Gauchisme culturel : les masquent tombent !

Publié par le 14 Jan, 2020 dans Blog | 3 commentaires

Gauchisme culturel : les masquent tombent !

Depuis plus d’un demi-siècle, plus précisément depuis les événements de mai 1968, le gauchisme culturel régnait sans partage.

La droite, lassée de se faire traiter de ringarde, de pudibonde et de « catho », avait depuis longtemps rendu les armes et s’était soumise à la dictature intellectuelle de la gauche et des médias.

Mais depuis quelques années, les élites progressistes françaises et occidentales n’ont plus la cote. Partout, les signes d’un mai 68 à l’envers sont visibles. C’est outre atlantique l’élection de Trump, outre manche le vote du Brexit, en Europe de l’Est et en Italie la victoire des partis populistes.

La faillite des élites est multiple et d’abord morale !

Il était interdit d’interdire ! Elles ont même été jusqu’à interdire d’interdire la pédophilie ! En tout cas, elle l’ont tolérée !

Sinon, jamais un Cohn Bendit n’aurait pu se pavaner, avachi sur un fauteuil du plateau d’Apostrophe, et raconter ses attouchements avec des fillettes de 5 ans (voir la vidéo ici).

Sinon, jamais un Gabriel Matzneff n’aurait pu coucher sur le papier de son journal ses exploits avec des fillettes mineures !

J’ai été scandalisé quand j’ai appris que Gallimard venait de mettre fin à la publication, justement de ce journal. Comme toute l’intelligentsia de gauche, Gallimard était au courant des agissements coupables de Matzneff, depuis des décennies et publiait sans vergogne son journal !

Arrêter sa publication est le plus édifiant des aveux de culpabilité !

Oui, nous assistons bien à la faillite morale de la gauche culturelle !

Voici un article de Chantal Delsol qui dénonce cette gauche qui se renie bien tardivement et elle pose la question de la légitimité de toutes les réformes sociétales que le progressisme nous impose aujourd’hui, du mariage pour tous à la GPA en passant par la PMA pour toutes :

« L’affaire Matzneff est un désaveu du gauchisme culturel »

La philosophe Chantal Delsol voit dans la condamnation – tardive – de l’écrivain pédophile dénoncé dans le récit de Vanessa Springora, « Le Consentement », le retour de principes moraux après une période de néant encouragé par les élites intellectuelles et parfois politiques depuis Mai 68.

Une partie de notre élite intellectuelle a longtemps compris la pédophilie comme un nouveau chapitre de la si excitante libération des moeurs. Il y avait le petit nombre de ceux qui légitimaient ouvertement et revendiquaient la licence absolue comme un droit sacré, et le grand nombre de ceux qui voulaient demeurer à la mode et n’osaient pas manifester une éventuelle indignation. Bernard Pivot a trouvé une jolie formule en prétendant qu’à l’époque la littérature prévalait sur la morale – formule tartuffe et bien fausse. En réalité, à l’époque la mode voulait, littérature ou pas, qu’on défende toujours la licence quelle qu’elle soit, faute de se trouver aussitôt ostracisé. Et Bernard Pivot ne pouvait pas se permettre, alors, d’apparaître comme un pudibond.

Le livre de Vanessa Springora pose cette question sous forme d’énigme : pourquoi un tel élan il y a trente ans pour défendre la licence sexuelle tous azimuts, et un tel élan aujourd’hui pour condamner avec horreur les mêmes agissements ? Personnellement, j’ai toujours trouvé honteux et carrément dégoûtant le geste de l’adulte qui profane l’esprit de l’enfant en même temps que son corps. Mais, évidemment, on m’aurait traitée de catholique bégueule si j ‘avais exposé mon opinion en public il y a trente ans.

Renversement de valeurs

Alors qu’aujourd’hui me voici dans le goût du jour. Tel est le mystère. On sait bien que la morale change avec le temps, processus normal et souvent juste. Pourtant il faut noter au départ que notre époque est une grande experte en renversements des valeurs. La peine de mort, la torture, la colonisation, il y a peu considérées comme des pis-aller, voire comme des bienfaits selon les cas, sont à présent honnies et haïssables.

L’homosexualité ou l’IVG, considérées il y a peu comme haïssables et honnies, sont à présent non seulement légitimes et légales, mais plutôt de bon goût. On pourrait allonger la liste, qui serait monotone. Ces changements font apparaître tout naturellement une direction : en l’occurrence, ils vont dans le sens de la liberté individuelle. Ici justement se pose la question dans l’affaire en cause, qui décrit un paradoxe : pourquoi faut-il soudain limiter la liberté individuelle, de plus en plus glorifiée et étendue ? Pourquoi trouverait-elle des limites alors que nous nous sommes juré d’abolir toutes les limites ? Pourquoi cette chasse aux pédophiles qui remplace en vingt ans la chasse aux pudibonds ?

Le gauchisme culturel actif dans les sociétés occidentales pendant la seconde moitié du XX ème siècle, était une forme de nihilisme, qui avait pour motivation d’anéantir la morale chrétienne, encore dominante dans nos pays à cette époque. La filiation du nihilisme moral s’étend en Occident au long d’une généalogie allant de Diogène le cynique (exhortant à l’ inceste), à Sade et aujourd’hui, par exemple, à Michel Foucault. Au fond ce sont des anarchistes de la morale, désireux de briser les limites et de détruire les valeurs. En général, ils amusent l’opinion parce qu’ils sont talentueux, mais enfin les peuples ne sont jamais assez sots pour leur confier le pouvoir ou pour seulement les prendre au sérieux. Ce sont des bouffons, dangereux certes, mais tout de même des bouffons. Les Athéniens se sont cotisés pour remplacer le tonneau de Diogène que des voyous avaient cassé, parce que Diogène les amusait avec ses aphorismes sauvages, mais ils ne l’auraient pas nommé magistrat. A l’époque de 68, on a vu une telle anarchie morale dominer l’opinion que les parents de la petite Vanessa Springora auraient eu honte d’avoir honte …

Nihilisme

Cependant on peut être sûr que le nihilisme qui a présidé à la négation de toute valeur morale à l’époque de la petite Vanessa, n’est pas viable sur le long terme. Une société ne pourrait pas suivre tout entière ni longtemps Diogène le cynique, Sade ou Michel Foucault, parce que les attendus du nihilisme sont tout simplement antihumains.

Le gauchisme culturel, ou l’abolition de toute norme, morale ne peut jamais valoir que pour une minuscule élite pédante, qui fait la loi et les prophètes et ostracise qui la contredit. 

Le bon sens et la morale naturelle de la majorité s’indignent en secret. Un jour ou l’autre, les barrières cèdent devant l’horreur. Les opinions se scandalisent, s’indignent, et c’est bien pourquoi la licence soixante-huitarde est aujourd’hui derrière nous. Nos sociétés, après ces périodes de néant assumé, se sont rapidement redonné des principes moraux, qui sont un mixte de vieille vertu chrétienne recyclée et de morale païenne universelle, à visage asiatique ou stoïcien, comme on voudra. C’est pourquoi on trouve à présent chez nous à la fois une compassion réelle pour la dignité bafouée de la petite Vanessa (vertu chrétienne recyclée) et des apologies du suicide ou de I’IVG (morale païenne universelle). La transition de l’ univers du néant soixante-huitard à celui de la nouvelle morale se repère, par exemple, assez clairement dans l’oeuvre de Pier Paolo Pasolini. Et il arrive ceci : à nos sociétés désormais sans religion, la morale sert de religion. Elle est devenue impériale et impérieuse, elle envahit tous les domaines de la vie et du savoir au point de se les approprier sauvagement et illégitimement.

S’il y a eu le temps de la licence triomphante, écrasant tout sur son passage, aujourd’hui au contraire la société occidentale est pénétrée d’une espèce de vertu pontifiante, parfois bien proche de la mièvrerie. Qui aujourd’hui ressent la moindre compassion pour le satyre à la retraite dont il est question dans cette affaire, image du soixante-huitard pervers, que tout l’avenir congédie ? Les médias sont à présent aux trousses de Matzneff. Après l’avoir admiré comme un précurseur, ils vont l’épingler comme un papillon, et ils ne sauront toujours pas pourquoi sauf à dire en s’essoufflant, dans une lapalissade niaise: « On a changé d’époque. »

Elite bouffonne et meurtrière

Ce que les parents auraient dû faire pour la petite Vanessa, c’est une seule chose: aller aussitôt à la police. Et il aurait fallu le faire pour nombre de fauteurs d’inceste, d’aumôniers capables de jeux diaboliques avec les enfants de choeur, de moniteurs de gym ou autres profs criminels, quel que soit par ailleurs leur talent ou même leur destin glorieux. Ce que le moment présent désavoue sans vouloir le dire, c’est cette crise nihiliste de la seconde moitié du XX ème siècle, au cours de laquelle une élite bouffonne et meurtrière avait érigé le marquis de Sade en héros. C’est pourquoi il pourrait arriver que nous ayons d’autres surprises.

Les programmes PMA, GPA et autres manipulations de haute voltige cynique, pourraient bien apparaître un jour pour ce qu’ils sont : des affronts honteux à la dignité des personnes.

Une de mes collègues dit qu’il y aura dans les décennies qui suivent un Nuremberg de la bioéthique. Il vaudrait mieux ne pas attendre d’avoir brisé beaucoup de vies et de destins.

Chantal Delsol pour Le Figaro Magazine.

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3 Réponses à “Gauchisme culturel : les masquent tombent !”

  1. Mai 68 a fait plus de mal que de bien! Ce n’est pas un retour de la morale, mais j’espère un sentiment d’humanité chez nos contemporains. Les mineurs agressés à l’époque ont été « livrés » par leurs parents, mais que je sache, je n’en entends pas un leur en faire grief. Et les starlettes qui se déhanchaient au bras de leur gourou étaient bien consentantes: que n’auraient-elles pas accepté pour un petit rôle et la promesse d’une carrière? Leurs « violeurs » n’étaient pas de première jeunesse, elles ont pourtant apprécié les séquences privées!

  2. J’ai beaucoup moins d’indulgence pour Matzneff et Mitterrand, vieux cochons pédophiles, suffisant pour l’un, pleurnichard pour l’autre que pour ce pitre de Dany Cohn-Bendit, qui se vantait pour faire le malin et choquer le bourgeois…

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