Le consentement à l’impôt, un lointain souvenir !

Publié par le 11 Août, 2026 dans Blog | 0 commentaire

Le consentement à l’impôt, un lointain souvenir !

Aujourd’hui, les Français n’approuvent que les impôts qui frappent une catégorie à laquelle ils n’appartiennent pas !

Ce sentiment est particulièrement répandu à gauche où l’on pense que les « riches » ne sont jamais assez taxés !

Le succès rencontré récemment à gauche par l’idée de la taxe Zucman illustre parfaitement cette idéologie de l’étatisme et de l’égalitarisme à tout crin.

Pour les citoyens honnêtes, le consentement à l’impôt est assujetti à trois conditions :

  1. Que l’impôt ne soit pas écrasant,
  2. Qu’il soit justement réparti,
  3. Que l’argent récolté se soit pas gaspillé par l’Etat.

Aucune de ces conditions n’est rempli et ce, depuis de nombreuses années :

  1. Les particuliers et les entreprises françaises sont les plus taxés et imposés en Europe.
  2. La redistribution de la richesse par l’impôt bat tous les records et décourage les forces vives du pays.
  3. Le gaspillage de nos impôts est patent (audiovisuel public, tarif de l’électricité scandaleux, immigration incontrôlée, diktats écologiques irresponsables, etc …)

Autant de tares françaises à corriger lors de la prochaine présidentielle.

Sur le consentement à l’impôt, voici un article de Contrepoints des plus intéressants :

Rétablir le consentement à l’impôt :
crise de légitimité et refondation du lien fiscal

Dans le Journal des Libertés n°32-33, Kevin Brookes, enseignant à Sciences Po Paris et directeur du think tank GénérationLibre, part de l’article 14 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, selon lequel :

l’impôt ne peut être légitime que s’il repose sur le consentement des citoyens.

Il montre que ce principe s’est progressivement affaibli, réduit à une simple formalité parlementaire qui ne garantit plus une véritable adhésion des contribuables.

L’auteur identifie trois fractures majeures expliquant cette crise du consentement fiscal.

La première fracture est celle du niveau des prélèvements obligatoires, jugés excessifs par une majorité de Français, toutes sensibilités politiques confondues. Les enquêtes d’opinion montrent un rejet croissant de l’impôt, associé à un sentiment d’inefficacité et de perte de confiance dans l’usage des fonds publics. Ce malaise dépasse les clivages politiques et traduit un consensus inédit en faveur d’une baisse de la pression fiscale.

La deuxième fracture tient à la déconnexion entre la structure des dépenses publiques et les préférences des citoyens. À partir d’enquêtes empiriques, l’auteur met en évidence un écart important entre ce que les Français souhaitent financer — notamment les fonctions régaliennes comme la justice, la sécurité ou la défense — et la réalité des budgets publics, dominés par les dépenses sociales. Cette divergence traduit l’abandon progressif d’une logique d’« impôt-échange » au profit d’un système redistributif perçu comme opaque.

La troisième fracture concerne la complexité du système fiscal français, devenu incompréhensible pour les contribuables eux-mêmes. Kevin Brookes décrit un ensemble législatif hypertrophié, marqué par la multiplication des dispositifs dérogatoires et des niches fiscales. Cette complexité favorise les acteurs les mieux informés et affaiblit le consentement à l’impôt, qui repose davantage sur la contrainte légale que sur l’adhésion.

Face à ce diagnostic, Kevin Brookes propose deux grandes réformes destinées à restaurer le lien entre citoyen et fiscalité. La première est celle d’une consultation budgétaire citoyenne, permettant d’informer les contribuables sur l’usage de l’impôt et de recueillir leurs préférences en matière de dépenses publiques, ensuite intégrées au débat budgétaire. La seconde est celle du « double effacement fiscal », consistant à supprimer certaines aides publiques et niches fiscales après évaluation, puis à restituer les économies réalisées sous forme de baisse générale des impôts.

En conclusion, l’auteur défend l’idée que la crise du consentement à l’impôt ne peut être résolue ni par la simplification technique ni par des appels au civisme fiscal. Elle nécessite une refondation visant à rétablir la transparence, la compréhension et la participation des citoyens. L’enjeu central est de réaffirmer que l’impôt appartient aux contribuables et que son usage doit être contrôlé et approprié par eux afin de restaurer sa légitimité démocratique.

Contrepoints.

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