Exit Lussault ! Bon débarras !

Publié par le 27 Sep, 2017 dans Blog | 4 commentaires

Exit Lussault ! Bon débarras !

On se souvient tous de l’affreuse grimace qui s’était dessinée sur le visage d’ange (ou de démon ?) de Najat Vallaud-Belkacem à l’annonce de la nomination de Jean-Michel Blanquer pour la remplacer à la tête de l’Education nationale.

La Khmer rose de l’égalitarisme forcené avait compris en une seconde que toute son entreprise de déconstruction de l’école et de nivellement par le bas allait être patiemment mais systématiquement déconstruite à son tour !

Pour le titre de cet article, je me suis inspiré de celui de Sophie Coignard paru ce matin sur le site du Point. Dans cet article, Sophie Coignard se félicite de la démission de Michel Lussault de la présidence du Conseil supérieur des programmes (CSP).

Ecoutons-la :

Il faut lui reconnaître une qualité : il n’a jamais varié. Depuis sa nomination, en 2014, Michel Lussault, le président du Conseil supérieur des programmes (CSP), n’a cessé de défendre toutes les extravagances pédagogistes soutenues par la ministre Najat Vallaud-Belkacem. Il vient d’annoncer, dans Le Monde , qu’il quittait son poste pour cause d’incompatibilité avec le ministre Jean-Michel Blanquer.

En cas de désaccord, certains grands commis de l’État tirent élégamment leur révérence. Michel Lussault a choisi, au contraire, l’invective et le ressentiment. Il se dit victime de « désinvolture » et de « discourtoisie » de la part du nouveau ministre. Pourtant, personne ou presque ne le regrettera. La société des agrégés a donné le ton, déplorant que « la présidence de M. Lussault a(it) été marquée par la provocation et la polémique, loin de l’instauration du climat et du dialogue nécessaires à une réflexion sereine sur les améliorations à apporter à l’enseignement et aux programmes ». Bien contents de cette défection, les agrégés attendent que « les publications et discussions relatives aux programmes soient désormais exemptes du jargon qui sert trop souvent, dans l’Éducation nationale, de cache-misère à l’absence de pensée et de contenu ».
Trop sévère ?

Jean-Michel Blanquer n’a pas mâché ses mots pour lui répondre …

« C’est son choix ! Il y a des gens qui s’énervent quand je dis : lire, écrire, compter, respecter autrui. S’il s’agace, il en tire les conséquences »

« Je suis dans un travail d’organisation de l’Éducation nationale pour que tous les enfants sachent lire, écrire, compter et respecter autrui à la sortie de l’école primaire. Si ça gêne monsieur Lussault, ce n’est vraiment pas grave qu’il s’en aille  »

Répondant au reproche qui lui a été fait de donner des interviews à des magazines de droite (Causeur et Valeurs actuelles) – Mon Dieu, quelle horreur ! – il a déclaré :

« Il faudrait que je demande à monsieur Lussault l’autorisation de parler à des magazines ?  »

« Je suis d’abord dans le gouvernement d’Emmanuel Macron qui a montré qu’on pouvait dépasser ce clivage. » L’école doit unir la société, je ne cherche aucune polémique ». 

Oui, bon débarras !

Le sauvetage du Titanic qu’est devenue l’Education nationale ne pourra se faire qu’en jetant par dessus bord tous les pédagogistes qui depuis trente ans ont travaillé à son naufrage !

Michel Lussault est le premier. Espérons qu’il sera suivi de beaucoup d’autres !





4 Réponses à “Exit Lussault ! Bon débarras !”

  1. Ce michel lussault, comme bien d’autre, devrait se rappeler qu’il n’est pas plus utile qu’un simple ouvrier, moins meme,
    vu que la deconstruction de l’education nationale a été plebicité par celui ci et d’autre petite gens.

    Ces petites gens qui ne representent qu’eux meme, et surtout pas plus, comme la plupart de la goche, devraient apprendre l(humilité et surtout le sens de la responsabilitée.

    Il devrait etre heureux que l’etat ne poursuive pas ces destructeurs de l’école et donc de la nation.

    Ces comportements au dessous de tout, ne merite aucune attention, en general.

    Qaund a J M Blanquer, il a toute notre estime en allant dans le bon sens.

  2. Idomar Yassagof dit:

    Au hasard, un commentaire trouvé sur Amazon portant sur un de ses livres (De la lutte des classes à la lutte des places):

    Michel Lussault dans toute sa splendeur : incompréhensible, jargonnant (sans doute pour faire intelligent et faire croire que la géographie est une science) et moralisateur comme le veut la doxa médiatique et politique du moment (derniers mots du livre :  » volonté (..) de garantir le vivre-ensemble »).

    Un bon gaucho bobo quoi ! Dehors pour le plus grand bien de tous les enfants.

  3. un grand bravo à j.m BLANQUER pour ne pas s’etre laissé impressionné par LUSSAULT et sa suffisance.BLANQUER l’a remis à sa place avec intelligence et fermeté.Bien que n’ayant pas voté pour lui, j’applaudis des 2 mains le bon sens de ce monsieur qui essaye de redresser la barre.
    Pour avoir entendu pendant des années une de mes proches, professeur de lettres, se plaindre du peu de niveau des élèves au collège, je comprends et approuve tout à fait la nécessité de réapprendre aux enfants les bases, lire ,écrire, et apprendre le respect d’autrui.
    Est il normal qu’un professeur se fasse traiter de « sale p… », lorsqu’elle demande à sa classe d’entrer en cours?
    Est il normal que certains professeurs soient obligés de faire cours portes ouvertes au cas ou le cours dégénèrerait grâce à certains élèves peu concernés par l’enseignement mais que le principal ne sanctionnera pas « parce-qu’il-en-va-de-leur_avenir » !!!
    Le ministre a raison d’insister sur les bases à avoir mais aussi sur cette notion de respect.
    Pour ma part, je pense que le respect commence à la maison, et qu’il serait bon que les pédagogues osent le dire.
    Quand j’entends dans une salle d’attente de médecin, une mère repousser son enfant de 18 mois en lui disant « arrête , tu me fais ch… », je ne m’étonne plus que quelques années plus tard, on retrouve ces comportements au quotidien, à l’école, dans les magasins etc..

  4. Comment concevoir qu’un professeur de géographie qui, pour désigner une piscine parle d’un « milieu aquatique profond standardisé « puisse être audible pour ce qui est d’une politique d’éducation. Incapable de se servir d’un vocabulaire standard compris de tous, il se fourvoie dans l’utilisation d’un langage obtus, inintelligible, pensant sans doute en imposer à ses interlocuteurs ou lecteurs. L’ennui, c’est que ses définitions sont particulièrement stupides, inutiles et lourdes et que ce soit disant enseignant n’est rien de plus qu’un sectaire borné, incapable de de se mettre à l’écoute d’autrui. En termes simples, c’est un foutu crétin,snobinard et malfaisant. Le conserver au poste que lui avait conféré la ministre précédente eût été une faute politique grave. La position de Blanquer est donc totalement normale et naturelle lorsque l’on considère le stade de décrépitude atteint par l’éducation nationale.

    Il faut que ce pays soit descendu bien bas pour tolérer des tels égarements et admettre qu’un imbécile de pédagogiste ne comprenant rien à l’éducation puisse avoir obtenu de telles responsabilités. Il est vrai que le quinquennat de Flamby a ressemblé plus à une exposition de monstres de foire qu’à une équipe politique efficace. Et avec le roi des dieux autoproclamé qui peut dire aujourd’hui quels sommets nous pourrons encore atteindre.

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