Grève SNCF : un président de département se révolte !

Publié par le 8 Avr, 2018 dans Blog | 2 commentaires

Grève SNCF : un président de département se révolte !

«  Prouvez-nous que vous êtes le chef
et qu’il y a encore un Etat ! »

C’est dans ces termes, que le président du département de Seine-et-Marne, Jean-Louis Thériot, a interpellé avec vigueur le chef de l’Etat !

« Et si on réquisitionnait les cheminots ! »

A t-il renchérit en faisant allusion au droit de réquisition inscrit dans la loi … Voici son message :

Cette semaine, l’Ile-de-France, et particulièrement le Département que je préside, la Seine-et-Marne, a subi de plein fouet les grèves SNCF.

34 gares n’étaient desservies par aucun train.

Des milliers de voyageurs et de travailleurs ont ainsi été totalement privés de liaison avec la métropole et ont connu de grandes difficultés dans leur quotidien.

Avec Valérie Pécresse, présidente d’Ile-de-France Mobilités, dont je veux saluer la réactivité et l’efficacité, nous avons mis en place des bus supplémentaires pour atténuer au maximum les effets de la grève. 

Mais ce n’est pas tout. 

Jean-Louis Thieriot

Dans une tribune publiée dans le Figaro, j’ai demandé à ce que le gouvernement prenne ses responsabilités et qu’il utilise tous les moyens qu’autorise notre État de droit pour mettre un terme au désordre qui impacte une majorité de gens qui ne souhaite qu’exercer leur liberté fondamentale de travailler.

Je pense au droit de réquisition qui figure en bonne place dans notre régime juridique.

Invité de Jean-Jacques Bourdin, j’ai expliqué en quoi les réquisitions permettraient d’assurer un service minimum aux usagers.

Cliquez sur l’imagerie pour visionner la vidéo.

Cette mobilisation porte ses fruits.

Je me suis entretenu vendredi avec le Directeur général de SNCF Transilien qui, devant mes fermes réclamations, m’a assuré qu’aucune desserte importante de Seine-et-Marne ne se retrouverait à nouveau avec zéro train la semaine prochaine.

C’est un engagement de principe, je reste bien sûr vigilant pour m’assurer que cette annonce soit suivie d’effet.

Vous pouvez compter sur mon engagement sans faille.

Jean-Louis THIERIOT

Pour en savoir plus sur les droits de grève et de réquisition, lire l’article suivant :

Grèves : à quelles conditions peut-on réquisitionner des salariés ?

Dont voici quelques extraits :

Ce que dit la Constitution sur le droit de grève :

« Le droit de grève s’exerce dans le cadre des lois qui le réglementent  »

Ce que dit le Code des collectivités territoriales sur le droit de réquisition :

« La réquisition doit être motivée par le fait que la grève risque de porter une atteinte grave, soit à la continuité du service public, soit à la satisfaction des besoins de la population. »

Il me semble que cela ouvre des perspectives ! Mais Emmanuel Macron et son gouvernement auront-ils le courage, voire la témérité, d’utiliser cette possibilité. Sans doute faudrait-il que le soutien de la population au gouvernement dépasse de loin le chiffre actuel de 62 % pour tenter un tel coup de force …






 

2 Réponses à “Grève SNCF : un président de département se révolte !”

  1. Je cite:
    Prouvez-nous que vous êtes le chef
    et qu’il y a encore un Etat !

    Chiche !

  2. Sans doute, mais pour critiquer les cheminots, il faudrait peut être regarder aussi du côté de l’enfumage macronesque permanent!

    Que les cheminots aient des avantages, c’est une évidence!
    Et supprimer les primes de charbon semblent logiques!

    Que parfois nous soyons obligés d’attendre que le conducteur ait fini son petit déjeuner avant de partir, est aussi une évidence… cela m’est arrivé et j’ai entendu les contrôleurs en parler dans le train (ils ne savaient pas que quelqu’un entendait,ils étaient dans leur « petite pièce » dans un wagon où en principe personne s’arrête? moi, je traversais le train pour arriver en tête, plus près de mon lieu de sortie)!

    Maintenant, il faut savoir que cette soit disant privatisation est une un projet « de société nationale à capitaux publics, détenue à 100 % par l’Etat et dont les titres seront incessibles. Cette société détiendra intégralement deux filiales, sociétés nationales : SNCF Mobilités et SNCF Réseau ». Le schéma prévu est donc celui d’une société holding : la SNCF, dont l’actionnaire sera l’Etat, laquelle holding sera actionnaire de SNCF Mobilités et de SNCF Réseau.

    –> Kicékivapayer »?

    Je suis loi, très loin d’être communiste!
    Mais, l’amendement communiste qui pose la question ci-dessous m’interpelle :
    « Le gouvernement considère que la transformation de la SNCF en SA [société anonyme] à capitaux publics permettrait d’éviter un endettement insoutenable en lui imposant des limites plus strictes, identiques aux grandes entreprises de droit commun. […] [Mais] le passage en SA, même contrôlée par l’Etat, dégraderait en outre la notation financière de la SNCF, renchérissant ses charges financières (environ 1,5 milliard d’euros versés aux banques annuellement) et l’exposant davantage au risque d’une remontée durable des taux – surtout SNCF Réseau et ses 46,6 milliards de dette. »

    –> Kicékivapayer »?

    N’oublions pas que cette réforme ne garantit pas « la survie des petites lignes » (rapport Spinetta )
    –> Alors pour se déplacer… »Kicékivapayer »?

    La maintenance et la rénovation du réseau ont été mises de côté dans ce projet.
    Lors de l’ouverture à la concurrence en 2019 pour les TER et 2020 pour les TGV, dates imposées par l’EU(je ne suis pas contre à priori), il faudra bien pourtant rénover les structures et le matériel obsolètes
    –> « Kicékivapayer »?

    c’est vrai, il s’en fout, le macron : dans son projet de réforme de l’AN, pour supprimer des députés, il veut redécouper les circonscriptions afin d’en supprimer un certain nombre, avec augmentation de la taille des circonscriptions.. tant pis pour les péquenots?
    Et quand on constate la « chienlit » résultant du redécoupage des régions avec, par exemple « La nouvelle aquitaine »… cela devient inquiétant!
    Sans compter la « limitation du droit d’amendement »….

    En ce qui concerne la retraite des employés de la SNCF y ayant droit (comme dans les hôpitaux, il y a de + en + de contractuels):
    le régime spécial dont ils bénéficient est très déficitaire — plus de 3,3 milliards d’euros payés par l’Etat. La fin de l’embauche « au statut » ne fera qu’empirer le déséquilibre, puisque les futures recrues ne cotiseront pas pour le régime actuellement en vigueur.

    –> Jusqu’à ce que ces salariés statutaires meurent,
    Kicékivapayer »?

    Il ne faudrait pas voir que le côté montré par les macroniens pour juger!
    Les cheminots n’ont pas entièrement tort!

    je puis le constater, lorsque je lis, sur les forums (le Figaro, le Point..), les flots de haine contre les fonctionnaires, moi qui ait pourtant toujours été contractuelle (avec la retraite qui va avec!)!
    Pourtant, les métiers sont difficiles.

    Tant chez les enseignants, en burn out pour un grand nombre, que dans la fonction hospitalière, où nous n’y arrivons plus, ceci écrasés sous le mépris de nos gouvernants rabâchant le même discours que Buzyn, à savoir : « ce n’est pas un manque de financement, de matériel ou de personnel, mais un mauvais management des équipes, vous pouvez faire plus avec moins »!!!

    Sans doute pour cela, que, mes enfants pourtant fort gênés par cette grève, nombre de mes amis et moi-même, tentons de montrer que nous sommes entrain de nous faire berner par le grand manipulateur Juju, qui tient à faire passer sa réforme aussi mortifère que toutes les autres… puisque, comme il le disait (ou faisait dire par Flanby) du temps où il était ministre de Bercy : « cela ne coûte rien, c’est l’état qui paye »… avec la différence que, lui, en plus, il n’aime pas « ces riens qui attendent le train sur un quai de gare »…

Laissez une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *