La France des petits procureurs

Publié par le 31 Mar, 2018 dans Blog | 5 commentaires

La France des petits procureurs

La justice est tombée bien bas en France !

Que ce soit par ce scandaleux «  mur des cons » ou par les violations permanentes du secret de l’instruction, les Français ont toutes les raisons de douter de l’indépendance de leur justice.

Quand la presse de gauche – le Monde et Mediapart en tête – reçoivent systématiquement les comptes rendus d’audition bien avant les avocats des prévenus, on ne peut que penser que la justice a perdu beaucoup de son honneur.

Qui croira que seuls les hommes politiques de droite commettraient des infractions face à leurs collègues de gauche qui seraient tous – mis à part Cahuzac – exemplaires ?

Yves de Kerdrel dénonce cette semaine dans Valeurs actuelles l’incroyable acharnement judiciaire contre Nicolas Sarkozy :

Il y en a assez de cette France des petits juges qui veulent « se payer » un président comme d’autres s’offrent un trophée. Sans se soucier de l’image de notre pays.

Je sais que les mots qui vont suivre vont me valoir bien des ennuis. Mais trop, c’est trop. Il ne s’agit pas ici de prendre la défense de Nicolas Sarkozy. L’ancien chef de l’État a montré qu’il savait le faire mieux que quiconque. Et cela d’autant plus que le dossier des trois juges qui l’ont mis en examen est vide de preuves et plein de faux documents publiés par des petits procureurs qui confondent leur carte de presse avec celle de militants. Il ne s’agit pas non plus de s’étonner de ce curieux acharnement judiciaire qui a transformé un ancien président de la République en bête traquée. Pas moins de neuf « pseudo-affaires » ont fait la une d’une certaine presse, dont certaines assez baroques comme « Air Cocaïne ». Et une quinzaine de juges différents ont été mobilisés, depuis six ans, par le parquet, pour faire de Nicolas Sarkozy un hors-la-loi. À croire que sa seule existence, le fait qu’une grande partie du peuple de droite reste orpheline de son autorité et son prestige à l’international pourraient constituer une menace pour la République. Si je suis en colère contre cette France des petits juges politiques, c’est sans doute parce que j’étais invité par les autorités allemandes la semaine passée. Et j’ai compris, à leurs questions, à leurs observations et à leurs commentaires qu’au-delà de cette affaire – si elle existe -, c’est l’image de la France sur la planète qui a été mise à bas par trois juges pendant trois jours.

Déjà, il y a un peu plus de dix ans, quelques juges attendaient avec impatience la fin du second mandat de Jacques Chirac « pour le mettre en prison ». Le temps a passé et nous avons tous oublié la violence des mots utilisés par les petits « procureurs » de l’époque. Dès le 21 novembre 2007, soit six mois après avoir quitté l’Élysée, l’ancien maire de Paris était mis en examen. Et s’il a fini par échapper à un procès que les médias avaient préparé comme une corrida où il devait jouer le rôle du taureau prêt à recevoir une multitude de banderilles, c’est parce que sa famille a préféré fournir un certificat médical expliquant qu’il ne pouvait comparaître. Mais ce faisant, l’ancien chef de l’État a été condamné à une mort sociale, empêché de siéger au Conseil constitutionnel et désormais considéré par tous les Français comme un personnage sénile. Et ne parlons pas de l’affaire Karachi qui vaut depuis un an à Édouard Balladur une mise en examen par la commission d’instruction de la Cour de justice de la République. La gauche, elle, n’a pas le droit au même traitement. Car, comme l’expliquait Marguerite Duras, elle est « forcément morale »,

Il y en a assez de ces juges qui optent pour des mesures vexatoires, comme la garde à vue ou le contrôle judiciaire, alors que celles-ci sont réservées aux délinquants susceptibles de créer un trouble à l’ordre public ou de fuir à l’étranger. Il y en a assez de cette promiscuité entre la justice et des officines journalistiques, qui prennent pour argent comptant (sans jeu de mots) les vérités successives et contradictoires d’un marchand d’armes plusieurs fois condamné. Il y en a assez de toute cette classe médiatique qui se plaît à hurler avec les loups en partant de ce principe absurde qu’il n’y a pas de fumée sans feu. Il y en a assez de cette France du « mur des cons », du Syndicat de la magistrature et des petits juges militants qui veulent se payer un président plutôt que de chercher la vérité. Il y en a assez de tous ces procureurs qui n’ont comme seul destin que de vider les poubelles. Les multitudes d’interrogatoires, le nombre de policiers mobilisés, les centaines d’heures d’écoute téléphonique et les millions d’euros dépensés en filatures, en investigations et en surveillance auraient été plus utiles à empêcher un Radouane Lakdim de tuer quatre Français, dont un lieutenant-colonel de gendarmerie, qu’à traquer un ancien président.

Yves de Kerdrel pour Valeurs actuelles.






5 Réponses à “La France des petits procureurs”

  1. C’est terriblement vrai.

    Les juges, a goche, veulent detruire la droite, et N Sarkozy, ca leur plait comme aux merdias de goche.

    Nul ne peut imaginer que seule la goche est morale, ( quand on voit leur moralité a geometrie variable…) et la droite coupable de tout…

    Ce pouvoir confisqué, par les medias, et le militantisme, qui passe avant les droits des personnes, parce que n’ayant pas les memes idées, et qui detournent l’esprit de la loi a leur profit, depuis les années hollande,
    demontre tout une ideologie, et un systeme anti droite qui s’est bien rodé depuis.

  2. À quoi sert la séparation des pouvoirs si une institution est influencée par une idéologie politique. La justice sous prétexte d’être indépendante utilise les procédures différemment selon l’orientation politique des prévenus. Le pouvoir « exécutif » se soumet à Bruxelles, le « législatif », majoritairement hypnotisé par un seul homme, vote en mouton l’intégralité du programme du Président, le « judiciaire », noyauté par la goche, de connivence avec le 4ème pouvoir pour démonter systématiquement tous les candidats de la droite en s’échangeant des informations soi disant soumises au secret des instructions et des sources font que le régime de la 5ème République est devenu une « démocrature » des bien-pensants. Il va falloir sanctionner, une bonne fois pour toute, la porosité entre les pouvoirs quelqu’ils soient ainsi que leur loyauté pour rétablir une vraie démocratie car tout autre régime s’achève bien souvent par des larmes et du sang.

  3. Bel ex de soi disant vertu ou l’acharnement devient ignoble et ressemble a un reglement de compte, la loi du plus fort,ou la justice n’est qu’une façade avec la complicité des medias et des politiciens gauchiste acoquiner ensemble comme des crapules pour la perte de N Sarkozy.
    L’honneur de la politique, de certains medias et d’une certaine justice tombe au niveau du caniveau et flirte avec la crapulerie, tout simplement, sous l’œil complaisant et hypocrites des politiciens macroniste en place connaissant parfaitement bien ce systeme pourri mis en place et acceptant une telle dégradations, mais comme ont dit, qui ce ressemble s’assemble et qui ne dit mot, consent…ce qui situe plus ou moins leur niveau moral.

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