L’Europe et le déni de démocratie

Publié par le 2 Juin, 2018 dans Blog | 5 commentaires

L’Europe et le déni de démocratie

Décidément, l’Europe s’enfonce dans le déni !

Le déni qui rend ses instances aveugles à l’opposition grandissante des peuples contre elles notamment sur les questions d’immigration et de défense des identités nationales.

Le déni tout simplement de démocratie quand ces instances balayent d’un air méprisant le résultat des élections nationales quand le résultat leur déplait !

Ce qui s’est passé en Italie récemment illustre parfaitement cette fuite en avant, avec le veto du président italien – téléguidé par Bruxelles – contre un ministre pour l’unique raison qu’il n’est pas assez « européen » !

Ces dénis font l’objet de la chronique d’Eric Zemmour cette semaine dans le Figaro Magazine qui fête aujourd’hui ses quarante ans !

L’union fait-elle encore la force ?

La grave crise politique ouverte en Italie par le coup de force de son président sonne, pour l’Union européenne, comme un avertissement.

Comme ces boxeurs vieillissants qui ne se rendent pas compte qu’ils n’ont plus les moyens de combattre comme avant, l’Europe s’est peut-être engagée avec l’Italie dans le combat de trop. Ce n’est pas la première fois que les institutions bruxelloises montrent leur mépris du suffrage universel des peuples qui composent l’Union. Le principe a été émis par le président de la Commission, Jean-Claude Juncker : « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens. »

Eric Zemmour

Avec l’Italie, c’est toujours la même histoire, mais en plus gros. L’Italie n’est pas la Grèce : son économie est la troisième de l’Union. L’Italie n’a pas dit non à un référendum, mais a choisi ses députés et son gouvernement dans le cadre traditionnel d’une démocratie parlementaire, dont l’Europe se targue d’être un parangon universel. Mais quand le président de la République italienne, Sergio Mattarella, met son veto au choix d’un ministre des Finances, parce qu’il est hostile à l’euro, pour nommer un président du Conseil, ancien du FMI, conforme aux desiderata européens, il se met en travers du fonctionnement régulier de la démocratie. Il commet une forme de putsch, de coup d’Etat contre le peuple, même si la Constitution lui donne le droit de récuser un gouvernement. Cela évoque pour les Français la crise du 16 mai 1877, lorsque le président Mac-Mahon avait refusé de nommer un gouvernement correspondant au choix des électeurs. Dans la campagne électorale qui avait suivi, le républicain Gambetta avait eu cette fameuse phrase : « Quand le peuple aura tranché, le Président devra se soumettre ou se démettre. »

Quand le peuple italien aura tranché, en septembre prochain, le leader de la Ligue, Salvini, pourrait alors reprendre au mot près la phrase de Gambetta. Mais qui sera Mac-Mahon ? Le président italien, Mattarella ? Le président de la Commission, Jean-Claude Juncker ? L’euro, qui ne supporterait pas une défection italienne ? L’Union tout entière, qui s’est longtemps forgée sans les peuples mais qui, depuis plusieurs années, se fait contre les peuples ?

Le mot « démocratie » n’a plus le même sens pour tous. La vieille définition (« gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple ») n’a plus la faveur des élites européennes. Elles lui préfèrent les analyses de JürgenHabermas, qui établit la démocratie non plus comme le pouvoir de la majorité, mais …

… comme la protection des minorités par un subtil agencement
de contre-pouvoirs judiciaires, technocratiques ou financiers.

Cette oligarchie a la réalité du pouvoir qu’elle impose aux peuples au nom de l’Etat de droit.

C’est cette conception de la démocratie – antidémocratique – qui est en jeu dans ce bras de fer italien après le critiques acerbes contre la « démocratie illibérale » en Hongrie et les sanctions annoncées contre la Pologne. C’est toujours la même bataille entre démocratie et oligarchie, entre peuples et élites, entre de vieilles nations et une fédération européenne sans fédérateur ni cohérence.

Le combat de trop ?

Eric Zemmour pour le Figaro Magazine.






5 Réponses à “L’Europe et le déni de démocratie”

  1. Le peuple ne vote pas bien alors changeons le peuple ou la façon de gouverner à grands coups de réformes constitutionnelles. Comment Jünker peut-il être encore où il est avec les casseroles qu’il traîne notamment celle des « Luxleaks » où seuls les lanceurs d’alerte ont été inculpés. Il a 64 ans et presque 45 années de vie politique, alors, foutez moi ça dehors, et vite!!!!
    Quant à Mattarella, il est à mi-mandat et va bientôt être « coup de boulisé » par Zizou (pardon je confond avec Materazzi), en fait, comme tout bon socialiste, il aura son sac en fin de mandat 2022 (1er président élu par coalition).
    Citoyens européens résistants à ces différents putsch électoraux, déplacez vous en nombre aux prochaines élections européennes pour mettre un grand coup de pied dans cette fourmilière qui refuse de se soumettre aux peuples européens. Montrez leur que le peuple a toujours raison !!!!

  2. Le peuple ne compte pas, notre droit au libre arbitre naturel non plus, il est détourné par une élite corrompue, nationale, qui ne respecte pas nos choix, ce pourquoi ils ont été élus, et au niveau européen.

    En agissant ainsi, ils se mettent en infraction devant nos droits véritables, celui de respecter notre libre arbitre naturel.
    Ils ont perdu tout droit à la légitimité et au droit d’excercer le pouvoir et devrait être immédiatement en prison pour ces fautes qu’ils font, voila leur situation veritable qui devrait les placer où ils le méritent selon le vrai droit.

    Réfléchissez-y.

    Ces personnes censées nous représenter se révèlent en fait comme des ennemis de nos droits naturels.

    Vous voulez que cela change ? Alors pourquoi faire confiance à une élite qui, au fond, trahit à chaque fois nos espérances et nos droits et va jusqu’à ignorer les réactions du peuple, comme sur l’immigration imposée, ou eux seuls décident et trahissent l’intérêt sacré du pays.

    C’est du hors sujet, mais si vous voulez connaître vos droits véritables et l’imposture des gouvernements qui se sont mis hors la loi depuis une enquête approfondie par plus de 3000 avocats intègres qui l’ont signifié aux gouvernements en faute et même français, qui a perdu tout droit en la légitimité puisque, en fait, ce sont les multinationales qui décident, et donc que vous pouvez en toute légalité ne pas payer vos impots en prenant entièrement connaissance de ce lien, à moins de vouloir rester un mouton…
    https://eveil-de-conscience.co/ne-pas-payer-ses-impots/

    Réfléchissez bien à vos choix, ce choix sera vôtre, aussi prenez bien conscience de TOUT… vos droits véritables, ou nombre de liens vous expliquent l’état réel de la situation, au niveau mondial et fait que notre gouvernement est illégitime, il n’est pas le seul.

    Vous aurez toutes les preuves à l’appui, prenez-en bien connaissances agir d’agir, mais si vous préférez le confort et l’esprit moutonnier, libre à vous, c’est votre choix…

    Christian, je te demande de mettre ce commentaire en place tôt ou tard, car il est important que TOUS en prennent connaissance et face valoir leurs droits au libre arbitre veritable. Merci d’avance.

  3. L’europe des elites et non des peuples donnent sa mesure democratique, elle denie ce qui ne lui convient pas, malgres les votes democratiques du peuple.

    Je leur suggere de s’occuper des migrants, affectivement et sexuellement, plutot que de s’occuper d’affaiblir ou nier la democratie.

  4. Josue Costier dit:

    L’article de Natacha Polony dans le Figaro abonde dans ce sens et insiste un peu plus sur la défiance des peuples européens envers les institutions européennes.

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