François, pape du politiquement correct ?

Publié par le 20 Fév, 2019 dans Blog | 5 commentaires

François, pape du politiquement correct ?

Initialement très enthousiasmé par l’élection de François, j’ai dû progressivement déchanter en voyant le pape prendre des positions de plus en plus « progressiste ».

Si l’on peut comprendre en partie sa position sur les migrants et la nécessité de les accueillir – en tant que gardien des dogmes du christianisme -, on ne peut que déplorer l’angélisme du pape sur les dangers que l’islam conquérant fait courir au monde chrétien.

Un article du site du Gatestone Institute dénonce le silence du pape face au massacre des Chrétiens dans les pays musulmans. Voici le début de ce très long texte :

Le Silence Obstiné du Pape sur la Persécution des Chrétiens

En 2018, 4.305 chrétiens ont été assassinés pour la seule et bonne raison qu’ils étaient chrétiens. Ce chiffre dramatique a été compilé par le « World Watch List 2019 » de l’organisation non gouvernementale (ONG) Open Doors. L’année 2018 aura compté 1 000 victimes chrétiennes de plus, soit 25% de plus que l’année précédente (3 066).

De nos jours, 245 millions de chrétiens sont persécutés un peu partout dans le monde en raison de leur foi. En novembre dernier, le «Rapport 2018 sur la liberté religieuse » de l’association Aid to the Church in Need (Aide à l’Église en détresse) a abouti à la même conclusion : 300 millions de chrétiens sont victimes de violence. Le christianisme, malgré une vive concurrence, a été qualifié de « religion la plus persécutée au monde ».

En mars 2019, le pape François se rendra au Maroc, un pays également inscrit sur la liste de surveillance d’Open Doors. Malheureusement, la position du pape François sur l’islam semble sortir droit d’un monde imaginaire. La persécution des chrétiens est désormais une crise internationale. Au cours des deux derniers mois seulement, un policier a été tué alors qu’il tentait de désamorcer une bombe devant une église copte en Égypte. Avant cela, sept pèlerins chrétiens ont été assassinés par des extrémistes religieux. Peu après, une fosse commune a été découverte en Libye contenant les restes de 34 chrétiens éthiopiens tués par des djihadistes affiliés à l’État islamique. Le régime iranien, a lancé une vague de répression qui a amené l’incarcération de plus de 109 chrétiens. Il a fallu trois mois à la pakistanaise Asia Bibi, acquittée de l’accusation de « blasphème », pour réussir à fuir le Pakistan ou ses anciens compatriotes réclamaient sa pendaison. À Mossoul, autrefois capitale chrétienne d’Irak, « Noël a eu lieu sans chrétiens », et dans l’ensemble du pays, 80% des chrétiens ont disparu.

Le cardinal Louis Raphael Sako, patriarche de Babylone des Chaldéens et chef de l’Église catholique chaldéenne, a récemment rendu publics des statistiques sur la persécution des chrétiens d’Irak : « 61 églises ont été bombardées, 1 224 chrétiens ont été tués, 23 000 maisons et biens immobiliers appartenant à des chrétiens ont été confisqués ». Le patriarche a rappelé au monde que l’État islamique donnait « trois options aux chrétiens » : la conversion à l’islam, le paiement d’un impôt spécial ou l’abandon immédiat et forcé de leurs terres. « Autrement, tous auraient été tués ». C’est ainsi que 120 000 chrétiens ont été expulsés.

« Le silence entêté des dirigeants européens sur la question des religions, l’islam en particulier, étonne et déçoit », a écrit récemment le romancier algérien Boualem Sansal.

« Leur attitude est tout simplement irresponsable, suicidaire, et même criminelle dans le contexte actuel, marqué par l’expansion vertigineuse d’un islam radical exclusiviste arrogant… C’est comme vivre au pied d’un volcan en colère et ne pas comprendre qu’il se prépare à entrer en éruption ».

Sansal, menacé de mort par les islamistes en France comme en Algérie, est l’auteur du best-seller « 2084 ». Il affirme que la position du pape François sur le monde musulman est semblable à celle des dirigeants occidentaux:

« Le pape François ne pouvait d’aucune manière être dans l’ignorance des problématiques lourdes induites par l’expansion de l’islam radical dans le monde et aujourd’hui au cœur même du domaine chrétien. Relevons encore ceci : l’islam, dernière religion arrivée en Europe, a un empêchement intrinsèque à s’intégrer dans la trame européenne fondamentalement judéo-chrétienne, même si ce référent s’est étiolé au cours des derniers siècles. »

Le pape François a fini par reconnaître que « l’idée de conquête » est partie intégrante de la religion islamique, mais il a rapidement ajouté que le christianisme aussi pouvait être qualifié de conquérant. « L’islam authentique et la lecture correcte du Coran s’opposent à toutes les formes de violence », a affirmé le pape sans donner plus de détails. Il n’a pas non plus expliqué en quoi l’islam était « une religion de paix compatible avec le respect des droits de l’homme et la coexistence pacifique ». Les efforts du pape tendent en réalité à exonérer l’islam de ses responsabilités, un chemin ou il s’aventure bien plus loin que nombre des critiques musulmans comme le président égyptien Abdel Fattah el-Sisi , l’auteur américain et médecin Zuhdi Jasser, l’ancien ministre koweïtien de l’Information Sami Abdullatif Al-Nesf, l’auteur franco-algérien Razika Adnani, le philosophe tunisien basé à Paris, Youssef Seddik, le journaliste jordanien Yosef Alawnah et l’auteur marocain Rachid Aylal.

Lire la suite sur le site du Gatestone Institute.

Suite dont voici juste la conclusion :

Le pape François doit maintenant faire face au risque potentiel d’un monde chrétien englouti physiquement par le croissant musulman – comme le montre le logo choisi par le Vatican pour le prochain voyage du pape au Maroc. Il serait temps que l’apaisement finisse.

Giulio Meotti, éditeur culturel à Il Foglio,  journaliste et auteur italien pour le Gatestone Institute.






5 Réponses à “François, pape du politiquement correct ?”

  1. Richard Mauden dit:

    Le Pape François et le Grand Imam d’Al-Azhar Ahmad Al-Tayeb formulent une forte condamnation du terrorisme et de la violence : «Dieu ne veut pas que son nom soit utilisé pour terroriser les gens», précisent-ils dans ce texte qui se penche notamment sur la paix, la liberté religieuse et les droits des femmes.
    Le Document sur la fraternité humaine pour la paix dans le monde et la coexistence commune signé cet après-midi à Abou Dhabi par le Pape François et le Grand Imam d’Al-Azhar, Ahmad Al-Tayeb, constitue non seulement une étape importante dans les relations entre le christianisme et l’islam, mais c’est aussi un message qui a un fort impact sur la scène internationale. En préface, après avoir affirmé que «la foi amène le croyant à voir dans l’autre un frère à soutenir et aimer», le texte est présenté comme «un document raisonné avec sincérité et sérieux », qui invite « toutes les personnes qui portent dans leur cœur la foi en Dieu et la foi en la fraternité humaine, à s’unir et travailler ensemble». (dreuz.info)
    Et il faudrait les croire, ceux qui trompent sciemment les peuples !

  2.  » L’islam authentique et la lecture correcte du Coran s’opposent à toutes les formes de violence » bon, bin , c’est tout vu François, allez, travaux pratiques en Syrie en Irak, en Indonésie,au Pakistan, à embrasser nos frères ou à « tendre l’autre joue », nous autres, intolérants que nous sommes, on te regarde et on apprend !

  3. Benoît XVI, ça au moins c’était un pape!

    Les Catholiques ont perdu gros après sa renonciation, surtout que lui ne faisait aucune concession au politiquement correct qui est en train de détruire à petit feu une civilisation européenne et occidentale qui n’a pas à rougir, quand elle se compare aux autres ; contrairement à la guimauve argentine, qui n’a dû son élection qu’au fait qu’il fallait élire un pape plus consensuel après le pontificat « couillu » du précédent, et dont le silence sur le sort de nombreuses communautés chrétiennes persécutées est un véritable scandale.

    Ce brave pape François n’est peut-être même pas conscient qu’il creuse la tombe du catholicisme européen et que s’il a baisé les pieds de migrants musulmans, ceux-ci lui donneront en retour le baiser de la mort…

  4. Bergoglio est un pape apostat assis aujourd’hui sur le trône de Saint Pierre. Même Borgia était plus respectable que lui. Non content d’abandonner les chrétiens à leurs bouchers, il fait la promotion de la religion de ces derniers. Il accomplit avec froideur et détermination le même carnage contre l’Église que Macron contre la France. En le regardant faire ses simagrées, on ne peut être que révulsé ; c’est la preuve qu’on peut tout à fois chanter des cantiques en étant habité par le Malin. Bergoglio et Macron, bons petits soldats du progressisme, sont des liquidateurs : ils terminent le sale boulot de leurs prédécesseurs avec zèle et application. L’un et l’autre pactisent à ciel ouvert avec l’ennemi. Élever la trahison à un tel niveau mérite que leur nom y soit attaché à perpétuité. Mais le cas est plus grave pour Bergoglio qui s’emploie à détruire non une nation ou un pays mais une civilisation.

  5. Un eveque denonce dans son site: Le grand reveil

    https://legrandreveil.wordpress.com/

    Voici des extraient, vous y remarquerez aussi le role des francs maçons dans la destruction volontaire du catholicisme.

    Pour les catholiques, Dieu a un nom : Jésus-Christ ; ce même Dieu ne peut pas enseigner une chose et son contraire ; il ne peut pas dire d’un côté « Je suis le chemin la vérité et la vie, nul ne va au Père que par moi » (Jean 14:6), ou « Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé, celui qui refusera de croire sera condamné » (Marc 16:16), et dire d’un autre côté qu’on peut se sauver en dehors de Lui.
    Parce que dire que le pluralisme des religions est une volonté divine revient à dire que même les religions qui nient la divinité du Christ peuvent conduire au salut, qu’elles sont toutes « bénies de Dieu ». Mais alors, de quel Dieu s’agit-il puisqu’à l’évidence, il ne s’agit pas de Jésus-Christ ?

    Donc le pape François, en écrivant et signant ceci, nie délibérément et visiblement la divinité de Jésus-Christ ; il renie sa propre doctrine. On dépasse l’apostasie et l’hérésie pour aller vers la traîtrise suprême.
    Parce qu’au fond, enseigner une telle doctrine va beaucoup plus loin que ne l’imaginent les catholiques lambda, et s’ils réfléchissaient un peu plus aux conséquences de telles idées, ils seraient effarés. En effet, si on pousse le raisonnement jusqu’au bout, nier la divinité de Jésus-Christ revient aussi à remettre en cause son enseignement. On ne peut plus désormais présenter les évangiles comme la Parole de Dieu, puisque ce dernier n’est pas -ou plutôt n’est plus- Dieu. Encore un autre élément fondamental qui saute. Avec une telle façon de penser, les évangiles deviennent des textes inspirés, certes très beaux, mais que l’on peut réinterpréter à loisir puisqu’ils ne sont plus gravés dans le marbre de façon immuable et éternelle comme le serait la véritable Parole de Dieu.

    L’œcuménisme de Rome consiste à avancer vers la religion universelle maçonnique et à détourner les siens de la doctrine du salut

    Beaucoup d’observateurs se trompent en croyant que but maçonnique est d’unifier les religions en une sorte de religion universelle. Ce n’est pas exactement ça. Personne n’a l’intention de fusionner catholiques, protestants, musulmans et juifs en une même entité, totalement illusoire d’ailleurs. Même la fusion catholiques-protestants serait très difficile à mettre en œuvre.
    Non, le but est d’amener les religions à reconnaître comme universalité transcendante et supérieure la religion maçonnique des droits de l’homme, dont les trois piliers sont : liberté, égalité, fraternité.

    Que deux hauts dignitaires, l’un musulman, l’autre chrétien, signent une déclaration sur la fraternité humaine est une reconnaissance en soi par eux deux, engageant leurs groupes réciproques, de cette fameuse religion supérieure maçonnique.
    Car la fraternité ici ne repose pas sur la foi en Jésus-Christ mais sur une autre idéologie, celle issue des droits de l’homme.
    Dans cette déclaration comme dans le discours du pape François, outre la fraternité, on relève aussi l’omniprésence des notions de liberté et de droits (donc l’égalité) : nous sommes bien en présence de documents et de discours typiquement d’inspiration maçonnique.
    Le pape François va même jusqu’à affirmer « Il n’y a pas d’alternative : ou bien nous construirons ensemble l’avenir ou bien il n’y aura pas de futur« .
    Le but de la religion universelle est donc de faire communier l’ensemble des religions dans ces mêmes valeurs transcendantes maçonniques, de les rendre supérieures à tout, y compris à elles-mêmes.
    Ainsi, les catholiques, protestants ou musulmans sont invités à rejoindre le groupe déjà conséquent des athées, païens, bouddhistes et autres déistes, communiant déjà dans la religion des droits de l’homme.
    Là encore, la volonté des papes à avancer dans ce domaine n’est pas nouvelle, elle a commencé dès l’ouverture au monde de Jean XXIII, et se termine en apothéose avec François.

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