Europe, toujours le mépris des peuples

Publié par le 16 Juil, 2019 dans Blog | 1 commentaire

Europe, toujours le mépris des peuples

Les peuples et l’Europe ont divorcé il y a bien longtemps !

Et ce ne sont pas les dernières élections européennes qui pourraient décider les deux conjoints à reprendre la vie commune !

Les peuples hurlent : « On veut moins d’Europe ! On veut « mieux » d’Europe ! » et ‘Europe continue comme si de rien n’était à leur proposer «  Plus d’Europe ! »

Mais les élites savent ce qui est bien pour le peuple !

Voici un article tiré du dernier Bulletin d’André Noël qui dénonce les magouilles qui ont conduit à la répartition des postes de direction de l’Europe, pour un résultat en opposition totale avec les voeux des peuples d’Europe :

Nouvelle Commission européenne :
toujours le même mépris du peuple

Le moins que l’on puisse dire est que les nominations et élections à la Commission européenne comme au Parlement de Strasbourg ne vont pas réconcilier les électeurs avec l’Union européenne ! Le scrutin européen s’est caractérisé à peu près partout sur le Vieux-Continent, au sud, à l’est, comme au centre, par une montée en puissance des nationalistes, encore appelés « populistes » de façon péjorative, disons simplement de ceux qui refusent le « despotisme doux et éclairé » – dixit Jacques Delors – de Bruxelles au profit de la sauvegarde des intérêts nationaux. Or, non seulement les despotes bruxellois et strasbourgeois – ni doux ni éclairés – n’ont pas tenu compte de cette spectaculaire progression mais ils en ont pris l’exact contre-pied !

Qu’on en juge !

A la présidence de la Commission européenne, pour succéder à Junker, au terme de laborieuses tractations peu transparentes, ils ont choisi une Allemande en la personne de Ursula von der Leyen, ancien ministre de la Défense de Berlin. Laquelle n’a jamais caché qu’elle était fédéraliste. Si Macron a le fédéralisme discret et implicite, elle l’a, elle, triomphant et explicite. Elle a plaidé à plusieurs reprises pour des « Etats-Unis d’Europe. » En 2015, elle précisait dans les colonnes de Die Zeit : « Je n’imagine pas l’Europe de mes enfants ou de mes petits-enfants comme une union libre d’Etats pris au piège des intérêts nationaux. » A l’heure où les peuples veulent récupérer leur indépendance menacée par la tutelle omniprésente de Bruxelles, nommer à la tête de la Commission une fédéraliste relève de la provocation pure et simple !

Bien entendu, au poste où elle est, elle va s’efforcer d’imposer plus d’Europe alors que les électeurs disent à chaque scrutin en vouloir beaucoup moins et les Britanniques plus du tout. Mais, par prudence, la nouvelle présidente a affirmé qu’elle sera « pragmatique », ce qui veut dire qu’elle ira à pas menus, en fonction des circonstances, sans pour autant renoncer à l’objectif final, les Etats-Unis d’Europe. Il ne faudra évidemment pas compter sur Nathalie Loiseau et les élus macronistes pour s’y opposer ; au contraire, ils pousseront à cette roue destinée à broyer les peuples. Pendant la campagne, la tête de liste Renaissance avait affirmé : « Je ne suis pas fédéraliste. » Or, à peine installée à Strasbourg, ne voilà-t-il pas que la première réunion à laquelle elle participe, le 1er juillet, est celle organisée par l’Union des fédéralistes européens (UEF) ?

Elle a expliqué qu’elle souhaite démontrer la possibilité d’un rassemblement entre pro-européens. Elle ne distingue pas entre eux. Sur ce point, elle a raison : les pro-européens sont, explicitement ou implicitement, fédéralistes puisqu’ils font leur l’article premier du Traité de Maastricht qui annonce « une union sans cesse plus étroite » entre les pays signataires, le terme ultime étant une Europe fédéraliste.

A la tête du Parlement européen, un journaliste italien, David Sassoli, du Parti démocrate sévèrement battu aux européennes par la Ligue de Matteo Salvini. Ce dernier a ainsi commenté cette élection qui stupéfie les Italiens : « Là-bas, ils ne respectent ni le vote des Italiens ni celui des Européens, ils continuent à se répartir les postes. »

C’est comme s’il ne s’était rien passé le 26 mai, comme si les électeurs avaient donné un blanc-seing aux eurocrates pour qu’ils continuent leur marche en avant entre eux pour aller vers toujours plus d’Europe, sans tenir compte de la volonté des électeurs. Le groupe auquel appartiennent Le Rassemblement national et la Ligue italienne sollicitait deux postes de vice-présidents ; il n’aura rien. La majorité prend tout, en dépit de la règle de proportionnalité en vigueur à Strasbourg qui aurait dû leur valoir au moins une vice-présidence. Même en France, la majorité parlementaire laisse à un élu de l’opposition la présidence de la Commission des finances et six vice-présidences aux opposants.

A travers l’injustice et le mépris de la démocratie, ce sont les peuples qui en ont assez de cette arrogance dont font preuve les hiérarques européens. On comprend toutefois que Viktor Orban, le dirigeant hongrois, ait choisi de rester au PPE car il a pu ainsi s’opposer à l’accord entre Merkel et Macron pour porter à la tête de la Commission le social-démocrate hollandais Frank Timmermans alors que sa formation a été devancée par le PPE et que le président, selon le traité de Lisbonne, doit être issu de la formation majoritaire, en l’espèce le PPE. En outre, puisque c’est ce Timmermans qui instruit l’injuste procès de la Hongrie qui, selon lui, violerait l’état de droit, il est juste qu’il en subisse les conséquences.

Un mot sur Mme Lagarde. Il n’est pas sûr que passer de la présidence d’un organisme international, le FMI, à la Banque centrale européenne dont le pouvoir et l’action sont par définition circonscrits à l’Europe soit une promotion. C’est sans doute la raison pour laquelle elle a annoncé qu’elle allait « quitter provisoirement » les « fonctions de directrice générale du Fonds monétaire international durant la période de nomination. » Le FMI ne l’entend pas ainsi qui lui cherche déjà un successeur.

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