Chroniques du Macronistan

Publié par le 21 Août, 2023 dans Blog | 2 commentaires

Chroniques du Macronistan

« Dans quelques jours, ce sera la rentrée des classes en Macronistan. Le ministre a changé, mais pour beaucoup de professeurs, ce sera le retour à une cruelle réalité quotidienne … »

C’était l’introduction d’un excellent article d’Arnaud Florac paru sur Boulevard Voltaire. Il traite de l’état alarmant et désespéré de l’école « républicaine » rongée par un islamisme radical rampant et déterminé à y imposer sa loi.

Ne comptez pas sur Macron, même après l’éviction de Pap Ndiaye, pour améliorer, en quoi que ce soit, l’école ! Il préfère passer son temps  dans des repentances sans fin, en s’écoutant parler dans des commémorations sans cesse renouvelées …

L’IFOP a sondé les profs sur la radicalisation islamiste : alarmant

On ne peut même plus dire que c’était mieux avant. Le souvenir vague et romancé des hussards noirs de la République, des classes studieuses et disciplinées qui apprenaient les bases de l’écriture et du calcul, les leçons de morale du matin ou la prière en commun dans les établissements privés : tout cela subsiste dans certaines de nos mémoires mais, en vérité, cette école-là a disparu. Par suite de renoncements continuels, de pressions idéologiques, de conformisme et de pédagogie soixante-huitarde, l’école est devenue une garderie pour petits imbéciles dans laquelle les enfants apprennent la même chose chaque année (conjugaison des temps simples, règles de grammaire élémentaires, quatre opérations), et ce, du primaire à la fin du collège. L’histoire, charcutée, coupable, est en soins palliatifs. La géographie, guère mieux. L’éducation morale et civique, nom pudique du bourrage de crâne républicain, peine à faire entendre sa voix.

Comme si cela ne suffisait pas, on observe depuis une trentaine d’années (en gros, depuis l’affaire du foulard de Creil), tout le monde le voit et le sait, une radicalisation des élèves, sous les coups de remplacement de population et de la pression des camarades de classe musulmans. Menus sans porc, goûters piétinés pendant le ramadan, négation de la Shoah, interdiction de parler de l’islam, croyance en la Terre plate, créationnisme, absence des filles aux cours de piscine, traque des mécréants… Tout cela devient monnaie courante et le réseau Parents vigilants, mis en place par Reconquête, ne fait que chroniquer, inlassablement, ce naufrage. Pour régler ces problèmes, Pap Ndiaye a décidé d’intensifier les cours d’éducation sexuelle et Macron de rembourser les préservatifs et les vaccins contre les MST.

L’IFOP vient de se pencher sur la question, du côté des profs cette fois, et d’en tirer des statistiques froides -glaçantes, même. 39 % des enseignants de REP (réseaux d’éducation prioritaire) ont déjà été menacés, dont un quart physiquement. Les plus menacés sont les profs d’histoire-géo (normal : ils apprennent une histoire laïque) et d’EPS (normal aussi : ils ne séparent pas garçons et filles), mais aussi les professeurs de confession musulmane. Normal, encore : ce sont probablement, pour leurs élèves, des mécréants qui ont décidé de bosser pour la République. Les tenues religieuses (on imagine lesquelles) sont 23 % plus nombreuses qu’en 2020 : 63 % des enseignants du public y ont déjà été confrontés. Ces incidents sont peu ou mal rapportés, notamment parce que la hiérarchie ne soutient pas ces enseignants. On sait, par exemple, que Samuel Paty avait été marginalisé par ses collègues et ses chefs avant sa décapitation. Pas seulement de la trouille, mais probablement de l’idéologie pure, de la haine recuite envers le courage d’un prof, qui n’était pas Jean Moulin mais qui, contrairement aux autres, faisait simplement son boulot.

Cette grande peur, puisque ce sont désormais les profs qui ont peur des élèves, conduit fort logiquement à un grand renoncement. On appelle ça, en psychologie, la réduction de la dissonance cognitive : c’est le coup du renard de la fable qui, n’arrivant pas à attraper les raisins, s’en va en disant « Je m’en fous, de toutes façons, ils étaient verts ». Puisque la réalité leur fait trop mal, ces enseignants lâchés (et un peu lâches, aussi) modifient la perception qu’ils en ont. Ainsi, et c’est la dernière statistique de l’IFOP, peut-être la plus révélatrice, les deux tiers des enseignants de moins de 30 ans estiment que les élèves devraient pouvoir venir en cours dans la tenue qui leur convient. En tout, ce sont pas moins de 40 % des jeunes profs qui considèrent que la loi de 2004 sur les signes religieux est islamophobe (preuve, en creux, qu’ils ont très bien compris que les gros crucifix et les kippas n’étaient pas le cœur de cible de ce texte).

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Le signe d’un changement de point de vue ?

Deux enseignants de moins de 30 ans sur trois (62 %, contre 40 % en moyenne) estiment que les élèves doivent pouvoir venir dans les tenues qui leur conviennent. 40 % des jeunes profs jugent islamophobe la loi de 2004 sur les signes religieux.

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Grande peur et grand renoncement des profs, Grand Remplacement et grande déculturation des élèves : les faits sont là. On devrait se demander, au vu des stats, si les profs ne sont pas en train d’être « grand-remplacés », eux aussi, ou si leur soumission  est « simplement » un sacrifice fait à l’idéologie dominante.

Arnaud Florac pour Boulevard Voltaire.

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2 Réponses à “Chroniques du Macronistan”

  1. « ce sont désormais les profs qui ont peur des élèves », n’oubliez pas que les profs ont aussi peur DES PARENTS.
    Le désastre de l’Education Nationale a commencé par le collège unique…puis par l’entrée des parents à l’école

  2. Encore un exemple de destruction volontaire par l’etat de la france, car il ne fera rien pour l’empecher.

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