Ethique du traitement versus éthique de la recherche …

Publié par le 4 Avr, 2020 dans Blog | 10 commentaires

Ethique du traitement versus éthique de la recherche …

Le principal reproche fait au Professeur Raoult tient dans son refus, en plein drame épidémique, de se plier aux règles courantes de validation des médicaments.

Contrairement à certains mandarins parisiens, le pékin moyen que je suis, comprend qu’à l’heure actuelle,

la fin peut justifier les moyens !

Le professeur Didier Raoult s’explique dans cet article du Quotidien du médecin :

Le Professeur Didier Raoult, directeur de l’IHU Méditerranée-Infection à Marseille, est au coeur de la polémique autour de l’utilisation de de l’hydroxychloroquine dans l’infection Covid-19. Contacté plusieurs fois par « le Quotidien », l’infectiologue médiatique a répondu sous la forme d’une tribune. Pour le fer de lance de l’antipaludique, l’épidémie de coronavirus est l’occasion de remettre en place « une réflexion sur la morale du choix entre le soin et l’expérimentation ».

Les études comparatives randomisées (les patients sont tirés au hasard pour recevoir un traitement ou un autre) ont bénéficié depuis le début du XXI ème siècle d’un engouement considérable, poussé à la fois par l’industrie pharmaceutique et par un nouveau groupe de chercheurs spécialistes d’analyses des data produites par les autres, que sont les méthodologistes. Cette approche est restée contestée, et les 2 articles, les plus cités dans ce domaine, concluent que les essais randomisés ne sont pas supérieurs aux essais observationnels.

Les méthodologistes ont réussi, dans à un certain nombre de cas, à imposer l’idée que leurs pensées représentaient la raison, mais en pratique, ce n’est jamais qu’une mode scientifique parmi d’autres.

Une définition a été baptisée, à la fin du XX ème siècle, pour savoir s’il était autorisé de faire une étude randomisée, du nom barbare de « Clinical équipoise ». Cette notion introduit l’idée que l’on ne peut faire une étude randomisée que si l’on est certain qu’il n’existe pas de traitement efficace,

sinon il n’est pas éthique, bien sûr, de choisir l’expérimentation plutôt que le soin. Le premier devoir du médecin est le soin, et non l’expérimentation.

La place de l’observation anecdotique pour les maladies infectieuses

Toutefois, cette approche raisonnable fait l’objet de très nombreux débats chez les gens qui pratiquent réellement l’éthique dans le monde, celui-ci paraît absent en France. En pratique, les partisans majeurs des essais randomisés ont fini par les introduire comme la preuve unique de l’efficacité d’un traitement, ce qui signifie que l’on ne devrait plus pouvoir utiliser un traitement en disant qu’il est efficace sans avoir fait un essai randomisé.

Dans ma propre expérience, j’ai déjà mis au point dix traitements différents, dont la plupart se retrouvent dans tous les livres de médecine rapportant les maladies sur lesquelles j’ai travaillé, sans jamais avoir fait d’essais randomisés. Les éléments, qui amènent, généralement, à la découverte des traitements, sont : l’observation anecdotique et les observations de séries correctement analysées. Il est clair, si on a la curiosité de regarder, par exemple, Wikipédia « Randomized Controlled Trial » en anglais (celui en français est, comme souvent, mal fait), que la plupart des gens reconnaissent que la découverte ne vient pas des effets randomisés, mais des initiatives individuelles. C’est ce qu’il s’est passé dans 99 % des traitements de maladies infectieuses. Par ailleurs, pour beaucoup de maladies, comme pour le sida ou pour les hépatites, l’efficacité du traitement est extrêmement facile à évaluer par les dosages dans le sang du virus, qui ne nécessite pas d’étude randomisée mais simplement des dosages réguliers.

Légitimité du placebo en question

Concernant le coronavirus, dès l’annonce officielle des autorités chinoises de l’efficacité des médicaments du groupe de la chloroquine ou de l’hydroxychloroquine, se posait la question de la légitimité de l’utilisation d’une branche placebo d’expérimentation. C’est-à-dire un groupe sans médicaments, dans l’essai Discovery. Ceci, sur le plan de l’éthique du soin, n’était pas tenable.

Il faut éviter les raisonnements circulaires qui, généralement, sont promus par les partisans d’une solution, non pas au nom de la science mais au nom de la certitude d’avoir raison.

On ne peut pas dire que pour pouvoir sauver les malades, il faut des essais randomisés, car ceux-ci sont pratiqués d’une façon bien récente pour des domaines extrêmement précis pour lequel leur contribution à la santé globale du monde reste pour l’instant à démontrer.

Personnellement, je souhaite que l’occasion de cette épidémie permette au pays de remettre sur place réellement ce à quoi le comité d’éthique était destiné au départ, c’est-à-dire une réflexion sur la morale du choix entre le soin et l’expérimentation, et non pas sur les dérives que j’ai pu constater dans mon expérience, où par exemple pour l’évaluation du microbiote digestif du patient infecté par le virus du sida, il fallait proposer au patient un délai de 7 jours de droit de retrait pour revenir chercher sa crotte, afin de pouvoir changer d’opinion, ou celle d’imposer des essais randomisés. Ces recommandations ne sont plus de l’éthique mais une dérive déconnectée, et de la recherche, et de la priorité du soin sur la recherche.

Et, je crois être aussi un chercheur !

Le Professeur Didier Raoult pour le Quotidien du Médecin.

Je suis fasciné par le calme et la sérénité qui émanent de ce chercheur renommé face à l’hystérie de la meute (Karine Lacombe et Laurent Alexandre en tête) lancée à ses trousses.

Karine Lacombe et Laurent Alexandre

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10 Réponses à “Ethique du traitement versus éthique de la recherche …”

  1. Vous aller comprendre pourquoi :

    Coronavirus : Le Plaquenil préconisé par le professeur Raoult revient à 4 € alors que le Kevzara de Big Pharma coûte 850 €, donc ça coince
    http://imposture-bibliotheque-de-combat.over-blog.com/2020/03/coronavirus-le-plaquenil-preconise-par-le-professeur-raoult-revient-a-4-alors-que-le-kevzara-de-big-pharma-coute-850-donc-ca-coince

    Publié le 31 Mars 2020
    Avec la soumission aux grands usuriers mondialistes et la volonté d’étendre le Mal, l’autre principe du Libéralisme est d’organiser la rareté pour faire flamber les prix. Un lecteur rappelle que les socialo-communistes d’URSS qui comptait les plus grandes terres cultivables et fertiles de la planète, provoquaient la famine. NDLR

    Oui chers lecteurs, la nouvelle est rassurante en ces temps dramatiques de pandémie mondiale, le professeur Didier Raoult ainsi que des chercheurs chinois ont découvert un traitement très efficace contre le Coronavirus. Il associe l’hydroxychloroquine (Plaquenil©) à un antibiotique de la famille des macrolides comme l’Azithromycine (Zithromax©). L’étude a été réalisée à l’hôpital de la Timone à Marseille in vitro sur près de 140 souches puis in vivo sur 24 patients. Les résultats précédents ont été publiés par les équipes chinoises dans les revues scientifiques les plus prestigieuses comme The Lancet.
    Cette nouvelle n’a pas eu l’heur de plaire à un certain lobby criminel, car le traitement proposé est très peu onéreux puisqu’il avoisine à peine 2 dizaines d’euros contrairement à la volonté de Big Pharma de proposer des vaccinations massives à des prix exorbitants qui vont encore aggraver le trou de la sécurité sociale. Le professeur Raoult a d’ailleurs été victime de nombreuses menaces de mort comme il l’affirme dans sa dernière vidéo que vous pourrez visionner ci-dessous.
    Lire la suite ici.

    Capture d’écran d’une recherche Google sur le Kevzara
    Le Kevzara, contre le Covid-19 est actuellement soumis aux tests
    Un médicament contre la polyarthrite rhumatoïde du groupe français Sanofi, qui passe des tests cliniques aux États-Unis depuis la semaine dernière en tant que médicament contre le coronavirus, sera également testé en Russie, dans plusieurs pays d’Europe et au Canada, selon l’agence de presse Reuters.
    Des essais cliniques du médicament Kevzara (ou sarilumab) doivent prochainement commencer en Russie, en France, en Italie, en Espagne, en Allemagne, au Canada et se déroulent déjà aux États-Unis en vue de vérifier si ce médicament peut contrer le Covid-19, a annoncé le groupe français Sanofi cité par l’agence de presse Reuters.
    Ce médicament, développé conjointement par Sanofi et la firme américaine de biotechnologies Regeneron pour traiter la polyarthrite rhumatoïde, fait partie d’un programme mondial d’essais cliniques pour des malades présentant une forme sévère de la maladie à coronavirus.
    Lire la suite sur Sputniknews.

  2. Eh oui.
    J’en arrive à être « complotiste » tant la logique gouvernementale ne me parait pas logique!

    Comment refuser un traitement dont les effets secondaires sont connus depuis des lustres, alors que la mortalité en proportion de cas confirmés) est de 100 pour un million d’habitants le 04 04 20 alors qu’il n’est que de 22 pour un million d’habitants aux USA!

    Oui, Ces recommandations ne sont plus de l’éthique mais une dérive déconnectée, et de la recherche, et de la priorité du soin sur la recherche./i>

  3. Christian 54 dit:

    Ces vautours sont effrayants !

  4. excellent article. le monde scientifique a été corrompu par nombre de joueurs et d’opportunistes dépourvus de valeurs morales et humaines …et d’esprit républicain.

  5. stéphane roncaglia dit:

    On est sur le TITANIC et des responsables incompétents attendent le résultat des études d’étanchéité des cannots de sauvetage l!!! Je vous invite à regarder cette vidéo faite par un médecin scandalisé (porte-parole d’un groupe de médecins) et à signer la pétition : https://www.petition-chloroquine.fr/?fbclid=IwAR0NmamrnY02eYtJaQjah115iHc1Q2m0e-f-Pisesz681M1YWthD9KQXBA0
    CHLOROQUINE : l’appel URGENT d’un groupe de médecins

    Le 26 mars, le gouvernement a INTERDIT aux médecins de terrain de prescrire aux malades le médicament le plus prometteur contre le coronavirus.
    Des médecins se révoltent et vous demandent d’agir vite – regardez cet appel et mobilisez-vous !

  6. Abonnée depuis,l’article de Christian, au Blog de JD MIchel, je viens de lire son dernier article.

    Formidable, admirable!
    Long mais à lire.

    En espérant que la conclusion, qu’il reprend d’une article de Régis de Castelnau sur Marianne : sera effective!
    « Crise, le passage des responsables devant le juge pénal est inéluctable. »

    http://jdmichel.blog.tdg.ch/archive/2020/04/05/covid-combien-de-morts-inutiles-et-comment-je-me-suis-gueri-305601.html

  7. Pour le reste, les mandarins qui squattent les plateaux télés, émargent auprès des labos qui travaillent sur d’autres médicaments.
    Leurs déclarations d’intérêts étaient accessibles il y a peu.

  8. Moi aussi, j’ai tant pesté contre les théories du complot les plus farfelues (rien à voir avec le Pr. Raoult), mais là, sur le traitement hydroxychloroquine-azithromycine préconisé dès les premiers symptômes et après un test et une mesure de la charge virale, je ne doute plus qu’il y a un loup, mais je me demande s’il n’y aurai pas plutôt une meute.

    Après l’interdiction de la vente libre en pharmacie, le discrédit jeté sur l’IHU marseillais et son patron, les conditions d’autorisation de prescription de l’hydroxychloroquine SEUL (digne des contraintes de retour aux 90km/h) et uniquement sur des patients dans un état sévère sont un enchaînement de décisions destinées à empêcher ce traitement dans un premier temps et de piper les résultats encourageant de Didier Raoult dans un second temps.

    Mais « Panoramix » gaulois réfractaire de surcroit et fier du recyclage de cette molécule, organise quand même des tests massifs et continue ses prescriptions en masse (peut-être aurait-il testé 2,5% de la population marseillaise). Les résultats sont attendus par tous les patients mais aussi par les pro-Raoult qui souhaiteraient comparer avec les autres « non-traitements » et traitements différents appliqués dans les autres villes, conformément aux obligations des de santé publique France.

    Mais voilà, les chiffres, publiés par l’INSEE, sur la covid-mortalité, calculés par département du 1er au 23 mars, permettent de comparer tous les départements métropolitains et ultra marins à l’exception des « bouches du Rhône », car le département est empêché de transmettre les informations par le « ransomware », virus informatique qui vise Marseille.

    Quel dommage, pas moyen de voir si « Panoramix » détient la recette de la potion magique !!!

    Les études parallèles, vouées à l’echec car menées aux antipodes du protocole du « rebouteux réfractaire », serviront de preuve de l’inefficacité de la chloroquine, largement diffusée sur tous les médias mainstream.

    Ils sont en train de maquiller la « zone de crime » mais ils oublient que d’autres zones dans le monde pourraient bien révéler un scandale sanitaire d’état, surtout si cette mascarade bien plus grave que celle du 1er tour des municipales dure avec plusieurs centaines de décès par jour.

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