La banlieue que ne veut pas voir Borloo !

Publié par le 29 Mai, 2018 dans Blog | 8 commentaires

La banlieue que ne veut pas voir Borloo !

Nous avons échappé de peu au énième plan banlieue récemment proposé par Jean-Louis Borloo !

Ce sont des milliards d’euros qui ont déjà été engloutis dans la politique de la ville sans que l’on puisse noter une réelle amélioration sur le plan de l’intégration et de la sécurité.

Eric Zemmour avait noté que Jean-Louis Borloo avait réussi l’exploit de remplir deux pages complètes du journal Le Monde pour présenter son projet, sans jamais utiliser les mots islam et immigration ! Chapeau l’artiste, avait-il conclu !

Voici l’édito de Guillaume Roquette, paru le week-end dernier, dans le Figaro Magazine :

Le vrai mal des banlieues

Le repli identitaire et communautaire semble aujourd’hui irrémédiable.

Il a résisté. Emmanuel Macron n’a finalement pas donné suite au plan de Jean-Louis Borloo proposant de débourser jusqu’à 48 milliards d’argent public pour les banlieues françaises.

« Je ne vais pas annoncer un plan banlieue
parce que cette stratégie est plus âgée que moi
»,

a-t-il expliqué mardi dernier, en préférant mettre en avant quelques propositions concrètes et souvent déjà connues.

Guillaume Roquette

Le rappel chronologique du président de la République n’est pas inutile. Baptisé « Habitat et vie sociale », le premier plan banlieue date effectivement de 1977, sous Giscard. Quelques mois plus tard, ce même Giscard allait généraliser le regroupement familial, ouvrant la porte à une immigration de masse venue d’Afrique du Nord qui se fixera essentiellement autour des grandes villes. Dès lors, la pièce était écrite : les dix plans successifs, les dizaines de milliards de subventions déversés dans les quartiers ont été impuissants à endiguer une communautarisation qui semble aujourd’hui irrémédiable. Placées sous la double loi de l’islam et des bandes, ces territoires perdus sont aujourd’hui extérieurs à la République. Même François Hollande (dans Un président ne devrait pas dire ça … ) le reconnaît : « C’est quand même ça qui est en train de se produire : la partition. »

On comprend mal pourquoi Jean-Louis Borloo, pourtant au fait de ce sujet sur lequel il travaille depuis plus de vingt ans, se refuse à regarder la réalité en face. Dans le plan proposé il y a quelques semaines à Emmanuel Macron, il parlait d ‘un risque de « nouvel apartheid », comme si ce n’étaient pas les habitants des banlieues eux-mêmes, par leur repli identitaire et communautaire, qui avaient créé les conditions de leur mise à l’écart. L’ancien ministre de Jacques Chirac est allé jusqu’à proposer un tribunal spécial pour juger les services publics qui ne seraient pas assez présents en périphérie. Comme si les policiers, les médecins, les pompiers ne se faisaient pas caillasser quand ils essaient de faire leur travail dans ces quartiers pudiquement qualifiés de « sensibles ».

Voitures de pompiers caillassés en banlieue.

Comme si les enseignants qui veulent les quitter (cinq demandes de départ pour une demande d’affectation en Seine-Saint-Denis) n’avaient pas été poussés à bout par une violence insupportable. Mardi dernier, le jour même du discours présidentiel, une vidéo était diffusée sur les réseaux sociaux montrant les policiers mis en joue par des voyous armés de kalachnikovs, en pleine journée, dans les quartiers nord de Marseille. Tant qu’on pourra y traiter de la sorte les représentants de l’Etat, les banlieues n’iront pas mieux.

Emmanuel Macron est sans doute conscient de cet enjeu sécuritaire quand il promet de nouvelles mesures contre les trafics en tout genre. Mais appréhende-t-il la dimension identitaire du problème ? Quand il explique qu’« il faut arrêter de mettre les primo-arrivants dans les quartiers les plus en difficulté », il ne semble même pas envisager qu’on devrait peut-être commencer par réduire leur nombre.

On n’est pas près d’en finir avec la crise des banlieues.

Guillaume Roquette pour le Figaro Magazine.






8 Réponses à “La banlieue que ne veut pas voir Borloo !”

  1. Quand Macron a fait son discours on n’a retenu que la petite phrase provocatrice sur les « mâles blancs ». Le point positif c’est le rejet du projet de Borloo !
    Je pense que Macron a actuellement fort à faire, pour « en même temps » se mettre les banlieues et leurs inconditionnels soutiens de toutes les gauches, sur le dos.
    Attendons de voir. Il a quand même mis fin à l’occupation de NDDL et fait expulser des zadistes … On peut encore espérer.

    • D’après certains amis habitant Nantes, l’affaire serait loin d’être réglée.
      Il s’avérerait que le feu couve toujours et que la situation risque de s’enflammer d’un moment à l’autre.
      les habitants seraient fort déçus (euphémisme) du fossé existant entre la parole et les infos « officielles » et la réalité de leur vie de tous les jours.

      N’y habitant pas, je ne puis vérifier si c’est exact.
      mais vendredi dernier, un ami que j’ai reçu, soupirait exaspéré par ce qui se passait dans « sa » ville!

  2. Soyons optimistes avec Phedge.

  3. On a d’abord créé ces foyers (SONACOTRA) pour y installer les travailleurs algériens ayant choisi la France pendant la le conflit d’indépendance pour éviter les bidonvilles. Puis les cités HLM pour mieux les intégrer en réunissant toutes les communautés parmi les ouvriers français « de souche ». Le rapprochement familial, deux septennats socialistes, ouverture des frontières et séductions électoralistes ont été les erreurs des gouvernements successifs. Repli communautaire en faisant fuir les extra-communautaires par une augmentation de la délinquance, des trafics, de la violence et de la radicalisation ont été les conséquences d’un laxisme politico-judiciaire.
    Aujourd’hui, les cités sont devenus des zones de non-droit où règnent les caids, les dealers, les imams par application de la charia. Ils ont sacrifié notre République pour leur carrière et ils s’étonnent que la participation électorale recule où qu’elle se tourne vers ce qu’ils qualifient le populisme.
    Ces gens là n’ont jamais vécu dans les zones, ils ne côtoient l’immigration que sur leur écran d’ordinateur en nous innondant de statistiques et de sondages truqués et ce n’est pas l’équipe de bras cassés actuelle qui fera changer les choses.
    Le nazislamisme est en route, l’Europe de l’est se tourne vers Poutine plutôt que l’Europe multiculturaliste, les USA de Trump se désengagent en Europe et je crains que nos technocrates Européens ne soient pas à la hauteur.
    Dans quelques années les deux grandes puissances se disputeront les ruines de l’Europe de l’ouest comme ils le font dans la zone irako-syrienne, le chao sera parti des banlieues.

  4. Quand il explique qu’« il faut arrêter de mettre les primo-arrivants dans les quartiers les plus en difficulté », il ne semble même pas envisager qu’on devrait peut-être commencer par réduire leur nombre.

    Dans ma petite ville de la France profonde, « nous attendons » un car de « migrants » (parasites envahisseurs serait une dénomination plus juste) d’ici à la semaine prochaine sans doute.

    En effet, le Ministère de l’Intérieur, par la voix du préfet, nous a indiqué que nous recevrions ces « pauvres gens » début juin… (date imprécise).
    Le maire a voulu refuser ce fardeau : le Ministère lui a rétorqué qu’il n’avait pas le choix, que « c’était comme ça »

    Cerise sur le gâteau, le Ministère lui aurait (au conditionnel, car je n’étais pas présente à l’entretien!)même précisé, qu’il était hors de question de les installer dans les HLM d’un quartier pauvre de la ville(qui a déjà vu son lot de « jeunes » -pour parler bienpensance- désœuvrés bien sapés avec Iphone à la main toute la journée, l’année dernière), mais dans un quartier plus huppé.

    Pendant ce temps là:
    — le centre ville se vide,

    — Les cars Macron se font de plus en plus rares

    — notre hôpital est dans le viseur du Ministre de la santé (il faut, à terme, un grand hôpital par Région -je dis bien région »- et une antenne par département… Ensuite, basta, les pauvres (-riches selon Jupiter- n’auront qu’à se débrouiller pour trouver un voisin complaisant en cas de besoin, puisqu’il est envisagé, parallèlement de dérembourser les prises en charge des VSL et autres moyens de déplacement pour les handicapés…
    …Avec, en sus, la légalisation prochaine de l’euthanasie pour ces malades et handicapés coûtant trop cher à la communauté…

    ……

    Alors j’ignore si Micronimus se rend compte de la situation, mais, bien à l’abri à l’Élysée, je pense plutôt qu’il se fiche royalement de ce que vivent les français.

  5. Après le racket CSG, le racket automobile est « en marche », en pleine grève des transports, intempéries interdictions de tel ou tel véhicule. On est en « train » (quand il y en a) de couper les français de leur lieu de travail, pour ceux qui en ont encore un et pendant ce temps là, on ne parle pas du fantastique rétablissement de l’économie qu’il vous a promis car c’est votre projet !!!!
    Voilà le projet :
    « EN MARCHE LES NON-RICHES, CEUX QUI NE SONT RIEN, FEMMES ILLETTRÉES SANS TRAVAIL, À PIED ET PEUT-ÊTRE UN JOUR VOILÉES ».

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