La Justice ! C’est une chose trop grave …
pour la confier à des juges !

Publié par le 27 Oct, 2017 dans Blog | 9 commentaires

La Justice ! C’est une chose trop grave … pour la confier à des juges !

C’est Clémenceau à qui l’on prête la phrase célèbre :

« La guerre ! C’est une chose trop grave
pour la confier à des militaires. 
»

C’est un article paru dans le Figaro Premium qui m’a suggéré de transposer cette citation dans le domaine de la justice !

Car les actes de justice qui sont rapportés dans cet article m’ont laissé d’abord pantois puis révolté  !

Voici les faits résumés par le Figaro Premium :

En 2015, une femme engagée dans une relation extra-conjugale décide d’y mettre un terme au bout de deux mois. Mais son amant n’accepte pas sa décision, il la harcèle et menace de tout révéler à son époux. Ce qu’il finit par faire. Le couple divorce alors, mais les deux hommes n’en restent pas là. En juin 2015, ils font équipe, enlèvent la femme, la séquestrent et la battent, son ancien amant la maintenant au sol pendant que son mari la frappe avec un bâton clouté.

La victime dépose plainte et les deux agresseurs sont jugés. L’ex-mari est condamné à 15 mois de prison avec sursis et à 1500 euros d’amende. Le parquet, jugeant la peine trop légère décide de faire appel, et réclame une peine ferme de 3 ans et demi. Mais le 11 octobre dernier, les deux juges de la cour d’appel ont décidé de maintenir la première décision du tribunal.

A ce stade, on ne peut que partager le sentiment du parquet quant à la scandaleuse légèreté de la peine – 15 mois avec sursis – par rapport au fait car il y a quand même enlèvement, séquestration, et agression en bande organisée mettant en jeu une arme dangereuse ! Excusez du peu !

Mais le pire est à venir quand on lit les motivations de la cour d’appel !

« L’adultère commis par une femme est une conduite que la société condamne et condamne fortement», peut-on lire dans la décision du tribunal, qui explique « comprendre la violence de l’homme, victime de cette trahison après avoir été vexé et humilié par sa femme ».

« Dans la Bible, nous pouvons lire que la femme adultère devait être punie par la peine de mort », rappelle le texte qui cite également la lapidation de femmes infidèles dans certaines sociétés et une loi portugaise de 1876 prévoyant des peines légères à l’encontre d’un homme qui tuait sa femme coupable d’adultère.

Et devinez où ces faits de justice se sont passés ?

Vous pensez peut-être que ces faits se sont passés au Yemen ou en Arabie Saoudite ? Vous n’y êtes pas ! Dans ces pays, la femme aurait probablement eu besoin de l’autorisation de son mari pour pouvoir déposer sa plainte qui de toute façon n’aurait pas été instruite …

Alors, le Pakistan ou l’Iran ? Encore raté !

Non ça s’est passé à 1000 km de chez nous, dans un pays démocratique et européen …

A Porto, au Portugal

Une décision qui légitime les violences conjugales

La décision de la cour d’appel a suscité une vive émotion au Portugal !

« Nous sommes perplexes et révoltées », affirme l’UMAR (Union de Femmes Alternative et Réponse), qui, à l’instar, d’autres mouvements féministes « condamne » le verdict. « Cette décision légitime tout simplement la violence conjugale contre les femmes », a fait valoir l’UMAR dans un communiqué ajoutant qu’évoquer la Bible au cours d’un jugement constitue une atteinte « à l’Etat de droit dans lequel nous vivons ». Une pétition lancée sur les réseaux sociaux pour protester contre cette décision a recueilli, ce jeudi, plus de 15.000 signatures de personnes s’estimant « choquées », tandis qu’un appel à manifester était lancé pour vendredi.

Après les remous engendrés par cette affaire, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) portugais qui avait dans un premier temps fait valoir l’indépendance des tribunaux et avait exclu d’intervenir malgré la levée de boucliers dans le pays, a finalement annoncé jeudi l’ouverture d’une enquête.

En conclusion …

Comment des actes de justice (en première instance et surtout en appel) aussi scandaleux, aussi anachroniques, ont-ils pu se produire dans un pays démocratique ?

Faut-il que les juges soient à ce point déconnectés des réalités de la vie pour aboutir à ces décisions ?

Faut-il qu’ils aient le sentiment de leur toute puissance et de leur impunité pour oser de telles jugements ?

Faut-il, enfin, qu’ils aient un tel mépris pour les femmes pour ne pas ne pas condamner plus fermement cette lâche agression, à deux hommes contre une femme ?






9 Réponses à “La Justice ! C’est une chose trop grave …
pour la confier à des juges !”

  1. l'amalgameur stigmatiseur dit:

    N’est ce pas tout simplement parce que la société portuguaise est ancrée sur des traditions catholiques beaucoup plus profondes que la notre? Le jugement aurait sans doute été trés différent en France, quoiqu’on puisse en douter en voyant l’indulgence de certains tribunaux. Occupons nous des méfaits de notre propre justice avant de donner des leçons aux autres et évitons de revisiter la fable de la paille et de la poutre.

    • Désolée, mais la tradition chrétienne, bien que réprouvant les actes d’infidélité ne permet pas une sanction, encore moins une punition telle que citée;
      N’oubliez pas la parabole de la femme adultère : « que celui qui n’a jamais péché lui lance la première pierre »;

      Je veux bien que l’on critique toujours les chrétiens, qui plus est les catholiques (dont je ne fait pas partie), mais il faudrait d’abord lire les écritures.
      Certes, elles se doivent d’être passées par l’exégèse, d’autant plus les paraboles. mais celle ci est claire, aussi bien au 1er qu’au 2eme degré.

      Je me demande plutôt si les juges et/ou les acteurs de cette « punition » ne feraient pas partie d’un groupe qui se sentirait toujours stigmatisé.

      En effet les chrétiens ne se réfèrent jamais à la Bible (ancien testament dans ce cas), mais aux Évangiles (nouveau testament), contrairement à ceux qui se réfèrent toujours à l’ancien testament (bien que l’estimant modifié par les juifs… et les chrétiens…mais bien sûr…et en ayant concocté une version « exacte » -sic-)

      Notons au passage le pape (infaillible, comme il se doit d’un Pape) françois qui a dit : « Je n’aime pas parler de violence islamique » tout en se refusant à parler de « guerre de religions ».. parce que « Tous les jours on entend parler de violence. Même ici en Italie. Mais quand des catholiques baptisés tuent quelqu’un, devons-nous parler de violence catholique ? », « dans toutes les religions il y a toujours un petit groupe fondamentaliste. Il n’est pas juste d’identifier l’islam avec la violence. Cela n’est pas juste et n’est pas vrai. »

      • L'amalgameur stigmatiseur dit:

        Chère Suzanne, ayant été élevé dans le catholicisme, il m’en reste quelques souvenirs, enrichis depuis par la lecture des nombreuses trouvailles de manuscrits ou leur déchiffrement récent rendu possible par les avancées scientifiques. Il y a une certaine différence entre ce que prescrit une religion et ce qu’en font ses fidèles. Dans l’histoire occidentale, les femmes infidéles ont trés souvent été mal traitées voire pire. Il y a encore quelques décennies le crime « passionnel » d’une femme par son cocu était assez peu puni en France par exemple.
        Rappelons aussi que les bases de la religion chrétienne, les Evangiles, ont été définies par des hommes qui ont choisi parmi les différents textes ceux sur lesquels se consoliderait la foi. Ils ont alors été élevés au rang d’Evangiles, mais il existe des textes aussi anciens ou des versions différentes qui n’ont pas eu cet honneur.
        Mon commentaire, en l’occurence, n’était pas spécialement anti chrétien. Je cherchais une explication « rationnelle » à cet étrange jugement.
        Enfin, je me demande à quelle tradition chrétienne on peut se référer? Il faut quand même se souvenir de qui a créé l’Inquisition, par exemple. Quand à ce pape Francois, si je n’avais pas encore abandonné le catholicisme, il m’aurait convaincu de le faire.

        • Je suis un pragmatique. Peu m’importe que la religion catholique ait fait des erreurs dans le passé et même des atrocités durant l’Inquisition.
          Ce qui compte, c’est ce qu’elle est devenue aujourd’hui après le siècle des Lumières et la séparation de l’Eglise et de l’Etat.
          En ce qui me concerne, je note que l’islam – que certains renvoient dos à dos avec le catholicisme – n’a pas eu son « siècle des Lumières » et reste en son « Moyen-âge » d’obscurantisme !
          Alors, il faut raison garder …
          Christian.

  2. « La justice! C’est une chose trop grave pour la confier à des juges. »

    C’est tellement vrai…

    A quand une justice qui soit juste,
    à quand une justice qui ne dépende pas de son idéologie,
    à quand une justice sans le mur des cons…
    à quand une justice, qui redevienne une VRAIE justice, accordant ses valeurs à celles de la république d’antan et non à celle de la bien-pensance et de l’islam …

  3. Une réforme de la justice s’impose justice sans syndicats, sans politique, avec des juges PERSONNELLEMENT RESPONSABLES, l’un instruisant à charge et l’autre à décharge.

  4. pour compléter l’article sur la Justice :
    Un enseignant de la métropole de Montpellier a été placé en garde à vue ce mardi après qu’une plainte a été déposée contre lui.
    L’homme de 39 ans est accusé d’avoir entretenu une relation avec une de ses élèves en 2015, alors qu’elle était âgée de 14 ans et lui de 37 ans, relate Le Midi libre.
    C’est l’entourage de la jeune fille qui a signalé les faits à la gendarmerie à la fin du mois de septembre.
    Une « relation amoureuse » depuis 2015
    Elle-même les a confirmés, affirmant entretenir « une relation amoureuse » depuis 2015 avec l’enseignant, et assurant de son consentement pour les actes sexuels.
    Une information judiciaire a ainsi été ouverte pour atteinte sexuelle sur mineur de moins de 15 ans.
    L’enseignant a été déféré au parquet ce jeudi et le parquet a requis un placement sous contrôle judiciaire de cet homme sans antécédents judiciaires.

    Publié le 28/10/2017 à 12:06 le dauphiné Libéré.

    2 poids 2 mesures?
    Car notons au passage qu’il existe des cas identiques (bien qu’inversés femme/homme, par exemple) avec, aussi 25 ans d’écart, mais qui sont encensés par la presse….

    • Ne pas oublier le récent jugement français refusant la qualification de viol, de ce que je considère personnellement comme viol et donc crime: des violences envers une gamine de 11 ans.

      Ce, au motif qu’elle ne s’est pas débattue et que, donc, elle était -forcément, hein!- consentante…

      …Tandis que des artistes, comédiennes et autres passionariae de « la promotion canapé » balancent leur porc, sous les applaudissements de la foule de moutons en délire

      • Entierement d’accord et vrai, car j’ai aussi lu l’article en question ou les juges ont peremtoirement imposer un jugement digne du moyen age, sous pretexte que la gamine ne s’est pas defendue.

        La clique des juges ideologique pratiquant le deux poids deux mesures et le mur des cons, devrait etre arreté et mis en prison.

Laissez une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *