L’agonie de la liberté (Maxime Tandonnet)

Publié par le 3 Sep, 2020 dans Blog | 1 commentaire

L’agonie de la liberté (Maxime Tandonnet)

Quelques mots avant de vous laisser avec l’excellent édito de Maxime Tandonnet paru dans son blog.

Agonie … oui vraiment c’est le mot !

Alors que s’ouvre le procès du massacre de la rédaction de Charlie Hebdo, les attaques contre la liberté d’expression sont devenues courantes.

C’est le scandale de l’affaire Obono-Valeurs actuelles qui a montré le goût écoeurant pour la censure d’une bonne partie des médias et notamment de LCI (voir ce précédent article).

C’est le roman Dix petits nègres qu’on doit débaptiser après que Loréal ait supprimé ses produits blanchissants et qu’on s’en prenne aux statues de Colbert et de Voltaire !

Et voila que, même en haut de l’Etat, le président de la République, garant de ces fameuses valeurs de la république, viole la liberté d’expression !

Emmanuel Macro a perdu ses nerfs et s’en est pris, en public, à l’étranger, devant des diplomate, à un journaliste du Figaro dont les révélations indisposent l’Elysée !

Voici la vidéo de l’incident suivi de l’édito de Maxime Tandonnet :

Les grands mots, « dictature, totalitarisme » n’apportent rien de bon dès lors que tout ce qui est excessif est insignifiant, comme dirait l’autre. Pourtant, c’est un fait que la liberté est à l’agonie.

Hier, une vidéo montre le président, à Beyrouth, qui hurle contre un journaliste, M. Malbrunot, au sujet d’un article qui lui a déplu.

Et la liberté de la presse, la liberté d’informer ?

Ce qui sidère n’est pas tant la scène, mais la vertigineuse soumission qu’elle suscite. Dans un climat d’apathie générale, de résignation, de peur et même de lâcheté, un énorme couvercle d’indifférence s’est abattu sur cette scène. C’est bien ce qui est terrible: tout se passe comme la chose était normale.

La liberté de voyager, de quitter les frontières, de foutre le camp, de s’évader, de se rendre au bout du monde, la liberté la plus chère aux hommes a disparu du ciel, comme suspendue et nul ne sait quand elle reviendra.

Le suffrage universel ne veut plus rien dire, trafiqué, corrompu jusqu’à la moelle: à Paris, les Parisiens ne voulaient plus de Mme Hidalgo, Mme Hidalgo est repassée. Les Français (à 80 %) ne veulent plus du duo Macron-le Pen: ils auront sans doute le duo Macron-le Pen.

A tout moment, comme il l’a fait pendant deux mois, le pouvoir peut assigner les Français en résidence. Le Parlement, symbole de la liberté, est en miettes, les partis politiques aussi. La liberté de la presse est en train de mourir sous nos yeux rongée par l’uniformisme et l’autocensure.

La pensée est embrigadée et soumise au grand troupeau bêlant du politiquement correct.

Et tout le monde s’en moque éperdument. La liberté va de pair avec l’ordre et l’autorité; elle crève du chaos, de l’arbitraire, de la démagogie. C’est ce qui nous arrive. 

Un jour les Français regretteront d’avoir lâchement renoncé à la liberté au profit de l’égalitarisme ou nivellement par  la médiocrité.

Maxime TANDONNET

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Une réponse à “L’agonie de la liberté (Maxime Tandonnet)”

  1. C’est la dictature qui nous attend au bout si le peuple ne se reveille pas, et celle là sera definitive, aidé par la technologie pour mieux nous surveiller et nous manipuler.

    La bonne methode pour mieux nous tenir est d’interdire a terme l’argent liquide, ainsi, si l’etat est mecontent de sa population garce aux camera qui nous espionneront partout comme en chine, on ce verra refuser des credits ou bien reduire nos salaire pour nous remettre en rang, et subir toute la corruption qu’une dictature qui ne dira pas son nom au nom de la bien pensance nous imposera ce qu’elle souhaite, et malheur a ceux qui résisteront, et cette fiction peut tres bien arriver assez tot, ou deja l’on controle les peuples par la peur, d’ou le matraquage permanent mediatique de la pandemie qui comme le denonce le scientifique Raoult, est bel et bien terminé, mais comme l’interet et les enjeux sont enorme alors on continue la fiction de la pandemie pourtant pas plus dangeureuse qu’une forte grippe.

    Mais comme cela arrange aussi les politiciens qui veulent nous brider aussi, alors « le cinema » continue, pour aboutir a la dictature, mais on vous dira que c’est pour votre bien, comme maintenant…

    De beau salauds qui nous commandent…

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