Didier Raoult devant les sénateurs :
« L’Etat français est décrédibilisé ! »

Publié par le 15 Mai, 2020 dans Blog | 9 commentaires

Didier Raoult devant les sénateurs :  « L’Etat français est décrédibilisé ! »

Voici le compte rendu qu’a publié le site GOMET concernant l’audition du Professeur Raoult devant la Commission des affaires sociales du Sénat :

Critiqué par le Premier ministre, mis en garde par le ministre de la Santé, remis en question sur les plateaux TV, le professeur Didier Raoult a dégainé son argumentaire devant le Sénat le 7 mai dernier en visioconférence. Les questions des sénateurs furent factuelles, précises, acérées. Les réponses de Didier Raoult sont à la hauteur. Il réplique coup pour coup et précise ses attaques, sur le fond, avec les mêmes arguments qu’il défend depuis le début de la crise ou plus récemment dans son interview à Paris Match du 9 mai, mais sur la forme avec plus de combativité et de vélocité.

Dans un document de synthèse qui circule, produit par Didier Raoult, les Réponses au questionnaire de la commission des affaires sociales du Sénat et que nous publions ci-dessous (en dernière page), il remet en cause globalement l’approche du gouvernement et pointe des responsabilités lourdes des décideurs politiques et médicaux.

La pensée raoultienne en 10 citations :

1.   Le conseil scientifique n’est pas au niveau

Sur le Conseil scientifique, il réitère sa grande défiance arguant du mauvais niveau des membres (par rapport à lui C.Q.F.D.) « Je refuse de débattre avec des gens ayant un niveau de connaissance trop bas » réaffirme-t-il dans Match. Mais surtout, il attaque sa consanguinité avec uniquement l’Inserm et l’Institut Pasteur au board, des infectiologues d’abord mais surtout, « ce groupe évolue dans un écosystème commun avec les directions locales de l’industrie pharmaceutique. »

2.   Il faut tester tout de suite le maximum de personne

« Dans une situation épidémique qui débute, il faut tester tout de suite le maximum de personne. Ceci n’a pas été réalisé, en particulier parce que pendant un certain temps, les Centres nationaux de référence (tous les deux présents au Conseil ccientifique) considéraient que les tests diagnostiques étaient une difficulté particulière, (ce qui ne correspond pas à̀ la réalité), et qu’eux seuls pouvaient les faire.»

3.   Le paracétamol avant l’insuffisance respiratoire : une décision extrêmement dangereuse

« L’idée de proposer, officiellement, aux patients de ne pas chercher de soins avant de sentir des difficultés respiratoires, a été une décision extrêmement dangereuse : chez les patients qui ne présentaient que pas, ou peu de symptômes, et pas de difficultés respiratoires (dyspnée), 65 % d’entre eux avaient des lésions au scanner.

De mon point de vue, il y a tentative de monopolisation de la connaissance dans ce que cette crise a permis de révéler, et qui ne correspond pas à la réalité analysable. Quant aux recommandations, il paraît difficile, de mon point de vue, de dire aux gens qui sont malades de ne pas venir se faire tester, ni soigner, et de dire aux patients que la seule thérapeutique acceptable est le Doliprane jusqu’au moment où ils présenteront une insuffisance respiratoire. »

4.   La bonne méthode pour découvrir des choses inattendues

« Tout commence toujours dans les maladies nouvelles par de l’observation anecdotique, ensuite par des séries observationnelles qui permettent de cerner les questions basées sur l’observation initiale. Le fait d’imaginer que l’on puisse, en utilisant des méthodes traditionnelles se doter des capacités d’observations est juste un fantasme là aussi lié au fait que la plupart des gens qui sont en situation d’avoir une opinion sur cette situation se trompent de guerre. Dans les maladies nouvelles, les initiatives individuelles, les observations sont essentielles, c’est ce que les Anglais appellent l’abduction, c’est-à-dire la capacité de découvrir des choses qui sont inattendues et qui ont été extrêmement communes dans cette maladie.»

5.   La chloroquine : émotion, délire, manipulation de l’opinion

« Il est à noter, qu’à cette occasion, j’ai pu observer un délire, qui est le plus stupéfiant sur le plan médicamenteux, de toute ma carrière, pourtant longue, sur le danger extrême de l’utilisation de l’hydroxychloroquine et de la chloroquine. Ces médicaments sont prescrits depuis 80 ans, il est probable qu’au moins 1/3 de la population a eu l’occasion d’en manger. En France, la CNAM rapporte que 36 millions de comprimés de Plaquenil 200 mg ont été́ distribués en 2019. L’émotion formidable, sur les risques de la chloroquine et l’hydroxy-chloroquine, témoigne d’une absence complète de contrôle de l’information raisonnée, basée sur la bibliographie, et non pas sur les émotions des uns et des autres, voire la manipulation de l’opinion et je mesure mes termes. Par définition, le directeur de l’ANSM(Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé), en est responsable.» (N.D.L.R. Le docteur en psychiatrie, Dominique Martin)

6.    Conflits d’intérêts et « scientific misconduct »

Didier Raoult avait déjà dénoncé les conflits d’intérêts des autorités médicales en particulier avec le laboratoire américain Gilead.

« Ce qui est inquiétant, est que l’équipe conseillère du Conseil scientifique, qui rapporte des données sur le Remdesivir ou sur l’hydroxychloroquine, au mieux sont maladroites, ou pire, sont manipulées ». (…) « Il existe un problème très fondamental de conflits d’intérêts concernant la médecine dans ce pays, il paraît difficile d’être à la fois le bénéficiaire de financement massif et de se prononcer raisonnablement sur des choix thérapeutiques qui concernent les médicaments d’un industriel qui les produit. » Didier Raoult a même fait établir une courbe comparée des interventions contre la Chloroquine et du cours de Bourse Gilead ! (9 milliards de dollars d’action ont été́ échangés pendant la période du COVID 19 pour l’action Gilead). Derrière les murs de labos la bataille est sans merci : « Des dénonceurs professionnels m’ont fait harceler, pour me faire rétracter des publications ».

Pour donner l’exemple, l’IHU publie en fin de rapport un compte rendu chiffré de tous les contrats, conventions et dons des industries pharmaceutiques faits à la Fondation.

7.   Le ministère dans le collimateur

« La position du ministère qui a consisté, sur les conseils du Haut comité de santé publique actuel, conseillé par le Professeur Chidiac, d’interdire la prescription d’hydroxychloroquine aux médecins généralistes. (…)  Il existe donc pour des raisons qui sont mystérieuses et dont je pense que cette commission devrait se préoccuper sérieusement, d’empêcher l’usage du médicament le plus utilisé au monde pour traiter le COVID, le plus utilisé au monde par les médecins qui prennent en charge les COVID. Ce mystère français reste à élucider. Ceci décrédibilise durablement les décisions de l’État dans une situation de crise quand les praticiens sont massivement en désaccord avec les autorités et représente un danger pour l’avenir. »

8.  L’essai Discovery biaisé

« L’essai Discovery représente les conséquences d’un choix initial, qui était d’utiliser le Remdesivir, et celui-ci ne pouvant être utilisé que dans les formes graves du fait de sa toxicité. Il ne testait plus la prise en charge des formes au début, ce que je pense être une erreur grave et une ignorance scientifique coupable sur la virologie.»

9.  Le vaccin : un pari symbolique ?

« Concernant les vaccins, je ne suis pas sûr qu’un vaccin, pour une maladie dont on ne sait pas si elle existera l’année suivante, soit réellement autre chose qu’un pari. Il n’empêche qu’il faut bien que certains prennent des paris, mais la route est longue. Les exigences de sécurité, pour un vaccin de cette nature, prennent plusieurs années, en général.

J’ai la plus grande incompréhension sur les recommandations vaccinales. Il n’y a aucune homogénéité sur les recommandations vaccinales en Europe, où il existe 23 programmes de vaccination différents, aucun rapport entre nos recommandations vaccinales et celles des États-Unis. Des vaccins extrêmement importants et efficaces comme celui de la varicelle (plusieurs de centaines de milliers de cas en France, par an), le rotavirus (plusieurs de centaines de milliers de cas), le papillomavirus, plus l’absence de mise en place d’une vaccination pour la grippe des enfants (la grippe aura tué probablement plus d’enfants cette année que le Covid), amène à penser que la création d’un vaccin, en dehors de son aspect symbolique, ne débouche pas nécessairement sur un usage. Je pense qu’il est plus urgent d’avoir une réflexion sur les vaccins existants actuellement, que sur les vaccins pour une maladie dont on ne sait pas si elle sera encore présente l’année prochaine.»

10. Le Lazaret ou la quarantaine ?

« Les isolements ont été faits sur un mode de quarantaine et non pas sur un mode de Lazaret, que nous connaissons bien à Marseille. Nous savons à Marseille, depuis plusieurs siècles, que le Lazaret (on isole les malades) a un intérêt (comme les avaient les sanatoriums) mais que la quarantaine (on confine tout le monde) ne fonctionne pas (elle consiste à enfermer des gens contagieux avec des non contagieux) et il se passe ce qui s’est passé sur les bateaux comme le Diamond Princess ou le Charles de Gaulle qui sont des exemples typiques de ce qu’est le confinement sans test préalable.»

Le script complet de l’audition est disponible ici, sur le site gomet.net.

Christian Apothéloz pour le site godet.net.

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9 Réponses à “Didier Raoult devant les sénateurs :
« L’Etat français est décrédibilisé ! »”

  1. Si je comprends ce que voulait le gouvernement en France: quand vous avez des symptômes bénins qui peuvent laisser croire que vous êtes atteints par le COVID (toux, fièvre…), restez chez vous, attendez que la situation dégénère; ça y est, vous ne pouvez plus respirer, vite, RDV à l’hôpital, on vous donnera le remède miracle mais qui ne pourra rien pour vous, car vous avez dépassé le stade critique….. et le professeur Salomon parlera de vous à 19h sur les plateaux TV!!!!!!!!

    • oui c’est ce qui s’est passé , et que les grands médias masquent ou minimisent….comme l’énorme fiasco du projet discovery (que même TF1 a gentiment édulcoré hier soir) qui avait pour but de disqualifier la solution Raoult…..c’est dramatique. Certains pensent même que cela est criminel.

    • Et si votre situation dégénère de trop, afin que Salaudmont puisse parler de vous le soir, hop, une piqure de Rivotril et votre nom sera inscrit sur le mémorial promis par manu

  2. Ceux qui trouvaient le protocole « Raoult » pertinent, sans être le remède miracle, croyaient que l’essai discovery n’entrainerait qu’une perte de temps et que la doctrine de « tester, traiter tôt, isoler, surveiller jusqu’à guerison (ou pas) » serait adoptée tôt ou tard se sont trompés.

    LA DOCTRINE NE CHANGERA JAMAIS

    Pourtant, Raoult n’a pas inventé le remède miracle mais s’est basé sur les traitements des anciennes pneumopaties et sur le retour d’expérience des pays qui avaient 2 mois d’avance sur nous. Il a mis en place un protocole basé sur un test massif, traitement par une bi-thérapie, islement et suivi des patients.
    Mais le haut conseil de santé, totalement indépendant des laboratoires, avait en tête un autre protocole mais ne voulait surtout pas se concurrencer à celui d’un « druide ».
    Comment imaginer, comme dans le reste du monde, une majorité de médecins traitants utiliser la bi-thérapie plutôt que la doctrine mise en avant par les autorités de santé publique.

    Ils ont mis en place une tactique consistant à aller à contre courant du reste du monde, classer l’hydroxychloroquine comme substance vénéneuse, taire certains chiffres, rendre déontologiquement caduque le protocole « Raoult », interdire aux medecins généralistes de la prescrire, mener des recherches ou en trouver ça et là pour décrédibiliser cette substance associée ou non à une autre molécule.

    Ces gens là se moquent totalement de la santé de sa population, ils préfèrent se soucier de leur profit personnels en ayant un comportement que l’on pourrait comparer à un délit d’initié voire à de la corruption d’état.

    Foutez-moi tous ces guignols en face de leurs responsabilités et surtout bannissez-les ä jamais !!!

  3. Quand ce charlatan va-t-il enfin rendre des comptes devant ses pairs, eux scientifiques et/ou médecins de l’INSERM, du CNRS, de l’Ordre des médecins, et que l’on cessera de lui accorder une tribune permanente dans la presse surtout poubelle et les moyens dits-sociaux ?

    • Ce charlatan, comme vous le nommez en vous soumettant à la presse bien-pensante, a obtenu à Marseille et dans la région PACA des résultats dans la lutte contre le coronavirus que beaucoup de villes et de régions lui envient.
      Ce précédent article : Coronavirus : pour sortir des mensonges du pouvoir, à partir des chiffres disponibles partout et indépendants du Professeur Raoult le démontre parfaitement.
      Quand à la presse que vous qualifiez de poubelle, et que j’appelle, moi, presse de ré-information, souffrez que je réclame d’en faire partie à mon très modeste niveau.
      Christian Balboa

    • « Quand ce charlatan va-t-il enfin rendre des comptes devant ses pairs, eux scientifiques et/ou médecins de l’INSERM, du CNRS, de l’Ordre des médecins »

      Il me semble que ce charlatan, diplômé en médecine par ailleurs,avant de s’être spécialisé en infectologie a un CV largement plus riche que celui de « ses pairs », et largement plus scientifiques que ces dits pairs que vous estimez « eux scientifiques et/ou médecins de l’INSERM, CNRS ou Ordre des « médecins »!

      Son CV ;
      Didier Raoult, né le 13 mars 1952 à Dakar, au Sénégal, est un infectiologue et professeur de microbiologie français.
      En 1972, il passe un baccalauréat littéraire en candidat libre puis s’inscrit à la faculté de médecine de Marseille9 car « c’étaient les seules études que son père acceptait de financer ».
      Il réussit l’internat et obtient un doctorat
      Il est spécialiste des maladies infectieuses tropicales émergentes à la faculté des sciences médicales et paramédicales de Marseille et à l’institut hospitalo-universitaire en maladies infectieuses de Marseille (IHU).

      Lauréat du grand prix de l’Inserm en 2010, il décrit, avec son équipe marseillaise, des virus complexes. Il est l’un des chercheurs français les plus cités, avec de nombreuses publications scientifiques à son actif.

      Quant à Jérôme Salomon, lui aussi diplôme en médecine et infectiologue, il fait partie du petit groupe de médecins et de hauts fonctionnaires surnommés, dans les années 1990, les « Kouchner Boys », puis intègre son cabinet en 2001 et y devient conseiller technique au sein du pôle sécurité sanitaire. En 2010, il est expert santé et recherche auprès de la fondation Terra Nova, puis conseiller chargé de la sécurité sanitaire auprès de la ministre de la Santé, Marisol Touraine, de 2013 à 20154.

      Ancien président du Syndicat national des médecins spécialistes de santé publique5, engagé plutôt à gauche6 et proche d’Emmanuel Macron dont il était le conseiller « santé » pendant sa campagne présidentielle.

      Il est en fait enseignant, haut fonctionnaire, et représente la France à l’Organisation mondiale de la Santé…
      Pendant que Raoult est au chevet des malades, Salomon, caquette dans les salons, les grââândes réunions de zélites zélées..

      Un politique, en somme.
      Je préfère Raoult.
      Je préfèrerais me faire soigner par un vrai médecin qui pratique la médecine que par un beau parleur à la tête enflée par la prétention et l’orgueil.

      Chacun ses goûts.
      Vous avez les vôtres et moi les miens.

      Quant au Conseil de l’Ordre des médecins,l’Inserm (où sévit Lévy, le tendre époux de Buzyn) je vous conseille de lire la presse médicale : vous verrez comment ce truc machin est considéré par les vrais médecins (ceux qui soignent, hein, pas ceux qui caquètent)

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