France Culture : quand un journaliste
ne voit que ce qu’il a envie de voir !

Publié par le 12 Fév, 2020 dans Blog | 2 commentaires

France Culture : quand un journaliste ne voit que ce qu’il a envie de voir !

S’il n’a rien à dire, il ferait mieux de se taire.
Et bien non, quand je n’ai rien à dire,
Je veux qu’on le sache !
Et si vous mêmes, vous n’avez rien à dire …
Eh bien on en parle, on en discute !

C’était un extrait du fabuleux sketch de Raymond Devos :

Parler pour ne rien dire.

Boycottant les chaines de radio et de télévision du service public depuis une bonne vingtaine d’années, je suis peu qualifié pour en parler. Je me bornerai donc à relayer un article de Gabrielle Cluzel paru sur Boulevard Voltaire.

La journaliste nous raconte comment un journaliste pardon un militant de France Culture, Frédéric Martel, a couvert la cérémonie funéraire du cofondateur du Front National, Roger Holeindre, en l’église Saint-Roch. On imagine bien le journaliste ayant quasiment écrit son papier avant même d’être entré dans l’église. Pensez ! Voir un concentré de l’extrême droite réuni en vase clos … Le nirvana pour un journaliste de gauche (pléonasme ?).

Cela n’a pas manqué : il a vu ce qu’il voulait voir !

Non, le salut scout n’est pas le salut nazi.
Un spécialiste de l’Église peut-il l’ignorer ?

On le sait, il suffit souvent d’un bouquin pour faire de vous un spécialiste. Vous voilà ensuite invité, à chaque fois que l’actualité s’y prête, pour donner votre point de vue éclairé dans les grands médias. Ainsi le journaliste Frédéric Martel a-t-il, durant quatre ans, mené une enquête au Vatican et dans une trentaine de pays pour écrire Sodoma, enquête au cœur du Vatican. Le titre dit à peu près tout des 630 pages.

Bref, philistins et béotiens, inclinez-vous bien bas devant cet expert ès Église catholique… qui confond les scouts et les nazis.

Dans un tweet (supprimé depuis) Frédéric Martel avait écrit le 10/2/2020 :

ÉGLISE | Obsèques du militaire et lepéniste #RogerHoleindre, à l’Église Saint Roch, ce 6 février : en présence de Jean-Marie #LePen, de militaires faisant le signe #nazi, de prêtres extrêmes et une paroisse (bien repérée) qui évolue vers la droite dure…https://t.co/tluIwo0Aex

— Frederic Martel (@martelf) February 9, 2020

« Obsèques du militaire et lepéniste , à l’Église Saint-Roch », il signale la « présence de Jean-Marie Le Pen, de militaires faisant le signe nazi, de prêtres extrêmes, et une paroisse (bien repérée) qui évolue vers la droite dure… » Les points de suspension font froid dans le dos.

Frédéric Martel

On ne sait trop ce qu’il entend par « prêtre extrême » : prêtre de l’extrême, qui pratique le saut en élastique du haut du clocher, tel un abbé Hulot dans « Ushuaïa » ? Ou extrêmement prêtre, récitant par cœur son bréviaire en français, en russe et en chinois et bénissant tout ce qui passe ? – mais pour le reste, on a bien compris. Peste.

On se précipite, horrifié, pour regarder… et on découvre un salut scout pendant le chant de la promesse, pratique d’une grande banalité pour un cantique qui ne l’est pas moins en ces circonstances. Un louveteau de 8 ans aurait pu le renseigner. Un prêtre du diocèse de Vannes lui répond obligeamment :

« Dans cette vidéo, je vois des applaudissements, des signes de croix et des saluts scouts, mais nulle trace de salut nazi ! Je pense que probablement vous confondez le salut scout à l’ancienne (bras tendu, mais à 3 doigts) [le pouce est en effet replié sur le petit doigt symbolisant le plus fort qui protège le plus faible… pas franchement, convenons-en, la philosophie nazie, NDLA]. Il y a eu à l’extrême droite des résistants. »

Car évidemment, Frédéric Martel semble avoir oublié que le défunt, quand il était adolescent, a volé deux mitraillettes à l’armée allemande, ce qui fait de lui un nazi assez médiocre.

Quant à l’église Saint-Roch, elle a accueilli les obsèques d’Yves Saint Laurent, dont on peine à retracer les accointances avec la droite dure. Pas sûr que quatre ans d’enquête et 630 pages y suffisent.

Bien sûr, Frédéric Martel n’est pas le seul à tenter de faire
rentrer ses fantasmes au chausse-pied de l’idéologie :

tout ceci n’est pas sans rappeler la boulette de Boulouque, Sylvain de son prénom, historien de son état qui, interrogé par BFM TV lors des manifestations de gilets jaunes, avait vu « un drapeau avec des fleurs de lys, qui illustre la monarchie et la volonté de retour du roi » dans un drapeau de la Picardie. Mais un spécialiste de l’Église qui découvre le salut scout, c’est comme un François Lenglet qui n’aurait jamais entendu parler du CAC 40, un Périco Légasse qui confondrait la panna cotta avec la mort-aux-rats.

S’il a observé le Vatican avec les mêmes lunettes que cet enterrement, Sodoma rime donc avec n’importe quoi, c’est bien ça ?

Gabrielle Cluzel pour Boulevard Voltaire.

Merci de tweeter cet article :





2 Réponses à “France Culture : quand un journaliste
ne voit que ce qu’il a envie de voir !”

  1. Comme d’habitude, ces militants extremistes « journaliste » ont des point de vue particuliers :
    tout est a vision gauchisant, avec pour effet d’avoir des extremistes, (ou d’inventer) pour toutes personnes, qui ne sont pas a goche.

    La goche, la vraie, la plus imbecile et la plus con du monde, sait qu’il existe dans ces rangs des extremistes de tout genre qui aimerait bien aussi faire passer l’Abbé Pierre, ou d’autre, pour des extremiste…

    Les extremites a goche, soutenu par une ideologie et une moralité toujours a geometrie variable, ne manquent pas, ( 40% minimum chez les journaleux), sont la pierre angulaire de cette ideologie plus ou moins debile.

    La connerie sans fond, de ces debiles si souvent demontrées, et l’immense hypocrise, caracterise cette goche qui aime tant la moralité a geometrie variable, et sa verité a deux balle.

    Quelques gochiste moderés, pas tres nombreux, servent encore de caution pour cette goche extremiste.

    Comme je le prevoyais, il y a pres de trente ans, toute ideologie, mene a l’extremisme petit a petit, car elle ne se nourri pas de la realité, mais de ses fantasmes.

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