Les dossiers noirs d’Hidalgo – les HLM de la discorde

Publié par le 29 Août, 2017 dans Blog | 0 commentaire

Les dossiers noirs d’Hidalgo – les HLM de la discorde

Voici le troisième chapitre du dossier du Figaro Magazine de cette semaine qui présente le livre « Notre-Drame de Paris » consacré à la gestion de la mairie de Paris sous Hidalgo. Il s’agit d’un document explosif. Dans « Notre-Drame de Paris»,  Airy Routier et Nadia Le Brun révèlent comment le bien-être des Parisiens a été sacrifié au profit de l’image flatteuse qu’a voulu se construire la maire de Paris.

Ce troisième chapitre est consacré à la politique forcenée de mixité sociale menée  par la mairie de Paris dans les arrondissements « huppés » :

Au nom de la « mixité sociale », la mairie de Paris utilise ses prérogatives en matière de logement pour modifier en profondeur la sociologie parisienne autant que la nature de certains quartiers. Contraintes de quitter la capitale, les classes populaires, mais aussi les classes moyennes, en sont les premières victimes.

Le communiste Ian Brossat, chargé du logement, explique la consigne du maire : faire du social dans les quartiers chics. Ici, au 15 rue Gros dans le XV ème arrondissement.

L’affichage est résolument de gauche : Anne Hidalgo veut 30 % de logements sociaux dans Paris à l’horizon 2030, au nom de cette belle idée qu’est la mixité sociale.

Problème : vue par cette idéologue, la mixité n’a plus rien à voir avec celle des immeubles haussmanniens où les commerces occupaient jadis le rez-de-chaussée, les commerçants l’entresol, les bourgeois les premier et deuxième étages, les employés les troisième et quatrième, les ouvriers et les domestiques habitant les combles, avant que l’installation des ascenseurs ne vienne bousculer cette hiérarchie.

La politique voulue par la maire de Paris, qui dénature l’essence même de la capitale en faisant entrer la banlieue intra- muros, poursuit un double objectif: il faut montrer à une France décrite comme raciste et conservatrice que sa capitale est ouverte à la diversité sociale et ethnique, tout en modifiant la sociologie de la capitale pour qu’au cours des futures élections la gauche devienne indéboulonnable. […]

La mairie assure ainsi dépenser 180 millions d’euros par an pour exercer son droit de préemption, racheter des appartements et des immeubles, y compris dans les beaux quartiers, pour les transformer à grands frais en HLM. Comme ces 113 logements sociaux dans la très bourgeoise rue Saint- Didier (XVI ème arrondissement), dont lan Brossat a posé, en mai 2016, la première pierre.

Pour « corriger l’héritage historique », la mairie veut produire 5 000 logements HLM(+ 17 %) d’ ici à 2020 « dans les arrondissements les moins pourvus ». lan Brossat précise : « A cette échéance, le nombre de logements sociaux dans les quartiers les plus huppés aura été doublé par rapport à 2014, de 400 à 800 dans le VII ème et de 3 000 à 6 000 dans le XVI ème. »

La Ville multiplie les acquisitions foncières sans se soucier du prix à payer pour le contribuable parisien. Elle a ainsi déboursé 4,24 millions d’euros pour acheter un immeuble de six logements dans le XVI ème arrondissement, soit 12 000 euros le mètre carré ! Et a préempté un immeuble à Montmartre, évalué à 13 406 euros le mètre carré. « C’est scandaleux, s’emporte Jean-Louis Dumont, le président – socialiste ! – de l’USH, l’Union sociale pour l’habitat qui fédère les offices HLM de France. On pourrait faire quatre ou cinq fois plus d’ appartements si on investissait avec mesure. Mais la seule chose qui importe à Anne Hidalgo, c’est de faire de la com (2) ! » […]

Anne Hidalgo a aussi poursuivi un tour de passe-passe initié par Bertrand Delanoë en « reconventionnant » les logements, mot barbare pour que personne ne comprenne, qui désigne une réalité simple : d’un trait de plume, on transforme des logements dits intermédiaires en logement sociaux, ce qui fait fuir en banlieue les classes moyennes, trop riches pour avoir accès aux HLM, trop pauvres pour accéder au marché libre. Ainsi change progressivement le peuplement des arrondissements parisiens. Par pur cynisme électoral.

Derrière tout ça, il y a encore un énorme mensonge : quand on « reconventionne » un logement intermédiaire en logement social, on ne crée pas un seul logement ! Lorsqu’on achète un immeuble occupé, on ne crée pas un logement non plus. Le solde, en création, n’a donc rien à voir avec les chiffres ronflants affichés par Anne Hidalgo et lan Brossat. « Il y a eu moins de 2 000 logements véritablement créés », se risque Jean-François Legaret (3).


Des logements sociaux dans le 16ème arrondissement

Ces implantations de logements sociaux dans les hauts lieux de la bourgeoisie parisienne, mais aussi dans des quartiers tranquilles où logent des cadres moyens, des retraités et des classes moins favorisées, suscitent des réactions outrées, souvent violentes, parfois excessives, qui abondent sur les sites internet. C’est notamment le cas des logements construits à Balard, sur le site des anciennes usines Citroën du quai de Javel, en bord de Seine, dans le XV ème arrondissement, lieu de résidence et fief politique d’Anne Hidalgo. « Balard est devenu un point de ralliement des délinquants ordinaires, avec des bandes de « jeunes » squattant les halls de HLM ou leurs garages souterrains, peut-on lire sur le site Atlantico, le 3 mars 2016 . Les parties communes étaient régulièrement vandalisées. Odeurs d’urine. En dépit de l’accumulation des plaintes et des mains courantes, la police est aux abonnés absents. » De fait, le Jardin blanc du parc André Citroën, qui s’étend de Balard jusqu’à la Seine, est devenu malfamé. Un lieu de trafic de drogue où des petits délinquants abîment les équipements sportifs, recyclés en salle d’attente pour transaction.

Même évolution de l’autre côté de la Seine, dans le XVI ème arrondissement, où des immeubles sont préemptés et transformés en logements sociaux. Des quartiers comme ceux de la Porte d’Auteuil ou de la rue de Boulainvilliers voient ainsi surgir des bandes de jeunes, parfois agressifs. En février 2016, sur fond de trafic de stupéfiants, une bande du XVI ème est même venue se battre avec ses rivales de Balard, dans le Jardin blanc qui prend des airs de dalle d’Argenteuil – celle que Nicolas Sarkozy voulait « nettoyer au Karcher ». […]

Indubitablement, la violence, la criminalité, la racaille attitude s’infiltrent intra- muros, et pas seulement dans les arrondissements du nord – est de Paris. Prudence : on avance sur un terrain miné. L’implantation de logements sociaux dans certains quartiers de Paris suscite chez de nombreux habitants une hostilité assumée vis-à- vis des « populations originaires du Maghreb et d’Afrique subsaharienne, qui sont en passe de devenir majoritaires dans les HLM », tandis que « des familles polygames avec dix enfants se retrouvent même parfois entassées dans des quatre-cinq pièces inadaptés », peut -on lire sur les sites internet.

Anne Hidalgo et les bien-pensants qui l’entourent adorent ces clichés à connotation raciste car ils leur permettent de disqualifier les opposants à leur politique de mixité sociale imposée : pas question pour les habitants des immeubles préemptés ou des quartiers en pleine transformation de se rebeller, car la moindre critique est aussitôt instrumentalisée.

S’insurge-t-on de l’arrivée dans sa cage d’escalier de dealers d’origine immigrée, on est aussitôt catalogué ! Pourtant, il est indéniable que des quartiers encore tranquilles il y a une décennie se sont transformés en zones à problèmes. Et le processus ne peut que s’ accélérer puisque, faute de pouvoir exprimer leurs angoisses, les habitants ainsi bousculés déménagent, quand ils le peuvent.

C’est ainsi que se créent et s’élargissent les ghettos.

(2) Cité par le mensuel Capital du 12 mai 2017.
(3) Jean-François Legaret est maire (Les Républicains) du 1er arrondissement de Paris.

Extrait du dossier « Notre-Drame de Paris » du Figaro Magazine.

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