Les dégâts du transgenrisme

Publié par le 15 Fév, 2024 dans Blog | 2 commentaires

Les dégâts du transgenrisme

Le plus grand danger du progressisme est que ses adeptes sont convaincus qu’ils détiennent la vérité, qu’ils sont dans le camp du bien, et que, par conséquent, ils sont légitimes à promouvoir leur idéologie et même à l’imposer à tous.

De ce point de vue, le progressisme montre des points communs avec feu le communisme et aujourd’hui avec l’islamisme qui qualifie de mécréants les infidèles à la parole d’Allah.

A la limite, beaucoup de gens sont suffisamment armés – bien souvent l’arme du bon sens suffit ! – pour leur résister mais cela devient inacceptable lorsque les progressistes s’en prennent à la jeunesse.

Et c’est ce qui se passe avec le transgenrisme qui tente, par l’intermédiaire d’associations qu’on laisse imprudemment entrer dans nos écoles, sous prétexte d’éducation sexuelle, de circonvenir ces jeunes au cerveau encore malléable.

Pousser les jeunes à changer de sexe, leur proposer des traitements chimiques pour retarder la puberté ou pire des interventions chirurgicales, est juste criminel.

Beaucoup de pays et d’états américains tenus par les Républicains, légifèrent pour interdire ces pratiques sur des mineurs. Car les conséquences peuvent être dramatiques comme nous le rapporte cet article de Boulevard Voltaire :

Daisy Strongin, détransitionneuse, mutilée à vie

Ce ne sont pas des larmes de joie. C’était sa toute première tétée. 40 minutes.

les commentaires de cette jeune accouchée qui s’affiche en photo avec son enfant dans les bras, laisse un sentiment mêlé de compassion, joie, tristesse et de profond malaise. Car Daisy Strongin, avant d’être « épouse de 25 ans et mère de 2 enfants, femme catholique grincheuse (croyez moi, la vie est meilleure maintenant [précise-t-elle dans sa biographie] », était peu d’années avant « un transboy aux yeux écarquillés », comprenez un jeune trans. Un processus qui, à l’époque où elle « faisait semblant d’être un garçon », l’a conduite à se faire mutiler par des médecins sans doute trop pressés de lui faire plaisir en lui permettant l’ablation des seins. Geste irréversible qu’elle regrette amèrement maintenant que, redevenue femme (« female detransitioner ») capable – malgré tout ce que son corps a subi – de donner la vie, elle ne peut définitivement plus allaiter ses bébés. Une détransition qui s’est d’ailleurs accompagnée de sa conversion au catholicisme.

En grande majorité, les filles

Une pratique barbare, définitive et qui se multiplie, nous l’évoquons régulièrement dans ces colonnes : les traitements médicaux pour changer de sexe (médicamenteux à base de prise d’hormones ou de bloqueurs de puberté et chirurgicaux, pour les garçons comme pour les filles) sont administrés à un nombre croissant de jeunes touchés par cette vague de contagion sociale savamment entretenue par l’idéologie transactiviste via les réseaux sociaux, remplissant les poches d’un certain nombre d’intérêts financiers. Selon les spécialistes, les filles sont majoritairement concernées (plus de 75 % des demandes de transition émanent d’elles), au point que la très militante féministe et lesbienne Marie-Jo Bonnet, auteur de Quand les filles deviennent des garçons (Éditions Odile Jacob), parle d’une « nouvelle forme de féminicide social ».

Mutiler avant 25 ans ?

Un constat s’impose, évoqué par Marie d’Armagnac dans ces colonnes : la santé mentale des jeunes est plus qu’inquiétante et les filles particulièrement concernées. Majoritairement insatisfaites de leur image (à 40 %, contre 20 % pour les garçons), elles sont particulièrement touchées par des syndromes de dépression (22 % des filles de 15-24 ans pour 11 % chez les garçons), plus « vulnérables au syndrome dépressif » (la proportion d’adolescentes dépressives a doublé de 2014 à 2019 et doublé à nouveau entre 2019 et 2020) et aux tentations suicidaires (les chiffres de la DREES pointent de brutales augmentations des hospitalisations des jeunes filles pour « geste auto-infligé » depuis 2021 : +63 % pour les 10-14ans, +42 % pour les 15-19ans et +32 % pour les 20-24 ans).

Face à ce mal-être, des spécialistes diagnostiquent avec une trop grande célérité une dysphorie de genre (se sentir dans un corps de l’autre sexe), précipitant leurs jeunes patients dans des processus de changement de sexe sans « évaluation psychologique sérieuse qui demande du temps », précise le psychiatre Vincent Rouyer. Avec, à la clé, des solutions irréversibles et dramatiques ; après la jeune Kaira Bel à l’origine de la fermeture du Tavistock Centre anglais, c’est aujourd’hui Daisy Strongin qui témoigne. La France n’est pas épargnée, elle fait peu à peu connaissance avec ces jeunes « détransitionneurs » comme Mila qui se confiait au Figaro :

Comment est-ce possible de laisser des mineurs prendre ce type de décision ? C’est une aberration totale.

Ce qui devrait être évident – ne pas accéder aux désirs des jeunes d’accéder à des traitements irréversibles – ne l’est plus. De nombreux spécialistes alertent, allant jusqu’à dénoncer une nouvelle :

 forme de marchandisation du corps des enfants qui pourrait bien apparaître demain comme un des plus grands scandales sanitaires et éthiques, que nous aurions regardé arriver sans mot dire.

« L’adolescence est une période à risque, de grande vulnérabilité » pendant laquelle le système nerveux du cerveau se construit lentement sans parvenir à maturation avant l’âge de 25 ans, prévient le psychiatre Maurice Berger, spécialiste de la violence chez les enfants. Il poursuit :

Cet état de vulnérabilité temporaire qui s’accompagne d’une perte de repères affectifs, moraux et corporels fait que certains adolescents sont particulièrement influençables et perdent la capacité de penser par eux-mêmes, de critiquer ce qui devrait l’être. Ici peut intervenir le rôle nocif de certains groupes sur les réseaux sociaux » (étude relayée ici).

On marche sur la tête !

Pourtant, signe éclatant d’inversion complète des valeurs, ceux qui tentent d’alerter l’opinion sont pourchassés car coupables de se mettre en travers de l’idéologie transactiviste. Citons, pêle-mêle :

  • ce père de famille condamné à 6 mois de prison au Canada pour avoir refusé la transition de sa fille,
  • le journaliste américain Matt Walsh, auteur d’un passionnant reportage sur la question (What is a woman?), banni des réseaux sociaux et de la chaîne YouTube,
  • ces médecins poursuivis par SOS Homophobie devant leur Conseil de l’ordre pour avoir alerté sur les délires wokistes de la CAF (homme enceint et lexique trans),
  • ce gynécologue de Pau accusé de transphobie pour avoir refusé de prendre en charge un homme trans,
  • ou encore la blogueuse Dora Moutot, ciblée par une plainte pour incitation à la haine pour avoir osé affirmer que l’élue transgenre Marie Cau est une femme.

Là encore, on marche sur la tête !

Sabine de Villeroché pour Boulevard Voltaire.

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2 Réponses à “Les dégâts du transgenrisme”

  1. Il y a l’asile pour secourir les wokes…

  2. la mode et l’idéologie se sont emparées d’un sujet grave, mais ultra marginal, pour en faire un thème central de leur propagande : encore plus fort que l’homophobie, voici la transphobie, qu’il s’agit de criminaliser, pour éliminer tous les non progressistes. Et ça se fait sur le dos de jeunes, vulnérables, qui se retrouveront sacrifiés pour « la cause » !

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