Les ravages de 30 ans de pédagogisme !

Publié par le 31 Mar, 2019 dans Blog | 6 commentaires

Les ravages de 30 ans de pédagogisme !

La gauche, par idéologie, et parfois la droite, par lâcheté, portent une énorme responsabilité dans l’affaiblissement de notre pays et ceci, dans beaucoup de domaines.

Dans celui de l’Education, c’est particulièrement vrai !

Depuis 30 ans le pédagogisme, en permanence soutenu par la gauche a fait de terribles ravages. Après mai 68, la destruction de l’autorité des professeurs, et des théories telles que « mettre l’élève au centre des savoirs » ont été dévastatrices pour le niveau des élèves.

On ne compte plus les classements « PISA » qui mesurent la descente aux enfers de l’Education nationale française.

En mathématique, notamment, il y a quelques dizaines d’années, les Français étaient tenus pour excellents. C’en est bien fini !

J’en veux pour preuve ces données publiées par l’Education nationale concernant l’évolution du niveau en calcul des élèves de CM2 entre les années 1987 et 2017 :

On note que la performance en calcul des petits Français est passée de 250 à 175 soit une baisse de … 30 % !

Le constat a été fait depuis longtemps par les hommes politiques mais qui sont restés impuissants contre le forteresse que constitue l’Education nationale noyautée depuis toujours par la gauche.

C’est Jean-Pierre Chevènement qui avait déclaré après son passage à l’Education nationale :

Quand j’étais ministre de l’Éducation nationale, j’ai tout de suite vu que la moitié des inspecteurs généraux étaient à pendre, et l’autre à fusiller.

Jean-Michel Blanquer semble avoir pris la mesure du problème en écartant les fumeuses théories des pédagogistes soixante-huitards et en faisant une large part aux sciences cognitives.

Voici d’ailleurs les principaux responsables de ce drame national :

Pour en savoir plus sur les pédagogistes, on peut lire cet article de Jean-Baptiste Noé, historien et écrivain, intitulé : Quelques aspects du pédagogisme, dont voici quelques extraits :

Le pédagogisme irrigue les programmes officiels. De nombreux enseignants, passés par les IUFM, appliquent ses méthodes, sans se rendre compte des ravages qu’il produit. Ses dégâts varient selon les disciplines. Les lettres sont fortement touchées, notamment depuis 2001, mais cela va mieux depuis un an ou deux. L’histoire est à son tour concerné, notamment depuis les nouveaux programmes de 2011. Les sciences, mathématiques et physiques, sont elles aussi fortement concernées.

Le pédagogisme est à l’origine de l’échec scolaire et de la perte de transmission des savoirs.

Dans les années 1980 sont développées les sciences de l’éducation puis, dans les années 1990, les IUFM, chantres du pédagogisme. Sciences de l’éducation et IUFM furent les sentinelles et les propagateurs du pédagogisme en France, mais ce processus est général à tout l’Occident. Il est fils de la pensée consumériste.

Le pédagogisme développe une pensée à partir de slogans. L’élève doit participer et ne pas être passif. L’élève doit être mis au cœur du système. Ce sont autant de formules ambigües : il peut y avoir une part de bon dans ces propos, sauf que le sens qui y fut donné fut mauvais. L’élève doit ainsi construire son savoir par lui-même, il doit découvrir les choses, mais sur quelles bases ? Les élèves ont besoin d’être guidés et d’avoir des maîtres.

De même, il est demandé que les cours soient festifs et joyeux, qu’ils soient ludiques. Le problème vient alors de ce que cela comporte en creux : un effacement et une destruction de l’effort. Le savoir est dévalorisé. Le pédagogisme veut des passerelles, de l’interdisciplinarité, ce qui peut être une bonne chose, sauf que les moyens passent avant les contenus, le message devient prédominant sur la réflexion. Maîtriser la technique devient le seul objet de l’école, au détriment de la maîtrise du savoir.

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6 Réponses à “Les ravages de 30 ans de pédagogisme !”

  1. Et les performances en calcul en 1960, avant l’arrivée des soixante-huitards, d’Edgar Faure, de Haby & co!?…. L’écart serait bien supérieur! Je compare avec les cahiers d’exercices à l’école primaire aux environs de 1890-1900!… Et je n’aborde pas ici le domaine de l’orthographe….Monsieur Chevènement voulait se débarrasser de 100% des IG. Un peu exagéré! (J’en ai connu plusieurs qui ont essayé de résister mais la « machine » les a éliminés). Néanmoins, globalement, Monsieur Chevènement avait raison! A l' »Education » Nationale, les Ministres passent, l’administration et les pédagos demeurent et sapent toutes les initiatives de redressement. L’éradication du mal supposerait un Héraclès de la politique, bien décidé à nettoyer ces écuries d’Augias avec des moyens ad hoc! On peut rêver…

  2. Le « pédagogisme » a vaincu ; c’est une très belle victoire, c’est notre Sedan scolaire. Il faut savoir admettre sa défaite et constater les dégâts. Devant nous : un champ de ruines, un Waterloo pédagogique. Les statistiques sur l’illettrisme et l’analphabétisme sont complètement fausses (mais pas plus que celles de l’immigration). C’est une performance remarquable : en 50 ans, ils sont parvenus à démolir, anéantir, réduire en poussière plusieurs siècles de tradition. Les courbes que vous regardez ne sont qu’un pâle reflet de la réalité. Eh oui, il va falloir se résoudre à être nous-mêmes communautaristes…dans le sens d’une minorité…

    • Par exemple on peut voir maintenant grace a cette pedagogie, des jeunes qui font 17 fautes sur seulement deux lignes…

      C’est une victoire morale, comme dirait la goche.

  3. Quand on regarde les ravages dont le gauchisme est responsable cela donne le vertige…..
    Même s’il a pris différentes formes depuis Mitterrand à la droite Molle du fossoyeur Juppé en passant par Jospin, Aubry,le communisme,la secte écolo, le syndicalisme, toutes les officines socialistes…Hollande….jusqu’au perfide despote Macron.
    – Economie: Explosion de l’état et des fonctionnaires, décrochage de l’économie, de l’industrie, champions du monde des impôts, de la dépense publique et sociale, de la grèviculture….
    – Etat: violences & insécurité, immigration sauvage, islamisation incontrôlée…
    -Sociétal: Abandon famille, Education, Valeurs travail
    – Libertés: despotisme du politiquement correct, médias & justice gauchisés….

    Socialisme Oblige!! Le décrochage de la France est désormais patent et prévisible depuis Mitterrand. Hollande puis Macron donnent le coup de grâce en priorité aux classes moyennes et aux plus faibles!

    • Oui, entièrement d’accord avec vous ou presque. 😉

      Non pour l' »explosion des fonctionnaires ».

      En effet, tout du moins dans l’enseignement et la Santé, il y a fort longtemps (et, d’après mes collègues, cela devient la norme), on ne titularise plus.
      les embauches sont sous contrat -« contractuels »- payés au premier niveau de al grille tarifaire sans aucune possibilité de monter les échelons, avec un salaire gelé depuis 6 ans (augmentation mangée par augmentation des taxes en octobre 2016)

      Et ces « mercenaires » comme les qualifie ce minable de l’Élysée, travaillent plus de 8 h par jour (allant jusqu’à 10h, voire 18h pour les mercenaires anesthésistes qui enchaînent heures normales + garde, + astreinte…même chez les enseignant qui ramènent les copies chez eux et qui doivent changer leurs cours régulièrement, en fonction des lubies ministérielles, élyséennes et socio-clownesques).

      De plus, ils sont, très souvent embauchés en CDD pendant des années (pour ma part près de 20 ans!!!), simplement en arrêtant le contrat pendant les vacances ou en mutant dans un service (ou un établissement) , puis retour dans le premier, etc….

      Hélas, il st fréquent de confondre administratifs travaillant dans un placard doré et travailleurs de terrain dans la fonction publique

  4. Richard Mauden dit:

    Le Salon beige, Michel Janva : Les résultats du système scolaire français sont mauvais, mais on peut quand même se réjouir : l’immigration chamarre la France. Le titre vous paraît bizarre ? Vous allez comprendre.
    Une Note d’information (n° 19.08 de mars 2019) de la DEPP (direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) du Ministère de l’Education) fournit un diagnostic simple à garder en tête concernant L’évolution des performances en calcul des élèves de CM2 à trente ans d’intervalle (1987-2017). Le résultat moyen est passé de l’indice 250 en 1987 à l’indice 175 en 2017 : soit une baisse de 30%.
    Premier réflexe : on cherche d’autres chiffres pour corroborer ou nuancer. La même DEPP fournit aussi un rapport copieux intitulé L’état de l’école 2018, avec 29 indicateurs sur le système éducatif français. Parmi eux, trois décrivent des niveaux de compétences acquis en offrant une perspective sur plusieurs années : celui des performances des élèves de CM1 en compréhension de l’écrit. Il baisse de 526 en 2001 à 511 en 2016. Celui des compétences en histoire-géographie et enseignement moral et civique en fin d’école. Le résultat moyen était de 250 en 2006 et de 252 en 2017. Mais avec ce résultat, cela signifie que seulement « six élèves sur dix détiennent les acquis attendus en fin d’école (58,2 %)».
    Et, au demeurant, ces mêmes compétences en histoire-géographie et enseignement moral et civique en fin de collège montrent un score ayant diminué de 250 en 2006 à 245 en 2017 : « Ainsi, près de six élèves sur dix détiennent les acquis attendus en fin de collège (54,1 %) ». Le mouvement est donc bien baissier. Et on suppose que les acquis attendus devraient concerner 100% des élèves.
    Deuxième réflexe : on essaie de comparer avec les autres pays. Les mêmes études de la DEPP proposent quelques éléments : Pour l’indicateur des performances des élèves de CM1 en compréhension de l’écrit, le résultat moyen de l’Union européenne est de 540. L’Irlande est première avec un score de 567 ; la France est 22ème (l’UE = 28 pays avant Brexit) avec son score de 511. Et pendant que le score français baissait depuis 2001, le score moyen des 19 autres pays qui ont participé aux mêmes cycles d’études est passé de 529 en 2001 à 543 en 2016, donc une hausse de 14 points. Pour l’indicateur des performances des élèves de CM1 en mathématiques et en sciences de 2015, le score moyen global en mathématiques est de 488 pour la France, 527 pour les pays de l’Union européenne (500 en moyenne internationale) ; 487 pour les sciences pour la France, 525 pour les pays de l’Union européenne (500 pour la moyenne internationale).
    Non seulement ça baisse, mais ce n’est pas glorieux.
    Et, des données comparatives internationales (essentiellement les pays de l’OCDE) sont aussi fournies par les enquêtes internationales dites« PISA » (Programme for International Student Assessment).Ces enquêtes sont triennales et ont débuté en 2000. Les derniers chiffres disponibles sont de 2015, ceux de 2018 devant être publiés en fin de cette année. Ces données sont complexes et font généralement appels à trois types de compétences : en mathématiques, en culture scientifique et en compréhension de l’écrit.
    Le tableau ci-dessous essaie de rapprocher quelques nombres significatifs extraits de ces différents rapports permettant de situer la performance de la France par rapport à celle de la moyenne de l’OCDE, à celle de l’Allemagne (pays proche comparable) ainsi qu’à celle des Etats-Unis.
    On remarquera immédiatement que la France est passée d’une 15èmeplace globale à une 26èmeplace en 2015. D’où les considérations générales sur un recul dans le classement. Ce recul est largement dû au fait que le nombre de pays concernés par ces études a augmenté : entre la liste des pays qui précèdent la France en 2016 et celle de ceux qui étaient présents dans l’étude de 2000, on note 9 nouveaux entrants (Singapour, Estonie, Taipei chinois, Macao, Vietnam, Hong-Kong, un énigmatique P-S.P-J Chine, Corée, Slovénie). On peut bien sûr regretter que la France n’ait pas des résultats supérieurs à ceux de ces pays nouvellement enquêtés. D’autant plus que, dans le même temps, l’Allemagne elle a largement progressé : derrière la France en 2000 ; quasi à égalité en 2003, elle est maintenant 16ème.
    À quoi cela est-il donc dû ? Quel est le diagnostic ? La Note d’information n° 19.08 ajoute ce commentaire étrangement passif : « La baisse est constatée à tous les niveaux de performance et pour l’ensemble des items présentés. Ces résultats sont en cohérence avec ceux issus de l’enquête internationale TIMSS qui montrent notamment que les performances en mathématiques des élèves français en fin de CM1 en 2015 se situent en dessous de la moyenne européenne ». On a l’impression de se satisfaire de pouvoir confirmer qu’on retrouve bien les chiffres des autres études qui montrent que nous sommes effectivement moins bons ! Quant aux causes, rien. La question n’est même pas envisagée.
    Or, Cedric Villani, présenté comme l’incarnation de cette société civile si chère à Macron, médaille Fields (l’équivalent du Prix Nobel pour les mathématiciens ; il se dit qu’Alfred Nobel avait refusé de créer un prix Nobel de mathématiques parce que sa femme aurait eu une liaison avec un… mathématicien) est interrogé le 10 mars 2019 sur RTL. « L’école française est une des plus inégalitaires qui soit malgré les moyens qui lui sont alloués. Qu’est-ce qui ne fonctionne pas ? Par rapport aux systèmes étrangers, qu’est-ce qui vous frappe ? » C.Villani : « On ne peut pas comparer directement les résultats du système français aux résultats des systèmes étrangers. Le système français est l’un de ceux dans lesquels il y a le plus de complexité parce que la France est une terre d’immigration et ça a fait aussi partie de la force de la science française. Mais il y a des difficultés, il y a des questions d’assimilation qui sont à régler, qui sont à gérer.La France, c’est une société qui est très chamarrée, très colorée. »
    « Quand je vous parle difficultés de l’école, vous faites directement référence à l’immigration ? »
    « Oui, parce que la solution dans les questions d’immigration, l’école est à la fois une difficulté, une chance, une solution à trouver et c’est l’un des grands enjeux de l’école que de faire en sorte que ça vienne dans l’intégration. La France, quand vous regardez dans les études internationales où on se préoccupe de voir comment il faut enseigner dans un contexte de société colorée, la France est l’une des références internationales, de même que les Etats-Unis. Et si on compare notre système au système américain, on n’a aucunement à rougir. Le système d’éducation français a plein de difficultés mais ça reste une éducation de qualité ». Ces propos amènent aux commentaires et questions suivants : Il faut reconnaître à M.Villani une bonne dose de franchise en fournissant comme premier élément explicatif de la baisse du niveau du système scolaire français la présence d’enfants immigrés. Mais le gouvernement soutient-il ce diagnostic ? Quelle proportion dans le diagnostic ? Quels sont les plans d’action ? Au vu des résultats PISA des Etats-Unis fournis dans le tableau ci-dessus, il n’apparaît pas très encourageant de vouloir comparer le système français à un système américain dont les résultats ont à peu près le seul mérite d’être encore un peu plus mauvais.
    Villani ne se rend-il pas coupable d’une infox en estimant que « le système d’éducation français a plein de difficultés mais ça reste une éducation de qualité» ? Attention, nous sommes entrés depuis le 26 février dans cette période de trois mois précédant un scrutin national pendant laquelle les fausses informations sont réprimandées au titre d’une loi macronienne votée en particulier par … M.Villani. Vous vous consolerez en pensant que l’immigration chamarre et colore la France. Mais n’exagérons rien : pas de remplacement…

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