Le squat de A à Z …

Publié par le 8 Sep, 2020 dans Blog | 4 commentaires

Le squat de A à Z …

Je viens de découvrir le site web Paris-luttes.info.

Ça vaut le détour, pour un horrible membre de la fachosphère comme moi, de découvrir le genre de site internet consulté, voire créé par l’extrême gauche.

Parmi les rubriques, on trouve :
Antifascisme, Discrimination – racisme, Contreculture, Genre – féminisme, Logement – squat, Migrations – sans-papiers, Répression – prisons, etc …

C’est la rubrique Logement – squat qui m’avait emmené jusqu’à ce site. On y trouve le parfait manuel du squatteur. Un peu comme si on trouvait un manuel du parfait cambrioleur …

Le manuel, appelé : Le squat de A à Z, est consultable ici au format pdf.

En voici quelques morceaux choisis :

Ceci est le produit d’une écriture collective, par des squatteur-euse-s passé-e-s, présent-e-s et futur-e-s, pour des squatteur-euse-s présent-e-s ou futur-e-s.

J’ai gardé l’écriture inclusive dans l’introduction mais je la censure impitoyablement dans lereste de cet article !

Le sommaire est très « complet » :

– Choisir sa maison,
– Repérage des lieux,
– Bien choisir son propriétaire,
– L’installation,
– Les preuves,
– Quelques conseils si vous voulez pirater,
– Expulsion et résistance,
– Etc

Premièrement : donner bonne conscience aux squatteurs :

Squatter, c’est occuper un bâtiment abandonné sans avoir demandé l’autorisation à son « propriétaire ». C’est, de fait, ne pas payer de loyer à des proprios qui possèdent plus d’un logement quand nous n’en possédons aucun. Squatter, c’est critiquer en actes un système qui veut que les riches continuent de s’enrichir sur le dos des pauvres.

Jusqu’à galvauder la notion de responsabilité :

Squatter, c’est aussi habiter au sens plein du terme : c’est être libre et responsable dans son lieu de vie.

Procéder à un repérage sérieux des lieux :

Observez si les lieux sont bien vides et s’il n’y a pas de passage. Il y a divers indices : volets fermés, boîte aux lettres pleine de vieilles pubs, tas de feuilles mortes devant la porte, jardin en friche, poubelles, état du bâtiment… Pour vérifier s’il y a du passage, placez un bout de papier discret dans l’embrasure de chaque porte et portail et vérifiez régulièrement leur présence. Si ce n’est pas possible, trouvez un moyen d’obstruer la serrure sans la détériorer, par exemple avec un petit bout de bois ou un chewing-gum (attention, ces techniques ne sont pas toujours fiables, notamment à cause des intempéries).

Choisir non moins sérieusement le propriétaire :

Après des conseils sur des enquêtes à faire au cadastre ou sur les pages jaunes, suivent les conseils suivants :

Vous pouvez aussi faire une petite enquête discrète auprès des voisin-e-s et checker la boîte aux lettres du bâtiment, voir quel type de courrier est reçu. Il est aussi possible de se renseigner sous divers prétextes (tournage de film, école d’architecture, …) aux bureaux de la communauté urbaine, qui gèrent les plans d’occupation des sols ou les permis de construire, en particulier en ce qui concerne les bâtiments publics.

Puis vient la première visite :

Vérifiez qu’il n’y ait pas de boîtiers ou d’autres signes qui pourraient trahir la présence d’une alarme à l’intérieur du bâtiment, par exemple des boîtiers blancs en hauteur

Une première visite permet d’obtenir des informations sur l’état des planchers et des murs, des systèmes d’eau et d’électricité (pensez aussi à relever les compteurs), sur le nombre de pièces (en fonction de la place nécessaire) et sur la possibilité de barricadage futur du squat (prendre les mesures pour les serrures et le matos de barricadage).

Dans tous les cas, il peut être utile de prendre des photos des lieux, pour mieux s’organiser par la suite et pour montrer aux potes à quoi ça ressemble à l’intérieur…
Quelques outils peuvent vous être utiles (gants, pied de biche, marteau brise-vitre, tournevis, cric, clef à molette, …) et si possible prévoyez des scénarios de visite. Savoir à l’avance qui fait quoi, qui passe par la fenêtre ou qui crochète et avec quel matos, ça peut éviter des cafouillages qui prennent du temps.

La preuve par la pizza !

Les « preuves » permettent de dater le moment de l’ouverture pour démontrer que vous occupez les lieux depuis au moins 48h lors du passage de la police (que ce soit vrai ou non). Il est préférable de les préparer avant l’ouverture.

Une lettre timbrée, donc datée, à vos noms et nouvelle adresse, peut s’avérer utile. Pour cela, n’hésitez pas à vous envoyer du courrier. Si vous souhaitez des courriers antérieurs à votre arrivée, vous pouvez vous écrire à une adresse au crayon à papier et modifier au stylo après réception l’adresse sur l’enveloppe. Dans certains cas, la lettre ne suffit pas, d’autres « preuves » sont toutefois envisageables : coffre-fort numérique (photo certifiée par huissier avec une application pour smartphone), photo datée, facture (électricité, internet, …), bon de livraison de pizza (ou autre), etc. Mais faites attention à ne pas en faire trop niveau « preuves », il serait malvenu d’habituer les flics à exiger tout un tas de preuves différentes, sachant que certain-e-s font le choix de s’en passer et de miser sur le rapport de force.

Tout faire pour tromper la justice :

Si vous faites le choix d’une défense juridique (voir la partie « Face à la justice »), mettez très vite des noms visibles sur votre boîte aux lettres et votre porte afin que l’huissier ne puisse lancer une procédure sur requête anonyme (ce qui ne vous permettrait pas de vous défendre devant un-e juge). Il est préférable, pour obtenir l’aide juridictionnelle, que les personnes qui mettent leur noms ne soient pas solvables (que leurs revenus ne soient pas suffisamment élevés pour pouvoir payer des amendes).

Il est aussi possible de ne donner que des faux noms. Cela peut permettre d’éviter d’exposer des noms et d’éviter d’éventuelles poursuites (indemnités d’occupation) par la suite. En théorie les flics ne sont censés que relever vos noms lors de leur passage et vous n’êtes pas tenu-e-s de leur présenter une pièce d’identité, idem pour l’huissier.

Pour désarmer le propriétaire :

Posez immédiatement des verrous, changez les barillets ou sabotez les serrures pour ne pas que le proprio puisse encore utiliser sa clé, et barricadez les entrées potentielles du lieu pour ne pas que les flics puissent entrer en force, vous foutre dehors et tout refermer.

En conclusion

J’ai dû me limiter dans les extraits mais il en aurait fallu bien d’autres notamment toutes les arguties conseillées face à la justice …

Comment peut-on condamner Eric Zemmour pour Incitation à la haine raciale parce qu’il énonce une simple évidence (la majorité des dealers sont noirs et maghrébins) et en même temps, laisser en place une législation aussi favorable aux squatteurs.

Comment laisser par ailleurs en ligne un site qui conseille et même incite des personnes à entrer illégalement dans une propriété privée, à s’y barricader, à saboter les serrures et à pirater les connexions à l’eau, au gaz et à l’électricité ?

Quand la loi et la Justice se mettront-elles au service
des honnêtes citoyens et non des voyous et escrocs ?

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4 Réponses à “Le squat de A à Z …”

  1. Dégoût, c’est le seul mot que je peux trouver …

  2. Tout simplement révoltant.
    Il n’y a qu’une seule solution : des peines de prison ferme avec une peine plancher, pour les squatteurs mais aussi toute personne reconnue coupable d’aide à la commission de ce délit. Et expulsion manu militari si le squatteur est étranger.
    De toute façon ces gens là veulent détruire la société. Il ne combattent pas l’injustice, donc pas de pitié

  3. Y a bien des sites où on peut acheter une kalachnikov, apprendre comment fabriquer de la drogue où des explosifs, devenir un terroriste islamiste … Je trouve ce site très utile. En connaissant leur MO on peut plus facilement s’en prévenir. Un système d’alarme de base ne coute pas trop cher. Demander à la poste de ne pas livrer pendant la période où on est en vacances, demander aux voisins de faire attention à ce genre de signes … Toute information est bonne à prendre donc je dis merci à A Droite d’avoir partagé ce site de salubrité publique. 😉

  4. Que fait le gouvernement et la pseudo justice de goche…

    En general les problemes de squat ne sont reglé que tres tardivement, ( mois années),
    si le fonctionnaire a executé « rapidement » ( pour lui) l’affaire en cours mediatisée, c’est parce que les reseau sur internet en on parlé.

    Pour ne pas paraitre trop a goche et malhonnetes, les pseudo medais on suivi…

    De meme a suivi, le fonctionnaire, qui n’etait pas trop pressé, a cause des medias…

    Sinon, pour un e maison secondaire, au dela de 48 heure, c’est en mois ou années qu’il faut compter.

    Bien entendu les anes de goches ^seudo judiciaire ont pretexté un probleme juridique different du squat de la maison,
    pour faire partir les squatteurs…

    Evidement ce choix juridique, autre que le squat, permet de deplacer le probleme, comme d’habitude… Toujours aussi franc dans la pseudo justice…

    De meme les sites qui abondent et donnent le moyen d’etre malhonnete en profitant des autres… qui devraient etre poursuivi et dont la pseudo justice de goche par son laxisme protege indirectement cette racaille, parce que ideologiquement ca fait goche…

    La gogoche est plus pret des squtteur que des gens honnetes qui ont travaillé toute leur vie pour s’offrir une maison,
    mais pour la goche debile, un honnete ouvrir devient un salaud de proprietaire a l’instant ou il signe l’achat d’une maison.

    La debilitée de cette goche, ideologique et outranciere, devie les valeur morales du merite, du sens des valeurs etc…

    On se souvient qu’en guise de valeur, chez les cocos, la verité d’un instant, n’est plus la verité l’instant d’apres… voila la goche et son communisme a deux balle et a humanisme a geometrie variable.

    Les dingos de cette goche debile, ne valent pas plus que leur ideologie…

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