La France Insoumise n’a rien compris à Thomas Sowell !

Publié par le 3 Juin, 2026 dans Blog | 1 commentaire

La France Insoumise n’a rien compris à Thomas Sowell !

Thomas Sowell, né le 30 juin 1930, est un économiste et chroniqueur américain, professeur à l’université Stanford. Il fait partie de l’école dite de Chicago. Il a notamment été l’élève de Milton Friedman et de George Stigler, deux Prix Nobel d’économie.

Thomas Sowell propose une clé de lecture des désaccords idéologiques : deux « visions sociales ». La vision contrainte insiste sur les limites de la nature humaine et privilégie les compromis, les règles et les incitations. La vision non contrainte valorise la perfectibilité de l’homme, recherche des solutions radicales et confie beaucoup à la conscience morale (Source Wikipedia).

Il est intéressant de se replonger dans les propos de Thomas Sowell, un Noir dont la pensée va à l’encontre de toutes les tendances de la sociologie moderne qui fait des racisés des victimes et des Occidentaux d’éternels bourreaux qui ne trouveront la rédemption que lorsqu’ils auront été remplacés par ces racisés.

Oui, Jean-Luc Mélenchon, la France Insoumise et les Indigènes de la République gagneraient beaucoup à relire Thomas Sowell !

Dans le tweet suivant, Samuel Fitoussi propose un texte traduisant la pensée de Thomas Sowell :

Le tweet étant très long, je vous propose une synthèse réalisée avec l’aide de ChatGPT 5 :

Thomas Sowell, le plus grand intellectuel vivant ?

Thomas Sowell, économiste et essayiste américain, propose une critique systématique des explications “structurelles” des inégalités et des projets d’ingénierie sociale portés par une partie de l’élite intellectuelle. Selon lui, attribuer les difficultés des minorités uniquement au racisme enferme les individus dans un rôle de victimes, décourage l’effort et déplace la responsabilité hors de leur sphère d’action. Il cite l’ascension écossaise au XVIIIe siècle — encouragée par Hume via l’apprentissage de l’anglais, la science et les arts — comme exemple de stratégie d’intégration fondée sur l’acquisition de compétences plutôt que sur le ressentiment.

Au cœur de son œuvre, Sowell montre que les disparités entre groupes (ethniques, religieux, culturels) sont universelles et multifactorielles: histoires différentes, normes familiales, capital humain, langue, incitations, etc. Confondre inégalités de résultats et injustice systémique est, selon lui, un sophisme répandu. Il applique la même grille aux écarts hommes-femmes: les différences observées relèvent souvent de choix de carrière, de temps de travail et de priorités, et ne prouvent pas en soi une discrimination généralisée. Il tourne en dérision la tendance des intellectuels à vouloir modifier la réalité quand elle contredit leurs théories.

Sowell s’oppose aux politiques visant la parité imposée ou d’autres réagencements perfectibles de la société. Reprenant Adam Smith, il critique ces “architectes sociaux” qui traitent les individus comme des pièces d’échiquier, en oubliant leurs préférences et aspirations réelles — d’où, selon lui, la dérive coercitive inhérente à l’ingénierie sociale.

Son scepticisme envers les élites prescriptives repose sur trois piliers. D’abord, d’inspiration hayékienne: la connaissance est dispersée et contextuelle; les décisions centralisées, nourries d’un savoir partiel et abstrait, sont moins robustes que les arbitrages émergents du marché et de l’expérience collective. Ensuite, la responsabilité: on se trompe davantage quand on ne paie pas le prix de ses erreurs, ce qui est le cas des bureaucrates et experts jugés sur leur vertu affichée plutôt que sur leurs résultats, alors que les individus, eux, subissent directement les conséquences et apprennent. Enfin, la subsidiarité de l’erreur: décentraliser limite la portée des échecs, quand une politique uniforme mal conçue fabrique des dommages systémiques.

Cette philosophie s’ancre dans une anthropologie. Sowell oppose une “vision tragique” de la nature humaine — l’imperfection est constitutive — à une “vision candide” — l’homme est perfectible au point d’éliminer le mal social. La première cherche des institutions qui canalisent les défauts humains, acceptent les frictions et jugent un système à sa capacité à limiter les erreurs plutôt qu’à livrer des résultats idéaux. La seconde nourrit la tentation de la table rase: elle interprète la pauvreté comme une défaillance sociale remédiable et sous-estime le rôle des valeurs, traditions et arrangements qui rendent nos sociétés relativement prospères et pacifiées.

Dernier axe central: confondre “solutions” et “arbitrages” mène au biais d’action politique. Toute politique a un coût, crée des effets secondaires et déplace des charges invisibles. La vraie question n’est pas si l’objectif est noble, mais quel bien on sacrifie pour l’atteindre et si l’échange vaut la peine. D’où l’exhortation de Sowell à préférer les mécanismes d’incitation et l’apprentissage social aux réformes ambitieuses mais déconnectées du terrain.

Samuel Fitoussi sur X.

Pour conclure, Mr K nous propose les meilleures punchlines de Samuel Sowell :

@misterkperspectives Le GOAT Sowell, tu connais ? #france #politique #actualite #info #opinion ♬ original sound – HeyZeusGetLoose

Merci de tweeter cet article :





Une réponse à “La France Insoumise n’a rien compris à Thomas Sowell !”

  1. merci Christian, c’est assez rare qu’on parle de Thomas Sowell, même sur les sites de droite …
    Il y a de nombreuses vidéos de lui, sur YouTube, et je recommanderais la chaîne :
    « The Thomas Sowell Show »
    https://www.youtube.com/@TheThomasSowellShow
    pour ceux qui souhaiteraient en savoir plus.
    C’est quand même d’une autre profondeur que Edgar Morin, dont les gauchistes nous rebattent les oreilles, et que Macron veut panthéoniser !

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