Les sept péchés capitaux de l’Europe

Publié par le 23 Mai, 2019 dans Blog | 4 commentaires

Les sept péchés capitaux de l’Europe

En grande majorité, les Français sont pour l’Europe mais contre l’Union européenne telle qu’elle est aujourd’hui.

Car la créature imaginée par les « pères fondateurs » de l’Europe, entre autres Konrad Adenauer, Jean Monnet, Robert Schuman et Paul-Henri Spaak, leur a complètement échappée.

L’Europe c’est comme le communisme,  ça part d’une très belle idée et au final, ça s’avère désastreux.

Un contributeur de notre blog m’a transmis un article paru sur le site herodote.net (sous-titré le média de l’histoire), qui explique l’échec de l’Europe en identifiant ses sept péchés capitaux.

Le texte intégral est accessible ici et en voici une synthèse.

L’Europe (l’Union européenne) a la migraine. L’une de ses principales composantes (l’Angleterre) se dispose à la quitter, ses composantes orientales ex-communistes se rebellent au nom de leur liberté fraîchement acquise, sa croissance économique est au plus bas, y compris en Allemagne… L’Europe n’arrive pas à maîtriser les flux d’immigrants en provenance d’outre-Méditerranée. Enfin, elle est devenue le terrain de jeu des principales puissances de la planète, les États-Unis et la Chine, qui usent de ses divisions pour s’emparer de ses marchés, de ses entreprises et de son savoir-faire.

Faut-il s’étonner dans ces conditions de la poussée des partis « eurosceptiques » dans la plupart des pays de l’Union ?

1 – L’Europe a été créée pour faire la guerre (froide)

Caressée par maints rêveurs, de Victor Hugo à Aristide Briand, l’idée européenne a été réactivée par Winston Churchill, à Zurich le 19 septembre 1946, et reprise au vol en mars 1947 par le Congrès américain qui se déclara « favorable à la création des États-Unis d’Europe dans le cadre des Nations Unies ».

On était alors en pleine guerre froide. L’URSS de Staline se dotait de la bombe thermonucléaire. La Chine, l’Indochine et la Corée étaient sur le point de tomber sous sa tutelle.

En rapprochant les pays ouest-européens, Washington souhaitait donc allumer un contre-feu face à la menace soviétique. Mais dans une Europe occidentale où les communistes pesaient jusqu’à 25% du corps électoral (France, Italie), on préféra se convaincre que la construction européenne avait avant tout vocation à unir ses peuples contre la menace soviétique.

2 – L’Europe s’est soumise à Washington

La construction européenne a été rendue possible par le soutien des États-Unis et jusqu’à la chute de l’Union soviétique, ce soutien n’a pas fait défaut. Il s’est aussi accommodé de quelques dissidences : le général de Gaulle ne s’est pas privé de dénoncer l’intervention américaine en Indochine et, dans un souci d’indépendance, il a même suspendu la participation de la France au commandement de l’OTAN.

Il est vrai que l’Amérique flamboyante de l’après-guerre suscitait attirance et fascination jusque chez ses adversaires du camp communiste. Le contexte a changé dans les années 1990 quand s’est effondrée la menace soviétique et que les États-Unis sont apparus comme une économie déclinante face à la percée de la Chine.

En 2003, le gouvernement français s’est une dernière fois permis d’apporter la contradiction au gouvernement américain quand celui-ci s’est mis en tête d’envahir l’Irak. Quinze ans plus tard, il n’est plus question de s’opposer à l’Oncle Sam. L’Europe suit les États-Unis quoi qu’ils fassent et quoi qu’il lui en coûte : diabolisation de la Russie, soutien à l’Arabie dans son agression du Yémen… Elle s’est même couchée quand le président Trump a unilatéralement déchiré l’accord de Paris sur le climat et le traité de Vienne avec l’Iran.

Plus grave que tout, l’Europe s’est soumise au droit intérieur américain en acceptant que soient sanctionnées les entreprises qui viendraient à commercer avec l’Iran. C’est du jamais vu en matière de servitude volontaire de la part d’États naguère indépendants et respectés.

3 – L’Europe prétend effacer les nations

L’Union européenne croit pouvoir faire table rase de son passé, à la différence de la Suisse, par exemple, qui s’est construite dans le respect des différences entre ses cantons.

Cette dépersonnalisation de l’Europe vise clairement à gommer l’Europe des nations et des citoyens. Sur les murs du bâtiment Berlaymont qui abrite à Bruxelles la Commission européenne, on voit des cartes d’où les États ont pratiquement disparu au profit des circonscriptions administratives. Les fonctionnaires de Bruxelles ignorent ostensiblement les nations mais débordent d’attentions pour les régions, comtés, départements, communes, corporations, associations etc.

La Commission se fait ainsi un devoir de distribuer à quiconque lui en fait la demande des subventions joliment qualifiées de « fonds européens structurels et d’investissement » (FESI). C’est de l’argent versé à Bruxelles par les différents États et redistribué tous azimuts, pour le financement de ronds-points, de tunnels, de crèches, de musées, d’organisations caritatives etc. Par cette « générosité » faussement innocente et somme toute inutile, l’Union s’immisce dans les politiques nationales et brouille leurs priorités.

La raison voudrait que les FESI soient simplement versés aux États les plus nécessiteux et que l’on s’en tienne là en laissant aux citoyens de chaque État le soin de décider de l’affectation de leurs ressources.

4 – L’Europe n’a généré aucune solidarité entre ses citoyens

La construction européenne n’a créé en soixante-dix ans aucune solidarité effective par-dessus les États. En pratique, dans leur vie quotidienne, les Français ne sont pas plus solidaires des Allemands et des Roumains que des Mongols ou des Sénégalais. En matière sociale, fiscale ou civile, les Européens ne partagent strictement rien entre eux et sont même dans plusieurs domaines en concurrence les uns avec les autres.

L’union monétaire et la libre circulation des capitaux ne compensent pas l’absence de solidarités sociales et humaines. Au contraire, elles exacerbent les conflits entre les citoyens des différents États. C’est ainsi que les paysans français encaissent aujourd’hui de plein fouet la concurrence de l’agro-industrie allemande sans pouvoir se défendre et l’actuel président de la Commission européenne a pu gouverner pendant dix-huit ans le Luxembourg en « pompant » à son seul profit les ressources fiscales des groupes américains installés en Europe.

Notons que les aides aux États les plus pauvres (Roumanie, Bulgarie…), justifiées et nécessaires, ne créent pas davantage de solidarité que l’aide de l’Europe à l’Afrique. Si elles sont mal gérées, elles peuvent induire une situation de dépendance et nourrir les réseaux mafieux et la corruption.

5 – L’Europe s’est construite sur une idéologie (néo)libérale

L’Europe est née en 1950 sur un projet de coopération économique. Rien de plus normal. À mesure qu’elle a grandi, elle a eu soin  d’abattre les barrières douanières et les entraves aux échanges. Normal aussi. Elle s’est aussi associée aux négociations initiées par les États-Unis sous le nom de Kennedy Round(1964-1967) en vue de faciliter les échanges internationaux. Normal également. On est ici dans une démarche pragmatique qui réunit des États souverains également développés.

Un changement s’est produit à la fin des années 1970, avec d’une part la fin de l’expansion d’après-guerre (les « Trente Glorieuses »), d’autre part l’émergence d’une idéologie néolibérale (Milton Friedmann, Friedrich Hayek…) qui n’a plus rien de pragmatique et soutient mordicus que « l’actionnaire sait mieux que quiconque ce qui est bon pour l’entreprise » (Jack Welch, General Electric), « l’État n’est pas la solution à notre problème, l’État est le problème » (Ronald Reagan, président américain) et « le libre-échange, c’est la paix » (Pascal Lamy, président de l’Organisation mondiale du commerce).

Fidèles à leur foi, les dirigeants européens ont aussi prohibé toute forme de dirigisme étatique et de coopération intergouvernementale. De fait, depuis la mise en route de l’Acte unique (libre circulation des marchandises et des capitaux) et de la monnaie unique en 1988, l’Europe n’a plus aucune réalisation à son actif, comparable à Airbus (1970), l’Agence spatiale européenne (1975), Erasmus (1985) etc. L’Europe est en panne. Toute son énergie est vouée à la défense de la monnaie unique envers et contre tout, cependant que l’industrie qui a fait la richesse du continent s’étiole, s’évanouit ou s’évade.  

6 – L’Europe tourne le dos à sa diversité culturelle

Art nouveau, Art déco… Jusque dans les années 1920, l’Europe a donné le la à la culture. Surmontant les divergences politiques et même les conflits, les Européens ont tissé entre eux des rapports étroits et féconds. L’inspiration de Shakespeare, Mozart, Goethe, Hugo… était européenne avant que d’être nationale et les élites voyageaient et échangeaient entre elles bien davantage que les étudiants Erasmusdu XXIe siècle. Quel Français écrirait aujourd’hui un hymne à la culture allemande (ou italienne ou espagnole) comme autrefois Mme de Staël ou plus près de nous François Mitterrand ?

C’est que toutes les références culturelles communes aux Européens viennent aujourd’hui d’outre-Atlantique. Elles sont véhiculées par l’anglais international ou globish. « À Bruxelles, c’est le globish qui règne en maître, une forme appauvrie à l’extrême de la langue de Shakespeare qui permet à tout le monde de communiquer sans problème », écrit Jean Quatremer, ex-européiste (Les Salauds de l’Europe). Faut-il s’en féliciter ? « La langue n’est pas neutre, rappelle Jean Quatremer. Elle véhicule des valeurs et des concepts et, surtout, seule la langue de naissance permet de communiquer au plus près de sa pensée : ce n’est pas un hasard si un Américain, un Chinois ou un Japonais ne négocie jamais dans une autre langue que la sienne »

7 – L’Europe privilégie l’accessoire à l’essentiel

En Europe, les intérêts égoïstes de tel ou tel pays viennent régulièrement entraver les intérêts de l’Union. C’est en particulier le cas en matière de fiscalité indirecte, de politique commerciale et de politique étrangère, des domaines dans lesquels est requise l’unanimité des États membres.

En matière de fiscalité indirecte, l’Union est devenue une jungle, chaque État faisant du moins-disant pour attirer chez lui les sièges des grandes sociétés sans qu’il soit possible d’y mettre bon ordre. La Chine a pu bloquer des décisions qui visaient à limiter son pouvoir de nuisance en faisant pression sur la Grèce ou le Portugal, des pays devenus dépendants de ses investissements. Les États-Unis ont pu bloquer la prétention du président Macron de taxer les Gafa (géants de l’internet) en menaçant simplement l’Allemagne de surtaxer ses voitures. Dans la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine, l’Europe, paralysée par ses divisions, figure aux abonnés absents. Le vainqueur ramassera les morceaux.  

L’immigration et les questions intérieures affectent aussi les relations entre les États, pas seulement entre Européens de l’Est et de l’Ouest. En février 2019, Paris a ainsi rappelé son ambassadeur à Rome, un acte d’hostilité inouï entre deux « alliés » et partenaires aussi proches !

Conscients de leur impuissance dans les domaines régaliens (fiscalité, diplomatie, commerce), les Européens se rattrapent par un surcroît d’activité dans les domaines subalternes : droit civil, droit du travail, environnement, normes etc. Comme si l’uniformisation des règles allait rendre les Européens plus semblables et plus malléables.

La subsidiarité signifie qu’une entité ne doit s’occuper que des missions dont les entités de rang inférieur sont incapables. Ainsi l’Union ne devrait-elle s’occuper que de ses relations avec le monde extérieur ainsi que de la protection des frontières. Elle devrait garantir la préférence communautaire concernant les biens et services ainsi que les contrats publics. Enfin, elle devrait veiller à l’équité dans les relations commerciales entre les États membres et sanctionner par exemple les États comme l’Irlande qui pratiquent le dumping fiscal ou les États comme l’Allemagne qui privilégient à tout va leurs exportations en sacrifiant leurs investissements intérieurs et déséquilibrant l’économie des pays clients. Tout le reste, environnement, éducation, droit du travail, droit civil et pénal, sécurité intérieure… ne devrait relever que des États et des citoyens (au moins dans un premier temps). Nous en sommes loin.

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4 Réponses à “Les sept péchés capitaux de l’Europe”

  1. Richard Mauden dit:

    Christian Vanneste
    L’Europe, c’est la paix ! Quelle blague.
    Avec le manque de créativité et d’originalité qui la caractérise par défaut, la tête de liste du parti présidentiel a une fois de plus, lors d’un récent débat, ressassé le slogan qui fait de l’Europe, la cause de plus de 70 ans de paix… Cette affirmation est idiote, et on ne peut la proférer que pour deux raisons : soit on pense que ceux qui vous écoutent sont ignorants et naïfs, soit on y croit soi-même, et on montre à quel point on connaît mal le sujet. Ce poncif repose sur une faute logique assez courante : on constate la concordance de deux faits et on en induit un lien de cause à effet entre l’un et l’autre, dans un sens ou dans l’autre. Ici, la construction européenne serait la cause de la paix en Europe. Mais on pourrait tout aussi bien dire que l’existence de la paix a rendu possible cette construction. C’est même cette seconde hypothèse qui est la plus solide. Imaginons que la guerre ne fût pas demeurée « froide », et que, hors la menace atomique américaine, les Soviétiques aient envahi l’Europe de l’Ouest, la construction européenne aurait été avortée. Ce qui lui a permis de naître, c’est de se situer sous un protectorat américain, qui reposait sur le risque pour l’agresseur de subir une riposte nucléaire, ou à tout le moins une contre-offensive conventionnelle avec des moyens à la hauteur, ce dont les pays européens s’avéraient incapables. Le général de Gaulle, qui avait une certaine expérience des engagements américains, n’était pas du tout sûr que les Etats-Unis utiliseraient l’arme atomique dès lors qu’ils n’étaient pas menacés eux-mêmes. C’est la raison pour laquelle il a doté la France d’une dissuasion nucléaire qui en même temps qu’elle garantissait son indépendance, faisait d’elle le fer de lance potentiel d’une défense européenne. En cas d’attaque contre la France, le Général confiait à Alain Peyrefitte : « la dissuasion est faite pour empêcher la guerre… Nous allons avoir 40 bombes… Elles infligeraient aux Russes des dégâts sans commune mesure avec l’avantage de conquérir notre sol. » C’est donc bien une nation, celle qui justement s’était opposée à une Communauté Européenne de Défense, la France, qui a accédé à des moyens sérieux de faire régner la paix en Europe. Sans cette politique, la CED privée de volonté politique claire en raison de la diversité des intérêts nationaux, aurait été soumise aux Etats-Unis, à cause de l’infériorité de ses moyens militaires, en l’absence notamment de l’arme atomique.
    La construction européenne a donc pu se développer à cause de la paix, ou plutôt de cette non-guerre, rendue possible par le risque mortel d’une agression de l’Europe occidentale par le Pacte de Varsovie. Lorsque l’URSS, à bout de ressources, à force de lutter sur des terrains périphériques, comme l’Afghanistan, s’est effondrée, l’Union Européenne s’est étendue vers l’Est avec une grande rapidité, poussée sans doute par les Etats-Unis, avides de profiter au maximum de leur victoire. Cet élargissement a rendu la convergence plus difficile, a accentué la supériorité allemande par rapport à la France, et donc distendu les relations d’un duo de nations qui pouvait faire de l’Europe une puissance, et non un faisceau d’impuissances, enrubanné à Bruxelles par les institutions d’une technocratie pesante. Cette marche vers l’Est est arrivée à la frontière de l’URSS, et cette fois, on se rend compte que l’Europe, loin d’être un facteur de paix, est devenue un motif de guerre. L’instabilité en Ukraine, la guerre qui y sévit dans le Donbass, ont été provoquées par la compétition entre l’Union Européenne, et la Russie, pour s’attacher la République nouvellement indépendante. Pour sa plus grande part, elle appartenait à la Russie depuis trois siècles, les Européens devaient évidemment donner la priorité aux nouveaux arrivés qui posaient déjà suffisamment de problèmes de mise à niveau, avant que de faire les yeux doux à Kiev. Mais une fois encore, la démarche de l’UE étant parallèle à celle de l’OTAN, plus insupportable encore pour Moscou, il était clair que la stratégie était davantage celle de Washington que celle Bruxelles, bien incapable d’en avoir une, au demeurant.
    La guerre avait déjà sévi dans un autre pays que les années 1990 ont fait exploser : la Yougoslavie. L’Europe n’y a pas maintenu la paix. Elle a au contraire accentué le conflit entre les ethnies yougoslaves, systématiquement au détriment des Serbes et à l’avantage des Croates dont les Allemands sont proches, et aussi des musulmans bosniaques ou albanais, pour des raisons plus confuses, liées au poids des Turcs, membres de l’Otan, et toujours à celui des Américains, notamment lorsqu’ils sont sous administration démocrate. Il est frappant de constater que la guerre en Bosnie-Herzégovine n’a pas été évitée grâce à l’Europe, et que la sortie du conflit s’est effectuée au-dessus d’elle. Les accords de Dayton de 1995 ont été conclus entre les Croates, les « musulmans » et les Serbes sur une base américaine de l’Ohio, par l’entremise de Richard Holbrooke sous l’administration Clinton. La mise en oeuvre a reposé sur des forces militaires majoritairement de l’Otan, de l’IFOR d’abord, puis de la SFOR, et seulement enfin à partir de 2004, de l’Eufor, européenne. De même le Kosovo a été érigé en Etat indépendant à majorité albanaise musulmane, au mépris du droit international, selon la volonté américaine, et contre l’avis d’Etats européens comme l’Espagne. Les mauvais traitements infligés aux Serbes, et les trafics dénoncés par le Procureur Général du Tribunal International pour l’ex-Yougoslavie, Carla Del Ponte, n’ont entraîné aucune réponse de l’Union Européenne, pourtant chargée d’une mission civile à travers l’Eulex, tandis que la KFOR de l’Otan tente d’y maintenir l’ordre.
    L’Union Européenne a reçu le prix Nobel de la Paix en 2012, comme Obama en 2009, sans autre raison que politique. L’Europe n’est pour rien dans la paix en Europe, et Mme Loiseau se fout du monde !

  2. Cela devient pire que cela, voici une video ou une avocate denonce:

    URGENT MERKEL DÉVOILE SON AMBITION SINISTRE (AVEC MACRON) #4emeREICH FACE A USA RUSSIE ET CHINE

    https://www.youtube.com/watch?v=dG79I2qcaL0

    A voir absolument le sombre avenir qu’ils nous destinent…

  3. Sans compter les nombreuses réglementations, toutes plus stupides les unes que les autres.

    Pruneaux : Leurs producteurs n’ont plus le droit d’inscrire sur les emballages qu’ils favorisent « les fonctions digestives normales », car, en la matière, l’Union européenne a décidé que la normalité « n’existait pas ».

    Gravier : Peu de gens le savent, mais les graviers utilisés dans l’UE doivent répondre à de strictes normes bruxelloises. Les constructeurs de la piste de l’aéroport de Cayenne, en Guyane, ont dû faire venir leurs cailloux de métropole.

    Tremblement de terre : la réglementation Eurocode 8 est stricte là-dessus : les constructions situées dans les zones non sismiques devront elles aussi respecter les normes antisismiques. Surcoût : de 1 à 5%.

    Eau : les producteurs avaient coutume d’inscrire sur leurs bouteilles que « la consommation d’eau peut réduire les risques de déshydratation ». Un règlement européen (CE 1170/2011) l’a formellement interdit.

    Banane : la réglementation bruxelloise n°2257/94 dispose que, pour être vendus dans l’UE, ces fruits ne doivent pas avoir de « courbure anormale ».

    Ne pas oublier les escabeaux à 3 marches maxi pour les mineurs et les = de 65 ans, la courbure des concombres, le volume des chasses d’eau et la façon de ranger son frigo

    L’Europe est née en 1950 sur un projet de coopération économique. Rien de plus normal. À mesure qu’elle a grandi, elle a eu soin d’abattre les barrières douanières et les entraves aux échanges. Normal aussi. Elle s’est aussi associée aux négociations initiées par les États-Unis sous le nom de Kennedy Round(1964-1967) en vue de faciliter les échanges internationaux. Normal également. On est ici dans une démarche pragmatique qui réunit des États souverains également développés.

    Pour moi, c’était cela l’Union Européenne (et non l’Europe qui est une entité géographique, dont, la Turquie, par exemple, située pour partie en Asie Mineure, ne peut faire partie… et ne devrait pas non pus faire partie de l’UE..)

  4. la citation de Ronald Reagan est l’expression du bon sens « l’État n’est pas la solution à notre problème, l’État est le problème » nous le constatons chaque jour !

    La CEE pour faciliter le business, tout le monde en profitait, l’UE voulue par Giscard et Schmidt, puis Mitterrand et Kohl, c’est ce monstre devenu incontrôlable, qui nous complique la vie chaque jour un peu plus !

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