« Il fut un temps où je pensais … » par Suzanne

Publié par le 14 Oct, 2017 dans Blog | 5 commentaires

« Il fut un temps où je pensais …  » par Suzanne

En ce matin d’automne, la grisaille dominait …

Oui, ce matin, je voyais Richard Ferrand courir les micros, pour glorifier son honneur retrouvé. « je ne m’étais rendu coupable, ni de délit, ni d’immoralité.  La justice m’a lavé de tout soupçon !  » clamait-il à la cantonade !

Pas un seul journaliste pour lui faire remarquer que cette décision n’émane que d’une petite partie de la justice : le Parquet qui est directement sous les ordres de l’exécutif via le Garde des Sceaux qui rapporte … au président de la République, dont Richard Ferrand était très proche …

Moi, j’dis ça, j’dis rien !

Tout en notant – mais suis-je objectif ? – que, depuis 2012, le Parquet donne suite à toutes les procédures impliquant des personnalités de droite (Eric Woerth, Nicolas Sarkozy, François Fillon, etc …), moins souvent à gauche …

Mais un rayon de soleil est venu éclairé cette grisaille (socialiste ?), sous la forme d’un commentaire de Suzanne qui méritait d’être porté en pleine lumière ! Le voici :

21 avril 1944 : les femmes obtiennent le droit de vote et d’éligibilité.

Il fut un temps où je pensais qu’il valait mieux se battre avec des mots qu’avec des armes blanches (?) ou de guerre, car les mots donnaient moins de maux que les armes matérielles.

Avec l’âge, je me rends compte que les mots sont des armes, finalement bien plus dangereuses que toutes les autres.

Les mots permettent d’emprisonner, voire de tuer, les armes « blanches » tuent en faisant couler le sang rouge, les armes de guerre tuent aussi, en nous éparpillant parfois en flocons de sang et de chair …

Qui eût cru (lustucru) qu’il faille tuer les « mesdemoiselles » pour que les dames se sentent les égales des messieurs (les femmes étant des « hommes » au sens générique du terme).

Qui eût cru que les femmes aient besoin d’être tuées (au sens symbolique) au profit des asexués ou des sexes changeant au gré d’une brise légère (ou d’une bise légère ?) pour qu’il y ait égalité parfaite femme-homme (cela va de soi que hommes-femmes n’est pas égalitaire…), en dépit d’une nature nous imposant à notre naissance des chromosomes différents, induisant des caractères sexuels secondaires visibles ?

Pauvre nature, mise sur un piédestal par les escrologistes, mais mises au pinacle par les escro-sociologistes ?

Psychothérapeute (entre autres), j’avoue mon incompétence à classer (discriminer au sens noble du terme) et à comprendre toutecellezèceux qui imposent l’écriture inclusive (avec succès pour les moutons qui bêlent en cadence en marchant au pas de l’oie, ce qui est génial pour un mouton, non ?)

Je pense qu’en fait, leur cas est du ressort du psychiatre et non du pauvre psychologue ou psychothérapeute basique … et de l’asile…

Faut il que la c***ie de leurs thèses soit mise en exergue pour qu’ils·elles se sentent exister ?

Mes grand-mères se sont battues pour la liberté et l’égalité entre les femmes et les hommes.
Liberté de vivre, d’exister, de s’habiller comme elles le désiraient, et ce sans excès;

Égalité : droit de voter, d’avoir un compte en banque, d’avoir la possibilité d’accéder à des métiers où elles pouvaient être compétentes;

Mais tout ceci avec le plaisir d’être chouchoutées par les hommes, hommes qui respectaient leurs faiblesses, leur beauté et/ou leur charme, comme elles continuaient à respecter les faiblesses et les charmes de leurs partenaires, amis, frères, cousins, père …

L’ennui naquit un jour de l’uniformité, dit-on.

Hélas : lorsque nous serons tous (pardon toutezétous) asexués ou « inclusivés » (mon néologisme est bon ?), quel ennui ! Quelle tristesse !

Je hais la·le c*nn*ri-e.

Suzanne pour « A droite, fièrement ! »







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5 Réponses à “« Il fut un temps où je pensais … » par Suzanne”

  1. Christian 54 dit:

    Bravo Suzanne, 100% en accord avec vous.

    Comme cela fait drôle de donner du « Madame » à une enfant de moins de deux jours !

    C’est politiquement correct, mais très très c**

  2. Bien dit Suzanne.

  3. JACQUES BOUDET dit:

    Guy de Maupassant:
     » Il n’y a pas d’hommes honnêtes, du moins ils le sont relativement aux crapules « 

  4. « égalité parfaite », comment dire, Flamby nous avait sorti « l’égalité réelle », et c’est très socialiste comme conception : il y a des plus égaux et des moins égaux dans cette égalité là, et ça permet de justifier tout un tas de lois et de règles alakon à la noix !
    En mathématiques, l’égalité, c’est une relation binaire qui a deux états possibles seulement : vraie ou fausse 😉

    • Woui, woui…L’égalité c’est 2 états pssibles vrai ou faux.

      Donc mathématiquement, le Y ayant un morceau de lettre en moins que le X, les XX sont supérieures aux Y!
      CQFD, comme dirait l’autre 🙂

      Les XX sont donc du genre 1!

      Je plaisante, naturellement (ce qui ne se voit pas à l’écrit)

      Et puis notre Blanquer national (qui dit blanc et fait noir -sans jeux de mots/maux, hein Pheldge 😉 -, ce qui est inquiétant)vient de dire:

      “Ce n’est pas une bonne idée”,

      “Il faut déjà arriver aux fondamentaux sur le vocabulaire et la grammaire, arriver à ce que les enfants aient une vision claire de la construction d’une phrase. Je trouve que l’écriture inclusive ajoute une complexité qui n’est pas nécessaire”

      “La cause est bonne, celle de l’égalité hommes-femmes, mais je ne pense pas que ce soit un juste combat”

      “cela abîme notre langue”

      Il a dit « mais » au lieu de « en même temps »… Wouh le vilain!

      Il a même osé dire : « hommes-femmes », le monstre pas beau… Ce qui explique peut être que l’AFP titre : « Jean-Michel Blanquer s’oppose à l’écriture inclusive »
      … Alors que nous sommes dans le discours euphémique (figure de style qui consiste à atténuer l’expression de faits ou d’idées considérés comme désagréables dans le but d’adoucir la réalité) et emberlificoté d’un politique qui ne sait pas comment exprimer ses idées, idées que je trouve bonnes au demeurant…

      Aussi, j’attends la suite.
      Lorsque les discours sont de cet acabit, les actes qui suivent sont parfois surprenants.

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