Cette haine viscérale de la gauche contre l’école privée

Publié par le 16 Jan, 2024 dans Blog | 2 commentaires

Cette haine viscérale de la gauche contre l’école privée

24 Juin 1984, ce fut ma première manifestation !

Je participai, ce jour là, à la grande manifestation nationale contre François Mitterrand et sa loi Savary qui créai « un grand service public unifié et laïc de l’éducation nationale » qui supprimait de facto la notion d’école libre.

2 millions de Français avaient alors défilé dans les rues ! Beaucoup plus que ceux qui avaient des enfants dans des écoles privées !

Contrairement à François Hollande avec la loi sur le mariage gay, Mitterrand eut le courage de renoncer à cette loi, ce qui entraina la chute du gouvernement Mauroy.

Grande manifestation du 24 juin 1984 pour la défense de l’Ecole libre

Mais la gauche et particulièrement les syndicats de l’Education nationale restent viscéralement opposés au principe de l’école privée.

On vient d’en avoir une nouvelle preuve avec la réponse de la nouvelle ministre de l’Education nationale à un journaliste qui lui demandait pourquoi elle mettait ses enfants dans une école privée catholique !

Elle a donné une raison – le non-remplacement de beaucoup de professeurs absents –  que beaucoup de Français ont probablement approuvée.

Cette réponse a déclenché la fureur des syndicats d’Enseignants pour qui il est insupportable d’entendre que l’école privée pallie aux insuffisances de l’école publique.

Par la suite, le cas de la ministre s’est aggravé car la raison invoquée n’était pas la vraie raison !

La gauche s’est soulevée comme un seul homme contre la ministre comme nous le rapporte cet article paru dans Le Club de Valeurs actuelles dont voici des extraits :

Affaire Oudéa-Castera :
Stanislas, le crime de l’excellence

Réflexe pavlovien

Il n’en fallait pas plus pour armer la gauche politique :

Et si on n’a pas les moyens (ou pas l’envie) de se payer le lycée Stanislas, on fait comment ? Le séparatisme de la bourgeoisie est un grave problème pour la République,

a rageusement réagi sur X le patron de la France insoumise Manuel Bompard. Coté RN, le député du Loir-et-Cher Roger Chudeau, lui-même ancien cadre de l’inspection de l’enseignement, confie avoir trouvé cette intervention de la ministre « lunaire et déplacée sur la forme », l’ancien conseiller de François Fillon critiquant « le sens politique quasi-nul de la ministre ».

Allant plus loin, le patron de Mediapart Edwy Plenel a publié :

L’univers sexiste, homophobe et autoritaire de Stanislas. Pour comprendre combien le choix par la nouvelle ministre de l’éducation de cet établissement privé pour la scolarisation de ses enfants est problématique lisez cette enquête de Mediapart.

L’enquête avait entraîné dans la foulée l’annonce d’une enquête administrative par le ministre Pape Ndiaye, en mai 2023. En cause, un discours « homophobe et anti-IVG », ont pointé de nombreux médias. Selon nos informations, le rapport a été rendu et trône sur le bureau de la rue de Grenelle.

Une situation qui agace beaucoup Mediapart qui le réclame à corps et à cri. Mais ce rapport semble, aux dires de plusieurs personnes ayant pu y avoir accès, vide. « Seulement des recommandations, souffle-t-on dans l’entourage de Stanislas. Aucune sanction, aucune remise en cause du contrat, cela ressemble furieusement à un chou blanc. »  Quant à la polémique, le corps professoral l’observe avec une forme de lassitude. « Les syndicats, la gauche… Chacun joue son rôle de manière convenue », soupire un membre du corps professoral de l’établissement, qui rappelle :

la ministre ne l’était pas lorsqu’elle a placé ses enfants chez nous. D’ailleurs, elle est ministre de l’Education nationale, c’est-à-dire aussi des écoles privées sous-contrat.

Le mépris de l’école privée

Polémiques et caricatures ne révèlent qu’une chose : le mépris que l’on voue, non à l’école publique sur laquelle tout le monde pleure depuis hier, mais à l’école privée que l’on se refuse à considérer.

La colère de cette ancienne professeure de Stanislas, qui a écrit spontanément à Valeurs actuelles, est visible. Où les défenseurs de l’école publique accablent l’école privée pour masquer leurs propres turpitudes et échecs. Ainsi, le député LFI Alexis Corbière a, dans une lettre ouverte publiée chez Libération, parlé de « séparatisme scolaire ».  Une flèche de Parthe que l’élu de Seine-Saint-Denis aurait pu adresser à ses camarades. Telle ex-ministre socialiste inscrivant ses enfants dans un patronage catholique parisien, tel député Nupes avouant avoir lui aussi mis ses enfants dans le privé. Ou l’ancien ministre de l’Education nationale Pape Ndiaye qui a inscrit ses enfants à la très élitiste Ecole alsacienne.

On a beaucoup d’enfants de politiques dans nos établissements, dont nous tairons l’identité. En revanche, on voit les positions publiques de leurs parents,

affirme un fin connaisseur de l’enseignement diocésain, qui cite un verset de l’évangile parlant de paille et de poutre.

Considérer que l’enseignement privé a la part belle en sélectionnant ses candidats, c’est s’assurer qu’on n’aura jamais à se remettre en cause soi-même, 

s’agace François-Xavier Clément, essayiste, pédagogue et ancien directeur du prestigieux établissement scolaire Saint-Jean de Passy, qui a l’habitude de ce genre de procès intellectuel.

Imagine, tu dépenses 3400 euros par an pour empêcher ton fils de 4 ans de croiser des enfants pauvres à la cantine … et tu es nommée ministre de l’Éducation nationale,

a tweeté ironiquement le député LFI Hadrien Clouet. Ainsi, les adeptes de l’école privée seraient des personnes aisées qui feraient tout pour éviter de voir leur progéniture frayer avec des « pauvres ». « C’est tellement caricatural que c’en est ridicule », tempête Albane, mère de famille aux enfants scolarisés dans un établissement similaire :

Nous avons peu de moyens mais nous sacrifions beaucoup pour offrir à nos enfants l’établissement scolaire de notre choix.

Du coté de l’enseignement diocésain, on se défend en rappelant le coût pour l’Etat d’un enfant scolarisé dans le public. Le coût pour l’État d’un élève du public dans le secondaire est ainsi de 36,421 milliards d’euros pour 4,521 millions d’élèves, soit 8 055 € par élève, tandis que le  coût d’un élève du privé dans le secondaire est de 6,157 milliards d’euros pour 1,269 millions d’élèves, soit 4 851€ par élève, indique une étude. Les chiffres ne mentent pas.

Merci de tweeter cet article :





2 Réponses à “Cette haine viscérale de la gauche contre l’école privée”

  1. quand les de gauche se déchirent, en dénonçant les hypocrisies des autres, omettant soigneusement les leurs …

  2. La goche completement pourrie, manipulatrice, hyper menteur s’exprime sur l’ecole, ce n’est jamais dans l’interet du peuple.

Laissez une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *