Journalistes français nuls ou partisans ? Ou les deux ?

Publié par le 17 Juin, 2018 dans Blog | 5 commentaires

Journalistes français nuls ou partisans ? Ou les deux ?

Sans doute, comme moi, vous êtes-vous posés souvent la question suivante, à la suite de l’interview d’une personnalité politique, entendue à la radio ou vue à la télévision :

« Mais pourquoi le journaliste n’a t-il pas contré son interlocuteur ? Pourquoi n’a t-il pas posé cette question ? »

On peut imaginer de nombreuses explications à cette carence que l’on note chez de nombreux journalistes :

  • Certains journalistes ne maîtrisent pas vraiment leur sujet. Ils ont préparé leurs questions et après chaque question posée, ils n’écoutent pas vraiment la réponse, tout préoccupés qu’ils sont à préparer la prochaine question …
  • Il y a aussi les interviews de complaisance où le journaliste sert la soupe à son interlocuteur. Pas question, donc, de lui apporter la moindre contestation !

Crédit photo : Sébastien Bozon – AFP

Cet article a été motivé par une interview entendue ce matin sur les ondes de RTL. Bernard Poirette recevait Chantal Perrichon, la présidente de la Ligue contre la violence routière.

Cette femme s’est violemment opposée à des déclarations de 4 sénateurs quint critiqué la limitation généralisée de la vitesse à 80 Kmh sur les routes secondaires.

Ces sénateurs prétendent que les accidents, sur ces routes, ne sont pas liés à la vitesse mais plutôt à l’état des routes.

Chantal Perrichon a déclaré que ces sénateurs ne connaissait rien à leurs départements, se référant à une grande enquête nationale faite par son association sur les routes les plus dangereuses de France :

« Ce quarteron de sénateurs n’a pas grand chose à faire et que savent-ils  du moment où il faut passer de 90 à 80km/h. Hélas ces gens-là sont dans la désinformation, tout simplement parce qu’ils ne connaissent pas leur propre département ! »

Selon Chantal Perrichon, contrairement aux affirmation de ces quatre sénateurs, cette étude montre que l’on retrouve 50 % des tués sur 15 % des axes décrits comme étant des belles routes.

Le critère prépondérant est l’intensité du trafic plus que l’état de la route mais fallait-il lancer une étude pour enfoncer cette porte ouverte ?

Mais ce qui m’a choqué, c’est l’absence de réaction du journaliste de RTL après que Chantal Perrichon ait affirmé :

« Sur seulement 15 % des kilomètres de routes départementales en Ardèche, on enregistre plus de 50 % des tués du département en cinq ans. Et sur 4 % des kilomètres de Haute Loire, 25 % des tués. »

Il me semble qu’après avoir entendu ces chiffres, une question évidente s’imposait :

« Puisque beaucoup d’accidents mortels sont concentrés sur une proportion si faible de routes, pourquoi généraliser la réduction de la vitesse à tout le réseau secondaire ? »

D’ailleurs, c’est bien ce que les opposants à la mesure gouvernementale demandent : des décisions de limitation de vitesse prises localement au cas par cas, en fonction de la mortalité réellement observée sur les routes.

Alors pourquoi Bernard Poirette n’a t-il pas opposé cet argument à son interlocutrice ? Sans doute parce qu’il n’est pas politiquement correct de s’opposer à une mesure qui doit sauver des vies …

Je crois que les journalistes sont pour la plupart formatés à la bien-pensance. Je suis persuadé qu’ils n’ont pas conscience de favoriser la gauche dans leur comportement mais qu’ils croient qu’il est de leur devoir de constamment se trouver du côté du bien.

Le seul problème, c’est qu’aujourd’hui, la notion de bien est définie par une toute petite élite qui a une vue tout à fait biaisée des réalités du monde.

On peut noter également qu’il n’y a pratiquement plus de vrais journalistes mais seulement de simples commentateurs avec toute la subjectivité associée.






5 Réponses à “Journalistes français nuls ou partisans ? Ou les deux ?”

  1. D’abord, la Chantal Perrichon est dangereuse et sectaire ! elle a fait son business de la « violence routière » comme SOS du racisme ! peu importe que , et je cite les chiffres officiels « En 1972, on déplorait 18 034 décès sur nos routes et 386 874 blessés. En 2011, 3 963 personnes ont été tuées et 81 251 personnes ont été blessées1. Dans le même temps, le trafic routier a été multiplié par 2,4. »
    http://www.securite-routiere.gouv.fr/medias/espace-presse/publications-presse/1972-2012-les-francais-et-la-securite-routiere-40-annees-de-route-commune
    Ce qui aurait été intéressant, c’est d’avoir la courbe avec en abscisses le temps (1972, 1973,…., 2017) et en ordonnées le nombre de tués/km.
    Entre 1972 et 2016, la mortalité n’a pas été divisée par 18034/3477= 5,2 , mais par (18034/3477)/(250/600) = 12,4.
    On est passé de 72,1 tués/milliards_km à 5,8 tués/milliards_km ! Et ça, surtout parce que d’énormes progrès ont été faits dans tous les domaines, freins, pneus, carrosserie, air-bags etc …
    Sauf que Mme Périchon fait son jihad contre les bagnoles !

    Pour ce qui est de Poirette, et de la quasi totalité des journaleux de RTL, Calvi inclus, cher Christian, ce sont des laquais ! P. Cohen et Demorand y seraient à l’aise, comme à France Inter !

    • Ils sont formatés en école, comme pour sciences po et l’école de la magistrature. Marion Maréchal devrait peut-être penser à ouvrir d’autres écoles pour que soient enseignés à nos étudiants des métiers plutôt que des idéologies !!!!!!
      De plus, qui a fait roi Micron, les rédactions de la plupart des grands médias sur les consignes de leur grands patrons et mécènes qui bénéficient aujourd’hui de la politique fiscale du pouvoir.
      Ils vont donc soutenir ce gouvernement tant que la politique leur sera favorable et les journalistes sont les marionnettes de leurs rédactions qui sont aux ordres des directions.
      Comme les journalistes sont formatés, ils ont été élevés avec le même grain d’idéologie et avec les mêmes techniques de travail.
      Enfin si un ose bouger ne serait ce que le petit doigt, il est traité de climato-sceptique, de réactionnaire voir même de fasciste !!!
      Je dirais qu’ils sont semblables, partisans et pour certains nuls !!!!!

  2. Les « journalistes » qui sont essentiellement des militants de goche ou des idiots pour la plupart, ou des laches, n’ont pas de deontologie, mot inconnus chez eux.

    La moralité inconnus chez eux, leur permet de faire n’importe quoi… c’est la goche.

    Il peut arriver que certains,par hasard, ou par une poussée subite mais aleatoire honneté, puissent se comporter a peu pres correctement.

    a part J P Pernaut et quelques tres rares journalistes, le reste ( 99,99 %), ne vaut pas grand chose ou rien du tout.

    Souvenons combien les journalueux sont proche du parti socialiste…
    La martine aubry qui prenait la defense d’un groupe de journalistes agressé, et qui intentait un proces contre leur agresseurs, elle agissait en mere poule envers les journaleux…. Qui se ressemble s’assemble.

    Journaleux et la goche, c’est du pareil au meme.

    • En 25 ans d’obseravtions particuliere sur les journaleux, je peux dire ceci:
      soit le journaliste est valable, (extremement rare, comme les corbeaux blancs), soit c’est nul ou plutot de l’ordure…Il y a de tout comme dans un peuple, mais le pourcentage de lache, de militant menteur, est extremement elevé chez les « journalistes ».

  3. Les journalistes ou laquais du pouvoir,à quelques notables exceptions près(Rioufol,Zemmour,Elisabeth Levy…),faites comme moi: jetez les!

    Et informez vous sur vos blogs préférés,comme celui de notre hôte 😉

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