Et maintenant, un observatoire de la haine …

Publié par le 28 Jan, 2020 dans Blog | 0 commentaire

Et maintenant, un observatoire de la haine …

Qu’il me soit permis, une nouvelle fois de saluer la qualité des débats quotidiens organisés par CNews autour d’Eric Zemmour. Néanmoins, il semble que le déchainement de haine contre le courage de CNews d’accueillir le polémiste ait porté ses fruits vénéneux. Il semble que la chaine ait des difficultés pour trouver de nouveaux débatteurs face à Zemmour et soit contrainte de faire appel à d’anciens.

Mais qui se plaindra de revoir ces débats de très hauts niveaux avec Michel Onfray ou Alain Finkielkraut !

Voici un extrait du débat opposant hier soir Eric Zemmour à l’économiste Nicolas Baverez :

Comme disait Tocqueville, s’il y a trop de « demos », trop de peuple, il y a risque de dictature de la majorité. Mais aujourd’hui, nous ne sommes plus dans cette situation. Nous avons trop de libéral, trop d’état de droit, trop de juges, trop de gouvernement des juges, qui détruisent le pouvoir du « demos » et du peuple.

Ce qu’on appelle la démocratie libérale aujourd’hui est trop libérale, trop universaliste et trop soumise au gouvernement des juges. Et ce qu’on appelle la démocratie populiste ou illibérale, c’est la vraie démocratie. C’est la démocratie d’avant.

Aujourd’hui, le général de Gaulle serait traité de populiste !

Ce qui sont tyranniques aujourd’hui, ce sont les minorités ! Ce qui est tyrannique aujourd’hui, c’est le pouvoir des juges sur le peuple. Ce qui est tyrannique aujourd’hui, c’est l’état de droit ! Ce sont les minorités qui ont le pouvoir, avec l’aide du juge, notamment avec les jurisprudence du Conseil d’Etat, du Conseil constitutionnel et de la Cour Européenne des Droits de l’Homme.

C’est grave parce que nous sommes en danger de mort. L’immigration, les vagues migratoires, l’invasion migratoire est un danger de mort pour les sociétés européennes.

Quand les progressistes sont au pouvoir, comme aujourd’hui, son pouvoir législatif ne cesse de voter des lois qui contrôlent les oppositions et ont pour seul but de promouvoir le politiquement correct et de bloquer toute contestation. Il donne ainsi de plus en plus de pouvoir aux juges qui vont ainsi permettre aux minorités  (racialistes, féministes ou LGBT) de trainer en justice les opposants.

Désolé pour cette trop longue introduction pour relayer un article paru dans l’Observatoire du journalisme et intitulé :

Loi Avia, et maintenant un observatoire de la haine

 

Procédure accélérée pour la loi

La proposition de loi n° 270 déposée le 20 mars 2019 bénéficie de la procédure accélérée, illustrant l’importance que lui accorde la majorité parlementaire LREM. Visant à « combattre la haine sur internet » elle fait partie d’une offensive générale contre les libertés qui va des innombrables interpellations et condamnations des manifestants gilets jaunes, en passant par la tentative (avortée) de l’instauration d’un conseil de déontologie des journalistes.

En deux mots il s’agit d’encourager la délation et la censure préalable sur les réseaux sociaux. La délation par un « bouton rouge » sur lequel les internautes pousseront pour dénoncer un « discours de haine ». Le réseau social aura 24h pour supprimer l’image ou l’article ou le post sous peine d’une amende conséquente. Résultat, les réseaux sociaux ont anticipé la loi, pour s’entraîner ils suppriment à tour de bras tout post qui pourrait s’apparenter à un « discours de haine », en clair tout propos politiquement incorrect. Le mouvement est appelé à s’amplifier lorsque la loi sera pleinement appliquée.

Discussion sur un observatoire de la haine

Lors de la séance discutant de la proposition de loi il y avait moins de 25 députés dans l’hémicycle… Agnès Thil dissidente du groupe LREM s’est élevée contre la privatisation de l’autorité judiciaire. La plus combative, malgré une extinction de voix, fut la députée de Béziers Emmanuelle Ménard, déposant de nombreux amendements (tous rejetés) et défendant inlassablement une liberté fondamentale, la liberté d’expression.

Le secrétaire d’État au numérique Cédric O, représentant le gouvernement s’est de nouveau illustré par un zèle liberticide contre « les sites qui promeuvent des idées extrêmes ». Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que par « idées extrêmes » on entend toute opinion un peu vigoureuse opposée aux intérêts moraux et matériels du monde libéral libertaire qu’il représente avantageusement. Plusieurs points litigieux et inquiétants ont été confirmés lors des débats :

  1. L’obligation pour les annonceurs de publier chaque mois les médias dans lesquels ils placent une publicité. Pour mieux assécher les médias « incorrects ». L’offensive des Sleeping giants va dans ce sens, nous y reviendrons.
  2. La création d’un machin, « l’observatoire de la haine en ligne » dont les missions seront précisées (et pilotées) par le CSA. Attachez vos ceintures.
  3. Une liste noire des sites à caractère haineux. Nul doute que l’article que vous êtes en train de lire mettra de suite l’Observatoire du journalisme sur cette liste. Comme le souligne aimablement Eric Bothorel député des Côtes d’Armor dans la discussion pour préciser les caractéristiques des sites visés, « Si les sites sont des sites peu recommandables ». On peut faire confiance à l’ami Eric, ex PS passé chez LREM, pour les recommandations. Merci Eric.
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