Le gouvernement ne sait faire qu’une chose … interdire !

Publié par le 7 Mai, 2020 dans Blog | 6 commentaires

Le gouvernement ne sait faire qu’une chose … interdire !

Ce serait ça, alors, le progressisme ?

Il est interdit de bien faire !

Cela consisterait à se donner une doctrine et à l’imposer à tous et même à prendre des arrêtés pour interdire ceux qui localement prennent d’autres mesures qui vont dans le sens d’une plus grande sécurité sanitaire …

Quand un pouvoir a été aussi nul et aussi menteur, sur les frontières, les masques et les tests, il pourrait au moins se montrer plus modeste et accepter les  initiatives locales quand elles apparaissent comme frappées au coin du bon sens !

Voici un article de Robert Ménard, maire de Béziers, qui se dit ulcéré de la décision de l’Agence Régional de Santé (ARS) et du préfet qui lui interdit de tester les personnels d’enseignement et d’assistance aux élèves de sa ville.

Ecoutons-le :

La ville de Béziers ne va pas pouvoir tester le personnel des écoles et des crèches. L’État peut-il empêcher une ville, un maire de tester sa population ?

C’est incompréhensible, surréaliste et absurde. C’est un vrai problème en termes de sécurité. Cette mesure me semble être de bon sens. On propose gratuitement à tous les enseignants et à tout le personnel éducatif et scolaire de les tester. C’est rassurant pour eux et pour les enfants. Cela ne coûte rien à la Sécurité sociale puisque c’est la ville elle-même qui paye cette prestation.
Nous avions trouvé un laboratoire qui pouvait les fournir en deux jours. Et aujourd’hui, l’ARS et le préfet nous disent non. Ce sont toujours ces pseudo-arguments scientifiques.
Il y a quelques semaines, il ne fallait pas proposer de masques en tissu au grand public. Ils pouvaient être même néfastes, nuisibles et dangereux. On nous le disait tout simplement parce qu’il n’y avait pas de masques à distribuer. Quoi qu’en dise le gouvernement, il n’y a pas assez de tests. Quand une commune décide de se passer de l’État et de le faire elle-même comme à Béziers, la seule réponse, c’est non ! C’est monstrueux.

Quelles sont les excuses que vous ont données l’ARS et la préfecture ?

Ils nous disent que la doctrine officielle dit qu’on ne va pas tester tout le monde. Or, là, on rentre dans un processus de tests massifs. On a envie de tester massivement tous ceux qui seront en contact avec nos enfants. Cela nous rassure, rassure les enfants et leur parents. Mon rôle de maire est de rassurer. Nous sommes la première ville de France à avoir distribué des masques à tout le monde. À l’entrée des écoles, je ferai prendre la température de tous les enfants. Je me préoccupe de la santé de mes concitoyens.
Au lieu de m’aider, l’ARS et le gouvernement me mettent des bâtons dans les roues.

La gestion de crise faite par l’État et par les ARS est-elle inefficace ?

Qu’on nous fasse confiance ! Pas plus tard qu’hier, Mme Hidalgo, le maire de Paris, a dit qu’elle allait faire la même chose dans ses écoles. Va-t-on le lui interdire ou va-t-il y avoir deux poids deux mesures ? Oui à Paris et non à Béziers ? C’est une autre question …

Robert Ménard pour Boulevard Voltaire.

Comment est-il possible, dans une démocratie, que le pouvoir central puisse interdire une mesure à l’évidence d’intérêt public ?

Imaginons que, dans trois semaines, un nouveau « cluster » de l’épidémie se déclare dans une école de Béziers. Pourra t-on demander des comptes au préfet et au directeur de l’ARS ?

Probablement pas, puisque le Parlement est en train de voter préventivement une loi d’amnistie générale pour toutes les personnes ayant à agir durant cette épidémie …

Un véritable scandale ?

Merci de tweeter cet article :





6 Réponses à “Le gouvernement ne sait faire qu’une chose … interdire !”

  1. Régime jacobin ultra-centralisé, hors la tête parisienne, nul n’a voix au chapitre. La décentralisation n’est que de la poudre aux yeux.

  2. « Nous sommes la première ville de France à avoir distribué des masques à tout le monde »
    Ah oui, mais pas de bol, l’État ne paie 50% du prix que pour les commandes passées après le 13 mai : https://twitter.com/RobertMenardFR/status/1258423845138153472

    Quel pays, mais quel pays

  3. Un veritable scandale, un de plus…

    C’est l’ideologie qui prime d’abord sur la santé des citoyens, et parce qu’il vont beaucouptrop loin, ils votent des lois qui les amnistient.

    Ce n’est plus une republique… c’est la dictature…
    Ce sont des « progressistes » qui font ça, qu’est ce que ca serait s’ils n’etaient pas « progressistes »…

  4. Les progressistes sont non seulement menteurs et criminel, mais profite aussi de la pandemie pour imposer, sans consultation du peuple et dans leurs interets uniquement, ceci :

    Les pires atteintes au droit du travail en Europe depuis le début de la crise sanitaire
    8 mai 2020 Victor Fernandez
    https://rapportsdeforce.fr/classes-en-lutte/les-pires-atteintes-au-droit-du-travail-en-europe-depuis-le-debut-de-la-crise-sanitaire-05087110

    En France, le gouvernement a profité de la crise sanitaire pour réformer le Code du Travail : jusqu’à 60h de travail par semaine, un temps de repos réduit et des RTT qui s’envolent. Une offensive qui n’est pas isolée. Ailleurs en Europe, les pouvoirs en place profitent de cette crise du Covid-19 pour s’attaquer aux droits des travailleurs.

    « En raison de l’épidémie de Covid19, un large éventail de mesures exceptionnelles tant au niveau européen que national ont été prises […] dont certaines touchent les droits des travailleurs et des syndicats ». C’est ainsi que la Confédération Européenne des Syndicats sonnait l’alarme le 16 avril dernier dans un rapport. Parmi ces mesures, certains pays semblent particulièrement se distinguer en matière de mesures antisociales.
    Le 11 mars, la loi promulguant l’état d’urgence sanitaire est appliquée en Hongrie. On apprend alors que « l’employeur et l’employé, peuvent dévier du Code du Travail par un commun accord ». La Confédération Nationale des Syndicats Hongrois dénonce une « loi esclavagiste » qui prive de protection les travailleurs hongrois. Le 30 mars, le débat est relancé puisque Viktor Orban fait voter une loi lui octroyant des pouvoirs étendus durant l’état d’urgence sanitaire. Le premier ministre hongrois peut désormais suspendre des lois par décret et introduire des mesures extraordinaires par ordonnances, sans aucun contrôle du parlement. Un état d’urgence qu’il pourra prolonger indéfiniment, encore une fois sans passer par le parlement.
    En Pologne, des membres du PIS, le parti au pouvoir, ont proposé un amendement permettant au premier ministre polonais de démettre de leurs fonctions des membres du Conseil du Dialogue Social, une organisation tripartite réunissant organisations patronales, syndicats de salariés et représentants de l’État, et en charge des négociations pour la législation du travail. Le 31 mars, cette proposition est adoptée. Elle constitue donc un moyen supplémentaire pour le gouvernement polonais d’empêcher les syndicats de faire bloc face aux mesures antisociales. Cette pression pourrait se maintenir même une fois la crise terminée puisque ces destitutions seront toujours possibles, bien que partiellement limitées. Ainsi, la loi spécifie qu’il sera possible de démettre de ses fonctions un membre du conseil qui aurait collaboré avec les autorités communistes pendant la période soviétique, ou qui aurait engagé des « actions inappropriées contre le conseil le rendant incapable de conduire un dialogue de fond transparent et régulier entre les syndicats salariés et patronaux, et le gouvernement ». Un motif suffisamment vague pour permettre au gouvernement d’écarter tout membre ne soutenant pas sa politique, selon Adam Rogalewski, membre de l’OPZZ, un syndicat polonais.
    Enfin, en Croatie, une réforme temporaire du code du travail, s’attaquant fortement aux droits des travailleurs, a failli être votée. Celle-ci aurait permis aux employeurs de réduire le temps de travail de leur employés ainsi que leurs salaires, de diminuer le montant des indemnités de licenciement si ce dernier était lié à la pandémie, et laissait une totale liberté aux entreprises pour imposer les dates de congés payés de leurs salariés, sans l’habituel préavis de 15 jours. Plus cynique encore, en période de Covid-19, la visite médicale des travailleurs employés dans certains secteurs, était abolie. Enfin, l’entreprise n’était plus tenue de consulter les organisations syndicales et le comité d’entreprise, ni de respecter les accords collectifs qui avaient été négociés par le passé. Face à une telle offensive, les organisations syndicales croates se sont mobilisées et la Confédération Européenne des Syndicats a souligné dans une lettre ouverte que « la Croatie violerait plusieurs de ses engagements, notamment la Convention Européenne des Droits de l’Homme ainsi que la Charte Sociale Européenne ». Quelques jours plus tard, le 30 mars, le gouvernement croate annonçait l’abandon de ce plan.

    Remise en cause du droit de grève

    Pour prévenir toute contestation des syndicats, le droit de grève a été limité dans plusieurs pays européens. En Roumanie, celui-ci est suspendu depuis la proclamation de l’état d’urgence le 16 mars par le président roumain, Klaus Iohannis. Cette mesure intervient dans un contexte de forte augmentation du chômage dû au retour de deux millions de roumains qui étaient partis travailler à l’étranger avant la crise, dans un pays qui compte 9 millions d’actifs.
    Au Portugal, le droit de grève a également été suspendu dans tous les services publics essentiels, et les syndicats n’ont plus la possibilité de faire des propositions concernant la législation du travail. S’il était de toute façon peu probable que ces secteurs appellent à la grève en ce moment – une grève du secteur public qui devait avoir lieu le 20 mars a été annulée – la Confederação Geral dos Trabalhadores Portugueses Intersindical Nacional, la plus grande confédération syndicale portugaise, a demandé au gouvernement de prendre des mesures pour garantir le salaire et les droits des travailleurs, et pour prévenir tout abus des employeurs en cette période de pandémie.
    C’est pourtant bien les grèves qui permettent à certains salariés d’obtenir de nouveaux droits actuellement. Alors que le gouvernement belge a désormais la possibilité de gouverner par des lois d’urgence sans consulter le Parlement ou les organisations syndicales, les salariés de la grande distribution en Belgique, ont fait grève début avril et ont obtenu des compensations financières et des repos supplémentaires. C’est également la grève qui avait amené le gouvernement italien à étendre le 25 mars, la liste des secteurs devant fermer pendant le confinement.

  5. Les progressistes sont des criminels, voyez pourquoi…

    https://www.youtube.com/watch?v=hazFymS75hI
    Le gouvernement a laissé brûler des masques chirurgicaux qui étaient visiblement utilisables !

    Nicolas Dupont-Aignan

    « Vous ne rêvez pas ! Le Monde révèle que le gouvernement a laissé brûler jusqu’en mars 2020, des masques chirurgicaux issus des stocks stratégiques de 2005-2006 qui étaient visiblement utilisables ! Ce Gouvernement n’a plus aucune crédibilité ! »

  6. Ce n’est pas avec le blé qu’on fait les pâtes ou la semoule de couscous, c’est avec le blé dur, 1.8 millions de tonnes ont été produites en 2018 et 580.000 tonnes transformées, le reste exporté.

    La récolte de blé TENDRE a été de 39 millions de tonnes l’an dernier les exportations sont de 17 millions.

    Je ne mélange pas les torchons et les serviettes et il est bon de vérifier les chiffres avant de raconter n’importe quoi, ça décrédibilise la critique. Du blé, il y en a, et la prochaine récolte n’est pas loin.

Laissez une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *