Europe : qui avait déjà tout compris il y a 28 ans ?

Publié par le 10 Jan, 2020 dans Blog | 2 commentaires

Europe : qui avait déjà tout compris il y a 28 ans ?

Qui a dit ?

« Voici maintenant 35 ans que d’actes uniques en règlements, de règlements en directives, de directives en jurisprudences,

la construction européenne se fait sans les peuples !

Elle se fait en catimini, dans le secret des cabinets, dans la pénombre des commissions, dans le clair-obscur des cours de justice.

Voici que depuis 35 ans, toute une oligarchie d’experts, de juges, de fonctionnaires, de gouvernants prennent, au nom des peuples, sans en avoir obtenu mandat, des décisions dont une formidable conspiration du silence dissimule les enjeux et minimise les conséquences.

La logique du processus, l’engrenage, économique et politique, mise au point à Maastricht, est celle d’un fédéralisme au rabais, fondamentalement antidémocratique, faussement libéral, résolument technocratique.  »

Eric Zemmour ou d’autres intellectuels qui osent encore critiquer les institutions européennes, développent aujourd’hui les mêmes arguments. Mais, en fait, c’est en 1992, au moment de la signature du traité de Maastricht, que Philippe Seguin prononce, à l’Assemblée nationale, un discours qui, 28 ans plus tard, n’a pas pris une ride !

Je vous laisse avec Philippe Seguin, un grand homme qui avait tout compris de ce qui nous menaçait à l’époque :

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2 Réponses à “Europe : qui avait déjà tout compris il y a 28 ans ?”

  1. Peut-être que Philippe Séguin, qui « avait tout compris », était l’homme d’Etat qui aurait fait du bien à la France, mais il est resté à la porte de l’Histoire, un looser jamais élu Président de la République, sinon premier ministre, et qui a vu lui passer sous le nez des médiocres comme Chirac ou Juppé…

  2. J’étais dans le troupeau derrière Philippe Séguin pour voter « non » à Maastricht, mais malheureusement, il y a eu plus de moutons de Panurges que de chèvres de Monsieur Séguin.

    Ensuite, il y a eu le braquage politique du traité de Lisbonne contraint par la prise de conscience par les francais du transfert de souveraineté.
    Les danois ont eux aussi rejeté à plusieurs reprises la construction politique au bulldozer, la Norvège, elle, n’intègrera jamais l’union européenne qui se construit contre l’avis des peuples.
    Les britanniques, pourtant, privilégiés par leur statut particulier ont décidé de sortir suite au référendum dit du « Brexit » il y a maintenant plus de 42 mois. Le parlement a enfin validé la sortie malgré les manoeuvres de l’union européenne, pourtant, les pressions reviennent par l’Écosse qui veut entraver à nouveau la réelle sortie de l’Europe.

    Ce processus interminable pour pousser les britanniques à revenir sur leur décision prouve que cette construction n’est pas démocratique mais plutôt technocratique.

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