui veulent bien ouvrir les yeux il a mis en évidence nos propres contradictions et les insuffisances de la réponse de l’État aux menaces de dislocation de la société française.

Nous avons franchi un palier. Dont acte. Et maintenant ? Irons-nous plus loin dans la résolution de nos difficultés intérieures qui sont prioritaires pour la majorité des Français ?

Il faut agir, non pas de manière désordonnée et animés par un sentiment issu d’une vision médiatique déformante, mais avec méthode et il est temps que le gouvernement indique la sienne et la mette en œuvre.

J’ai lutté toute ma vie contre la criminalité dont le terrorisme est une forme paroxystique. Cette expérience permet d’avoir une vision assez claire des enjeux, des processus et des erreurs à ne pas commettre.

La plus grave serait de basculer dans la haine de l’Autre vers laquelle certains responsables politiques nous amènent insidieusement. Elle se ressent déjà tous les jours avec des réactions dans la rue, dans les magasins et sur les réseaux sociaux. Une haine aveugle, irrationnelle qui ignore le discernement et qui s’exprime de plus en plus ouvertement.

Or, pour que le combat soit efficace et victorieux il est nécessaire de garder sa lucidité. Lucidité ne veut pas dire faiblesse, déni ou naïveté mais plutôt détermination et courage.

Il faut agir et reprendre l’initiative.

Cela ne veut pas dire que nous devons tout attendre de l’État. Nous sommes en «guerre» et chacun doit se mobiliser.

La première bataille à mener est celle des esprits. Elle se résume en trois phrases :

– Une lutte contre nous-même afin de sortir définitivement d’une certaine torpeur fataliste ;

– Un combat contre l’indifférence choisie au nom de la tranquillité et du confort personnel ;

– Une offensive contre la résignation, le laisser-faire et la bien-pensance, qui gouvernent la France.

La gravité de la situation intérieure doit inciter chaque Français à réagir individuellement au quotidien face à l’inacceptable. Ne détournons pas les yeux quand une agression ou un événement se produit. Réagissons de manière citoyenne. Résistons. Sans haine mais avec détermination.

Il ne s’agit pas d’exposer sa vie au quotidien mais tout simplement de réagir ne serait-ce que par la parole.

Nous devons gagner cette bataille des esprits.

Mais il faut également que l’État tienne toute sa place et mène sans relâche le combat contre toutes les formes de délinquance. Car le terrorisme islamiste est indissociable de la délinquance.

C’est la guerre contre toutes les formes d’atteintes à l’autorité de l’État et le rétablissement de l’ordre républicain sur tout le territoire sans exception.

La lutte contre l’islamisme radical est une partie importante de ce combat global.

Le gouvernement a le devoir de se doter des moyens de l’action pour conduire cette guerre. La police de sécurité du quotidien n’y suffira pas.

L’objectif est de sécuriser notre territoire et de mettre fin à des situations et des organisations qui, s’appuyant sur des trafics favorisent parfois l’émergence du terrorisme.

Ce sont donc des termes militaires qu’il faut employer.

Il s’agit de neutraliser l’ennemi et pour parvenir à ce résultat concevoir une manœuvre d’ensemble fondée sur la connaissance du terrain et le renseignement dans la profondeur.

Dès lors avec une concentration des moyens il faudra traiter successivement un certain nombre de zones et d’objectifs en fonction des priorités.

Pour mettre cela en œuvre un travail préparatoire sera nécessaire. Il permettra de définir la méthode, le tempo et les conditions juridiques de l’action.

Avant tout, donnons-nous les moyens juridiques d’agir.

Nous sommes sortis, à juste titre, de l’état d’urgence puisque les dispositions de droit commun ont évolué. Mais pas suffisamment pour donner tous les moyens, sur un territoire donné, de traiter les questions de sécurité nationale dans des délais raccourcis. Or ni l’état d’urgence ni l’état de siège ne correspondent juridiquement et politiquement à la situation que notre pays connaît.

Il est capital de faire coïncider nos règles juridiques à l’état de notre société sans se faire intoxiquer en permanence par des lobbies droits-de-l’hommistes et des juristes déconnectés de la vraie vie qui veulent nous imposer des normes contraires aux intérêts du peuple français.

Il est donc nécessaire d’instituer un nouveau régime juridique particulier, limité dans l’espace et dans le temps, pour permettre le déploiement et la mise en œuvre de moyens adéquats. Placées sous l’autorité directe du gouvernement avec la prééminence d’un chef opérationnel désigné, des forces seraient déployées sur le territoire considéré et bénéficieraient notamment d’une équipe de magistrats pour renforcer temporairement la juridiction du lieu.

Il s’agirait d’un «état de contrôle renforcé» qui pourrait être déclenché dans des situations de deux natures différentes. Dans les zones urbaines connaissant des difficultés de sécurité publique et dans d’autres zones du type ZAD dans lesquelles l’ordre public ne peut plus être assuré dans des conditions normales. Notre-Dame-des-Landes en est la parfaite illustration.

Dès le fondement juridique institué il appartiendra au gouvernement de déployer temporairement des moyens sur certaines zones déclarées par décret en «état de contrôle renforcé» afin de les traiter en profondeur en concertation avec les élus et les autorités locales.

Cette force modulable d’environ 800 à 1000 personnes serait composée de gendarmes, de policiers, de militaires, de magistrats, d’éducateurs, de psychologues notamment.

Une telle volonté de traiter le mal en profondeur n’est pas une option ; c’est une nécessité pour notre pays. C’est avec pragmatisme et une méthode rigoureuse que nous éviterons le pire qui se prépare dans certaines parties de notre territoire. Reculer l’échéance augmentera très significativement les violences potentielles à venir.

Une deuxième mesure serait efficace pour traiter spécifiquement les islamistes radicaux en mettant fin aux querelles juridiques: c’est la transposition dans le titre 2 du chapitre IV des dispositions de l’article 411-4 du Code pénal. Avec une nécessaire adaptation, cela permettrait d’appliquer une peine extrêmement lourde de 20 ou 30 ans de réclusion pour des individus agissant ou se réclamant d’une puissance ou d’une organisation étrangère à caractère terroriste dans le cadre de la préparation ou de l’exécution d’une action criminelle. C’est l’intelligence avec l’ennemi dans un cadre terroriste.

Il serait également de bonne politique d’introduire dans la notion d’apologie du terrorisme un délit punissant la détention et l’action de brandir publiquement des drapeaux et emblèmes représentant des organisations terroristes.

Ces propositions relèvent du bon sens et du pragmatisme. Il ne fait aucun doute que s’élèveront des voix pour dire que cela n’est pas possible ou pas opportun. Ce sont les voix de ceux qui nous ont menés dans la situation actuelle.

Or personne ne se soucie des millions de Français qui vivent dans des parties du territoire où la loi républicaine ne s’applique plus depuis bien longtemps. Eux ont compris, puisqu’ils supportent au quotidien une forme larvée de totalitarisme. Eux sont déjà en résistance et contemplent, atterrés, la dégradation de la situation et l’impuissance de l’État.

C’est leur voix et celle de tous les Français qui ont décidé de résister que le gouvernement doit entendre.

Le général Soubelet pour le FigaroVox et OBJECTIF-FRANCE.






 

5 Réponses à “Certaines voix portent encore !”

  1. Christian 54 dit:

    Très intéressant… mais il me semble pourtant que le Général Soubelet avait pendant un temps caressé l’idée de rejoindre LREM, ce qui m’avait choqué à l’époque.

  2. La faute en revient au gouvernement, qui ne veut ni entendre la verité, ni agir efficacement, impose la bien pensance et taxe de racisme ce qui paralyse le peuple au lieu de placer le debat au niveau du bon sens et pourrait ce donner les moyens d’une justice ferme mais par laxisme laisse pourrir la situation au point qu’un ministre apres le dernier attentat a repondu « qu’il ne pouvait rien faire. » propos totalement mensongé et « foutage de gueule » puisqu’il aurait moyen d’agir, a condition seulement de vouloir.

    Il est vrai que le terrorisme ne frappe que le peuple, mais nul doute que s’il s’en prennait aux politiciens, ils saurait trouver l’energie pour mettre en place une armada de mesure efficace et de justice impitoyable qui frapperait ceux qui les menaceraient, ou serait totalement exclus la bien pensance et le laxisme judiciaire et politique qu’on nous impose a nous, le peuple, et la question des fichiers S serait reglé comme il ce doit et que l’on ne verrait plus d’absurdité proposé comme de vouloir faire venir les terroristes français de syrie, l’efficacité et le bon sens reviendrait du jour au lendemain… mais pour eux, ce qu’on refuse constamment au peuple en nous mettant des batons dans les roues au point de paralyser nombre d’actions efficace qui nous creer un avenir toujours plus sombre et violent et qui va jusqu’à remettre en cause notre patrimoine culturel et impose a terme le grand remplacement des peuples par les vagues immigratoires qu’ils vont jusqu’à chercher…sous couvert d’humanité… comme excuse…

    Aussi, ses gouvernements travaillent finalement a notre perte puisqu’une telle situation ne peut mener qu’a une guerre civile.

    Donc, le peuple a en fait 2 adversaires, l’un bien connu, le terrorisme, l’autre caché et totalement hypocrite, ces politiques pourri, sous couvert de bien pensance et d’humanité, pour mieux dissimuler leurs actions en realité, dont on payera la note si on ne fait rien et… tous les gouvernements qui prônent ses idées là…qui n’aboutira a rien de moins que la destruction de notre pays.

    Il y a des degrés de pourriture auquels ils nous ont habitués, mais là, cela depasse tout ce que l’on peut attendre, car c’est carrément une traitrise envers le peuple que l’on envois a sa perte avec la complicité totale des medias…

    Alors pour quoi travaillent ces politiciens ?…n’est ce pas un complot evident contre les peuples partout ou c’est installé cette politique de destruction ?…

    Donc, nous avons bien 2 adversaires a combattre, chacun differamment !

  3. Christian54, je pense qu’un militaire, qui a envie d’être utile, sert d’abord son pays. En ce sens, que l’idée de servir, en rejoignant la nouvelle équipe élue l’ai traversé, ne me choque pas. Après toute la question, quand on est homme de conviction, et non de parti, est de savoir si en s’engageant, on aura les moyens d’agir librement.
    Autant le ralliement alimentaire de l’équipe d’opportunistes de Solère me dérange, autant l’arrivée d’un homme d’expérience comme le Gal Soubelet ne me gênerait pas. A condition qu’il ait les moyens, et les mains libres …

  4. A propos, comme si nous n’avions pas assez de violences dans la société, les medias soi disant culturel imposent un degres de violence qui va s’accroissant ou en une seule semaine, environ 170 films de crimes nous étaient imposés, ce qui est enorme et au lieu de relever le niveau general l’abaisse continuellement…or une étude scientifique americaine demontre par 3500 etudes faite que la violence influent sur le comportement, ce qu’ils ne peuvent ignorer, ni meme les politiques, et est aussi une evidence.

    Une guerre secrete contre les peuples peut etre ? certainement, car tout ceci ne peut mener que vers une explosion sociale qu’ils nous preparent par le grand remplacement des peuples denoncé par Zemour qui correspond a un crime et une traitrise sans nom contre les peuples concerné et a un complot a grande echelle dirigé contre nous, sinon pourquoi ce remplacement des peuples et ses vagues massives immigratoires qu’ils vont meme jusqu’à chercher, dénoncé par MLP …

Laissez une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *