Le lundi 11 mai 1981, j’avais la nausée …

Publié par le 12 Mai, 2018 dans Blog | 10 commentaires

Le lundi 11 mai 1981, j’avais la nausée …

Je me souviens du lundi 11 mai 1981, il y a donc déjà 37ans, comme si c’était hier …

Ce matin-là, je repris le travail, comme tous les lundis matin, mais j’étais au plus mal, après une soirée électorale catastrophique qui avait porté François Mitterrand à l’Elysée.

La journée du 11 mai fut très difficile. Et ce n’est pas le visage rayonnant de mon ami et collègue de bureau Bernard, socialiste convaincu, qui pouvait me remonter le moral.

En fait, de mon côté, le fait que la gauche atteignait le pouvoir était aggravé par la personnalité de François Mitterrand pour lequel j’avais acquis depuis longtemps une totale aversion. Pour moi, il était un politicien du passé, représentant de la catastrophique quatrième République, minée par le régime des partis. Je connaissais aussi son passé aux côtés du maréchal Pétain. Pour moi, il était un homme sans conviction, uniquement motivé par le service de son ambition.

La première fois que j’entendis parler de Mitterrand ce fut pendant les événements de mai 68. J’étais alors étudiant dans une école d’ingénieurs. En réaction à mon père, gaulliste de toujours, j’avais suivi les événements avec attention, mais plus par curiosité que par conviction.

A propos de Mitterrand, à cette époque, je me souviens de deux choses : d’abord que le mouvement étudiant avait dans un premier temps été rejeté par la gauche et ensuite que lorsque la « chienlit » s’était installée, il était sorti du bois en se proposant pour reprendre les rênes du pays.

Ma conscience politique et mon positionnement à droite date de ce jour-là.

Heureusement, aux élections législatives de juin 68, le peuple français avait sifflé la fin de la récréation en confortant la droite au parlement (394 députés contre 91 à gauche).

Si on peut reconnaitre à Mitterrand d’avoir desserrer le carcan qui pesait sur la société de l’époque, il a sonné le début du déclin de la France qui fut ensuite aggravé par l’action de Lionel Jospin puis plus tard de François Hollande.

De ces années 80, il me revient des déclarations intempestives de certains socialistes qui croyaient avoir vu le messie en Mitterrand :

  • Jacques Lang : « Avec la victoire de la gauche, nous sommes passés de l’ombre à la lumière !  »
  • André Laignel, s’adressant aux députés : « Vous avez juridiquement tort car vous êtes politiquement minoritaires »

François Mitterrand donna le premier coup

François Mitterrand, ce fut d’abord, deux ans de délire de gauche, avec des nationalisations en cascade, au rythme de 3 dévaluations successives du franc. L’hérésie économique atteignit son sommet avec la retraite à 60 ans en contradiction totale avec l’augmentation constante de la durée de la vie des Français. Il fallut attendre presque trente ans pour que Nicolas Sarkozy abatte ce totem de la gauche en portant à 62 ans l’âge de départ à la retraite à taux plein.

Lionel Jospin enfonça le clou

A chaque dirigeant de gauche, son totem. Pour Jospin et sa complice irresponsable, Martine Aubry, ce fut les terribles 35 heures qui plombèrent pendant de longues années la compétitivité des entreprises françaises.

On reprochera à Jospin également d’avoir gâché les 5 ans de croissance mondiale qui aurait pu (dû !) être mis à profit pour désendetter la France et assainir les comptes publics et notamment ceux des caisses de retraite.

Et François Hollande finit le travail

Responsable du plus grand choc fiscal que la France ait jamais connu, François Hollande tua la croissance qui aurait pu relancer l’économie française. Les mesures plus raisonnables qu’il prit en fin de quinquennat ne firent que corriger les erreurs du début. Il ne réussit jamais à inverser la fameuse courbe du chômage promise pour 2013, ce qui l’empêcha de se représenter.

Outre les atteintes contre l’économie du pays, les socialistes et la gauche en général portent une lourde responsabilité dans l’interdiction de tout débat sur l’immigration avec les conséquences communautaires que l’on connait aujourd’hui.

Le 10 mai 1981 fut donc une journée à marquer d’une pierre noire !

PS : je devais poster cet article hier, 11 mai, mais un souci de santé m’en  empêché. J’espère ne pas vous avoir trop ennuyés avec mes vieilles histoires personnelles ! En même temps, c’est mon blog …






 

 

 

10 Réponses à “Le lundi 11 mai 1981, j’avais la nausée …”

  1. J’ai entendu parler pour la première fois de Mitterrand par mon père.
    Il en avait une sainte horreur depuis la guerre de 39-40, où ce monsieur était collabo, pétainiste, au point de recevoir la francisque.
    Je crois que, jeune résistant, qui risquait sa vie pour le pays, il n’a jamais digéré la chose.

    Puis, j’ai vécu 1968.
    J’avais 17 ans, étais en terminale et, franchement, ce qui m’inquiétais le plus était : « pourrons nous passer le BAC pour entrer en fac ».
    Pour le reste, l’occupation du lycée était rigolote;, c’était très amusant de voir un car de police nous surveiller à la porte du Lycée…
    Je ne me souviens pas du contexte politique (et du nom de Mitterrand)

    Ensuite, comme Christian, j’ai-nous avons- très mal vécu mai 1981.
    Dès le dimanche soir, mes parents et mon mari avons vécu une soirée digne d’une veillée aux morts.
    Triste, sinistre, dirais-je. Logique pour un événement voyant la « sinister » gagner.

    Le pire a été les 3 dévaluations, et surtout l’inflation à 2 chiffres (pas un jeune d’aujourd’hui pourrait y croire);
    Les fins de mois difficiles, les salaires gelés, les taux d’intérêt, eux aussi à 2 chiffres, allant jusqu’à 17% pour un appart en grande ville et 12ù pour un commerce ou une entreprise, alors qu’aujourd’hui, on se plaint d’un taux à 3%!

    Puis ce fut Chirac (2eme mandant de la Mite Errante), genre « je suis de la droite de gauche ».

    Puis Chirac comme président, avec Jospin aux manettes…La gauche, toujours la gauche..

    la France, toujours gauchisante, continuait à partir en quenouilles, malgré la vraie fausse cagnotte..

    Puis ce fut Nicolas Sarkozy, et l’espoir est revenu, quelque peu douché par le choix de certains de ses ministres… de gauche, comme la copine de Jospin, dame Bachelot, qui commença (ou continua le travail de Jospin) à détruire notre « Santé ».

    Mais de vraies bonnes idées (comme, entre autres, les baisses réelles de la fiscalité : heures sup défiscalisées, successions facilités et remontée des plafonds d’imposition…Bonne tenue à l’Internationale, bonne gestion de la crise économique) et de mauvaises, comme le traité de Lisbonne..;

    Ensuite Hollande : le déluge de sottises, de bêtises, allant du « Moi Président » au SMS de répudiation de sa maitresse du moment…

    Mais ce n’est pas Hollande qui finit le travail : c’est son successeur!

    Le comble : un petit morveux se prenant pour un Dieu de l’Olympe, est en train de dynamiter ce qui reste de notre pays

    Oui, Le 10 mai 1981 fut donc une journée à marquer d’une pierre noire !

    Mais le dimanche 07 mai 2017, aussi !

  2. Dithyrambe dit:

    « les socialistes et la gauche en général portent une lourde responsabilité dans l’interdiction de tout débat sur l’immigration ».
    Et la droite était où pendant ce temps là. Quant à Jospin, non élu mais au pouvoir, la faute à qui ?

  3. En 1981 j’allais avoir 20 ans, je passais les concours d’écoles d’ingénieurs et j’ai voté pour la première fois. J’étais en prépa au lycée Pasteur de Neuilly, et je voyais la panique que l’élection de Mitterrand allait déclencher, dans les familles de mes camarades, fils de hauts fonctionnaires.
    Je ne comprenais pas trop à l’époque. J’ai mis du temps, il a fallu que je devienne modeste entrepreneur, pour que mes yeux s’ouvrent, en 1995 …

  4. Pour moi le plus dur a été le renouvellement de Mitterrand en 1988.
    Je n’ai pas compris mes compatriotes, et continue d’ailleurs à ne pas les comprendre…

  5. Ne riez pas mais j’ai fait partie de la « génération Mitterrand »,c’est à dire que le Florentin a accompagné mon adolescence et mes premiers pas d’adulte…

    En 1995,j’ai enfin été heureux d’être débarrassé de cette vieille momie qui tenait tout de même depuis 1946,sans discontinuer,le haut du pavé 😉

  6. A savoir les magouilles électorales pour repasser en 88, deja, au parti Ps de la vertu et du camp du bien est admis un niveau de tricherie de 3 a 5%, alors au niveau national a du avoir quelques trafics electoral possible qui explique l’incomprehension des choix français, car pour ce qui est de l’honneté, c’est plutôt les représentants de la pourriture politique, alors ce fier a eux et aux systeme que l’on peut corrompre quand l’enjeu est de taille, pas question.

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