L’homme est une femme comme les autres… Et ta soeur !

Publié par le 24 Juin, 2019 dans Blog | 6 commentaires

L’homme est une femme comme les autres… Et ta soeur !

Je suis un dinosaure dont les jours sont comptés !

Un horrible « cisgenre* » qui croit bêtement que la biologie fait une différence entre les hommes et les femmes !

Un pur réactionnaire qui, après vingt-cinq années de vie commune avec son épouse, se réjouit, chaque matin, de la voir différente de lui, et qui pense, à contrecourant de l’époque, que beaucoup des différences qu’il note et apprécie chez elle, sont liées principalement à son sexe, et en partie seulement à la codification imposée par la vie sociale.

J’aimerais partager avec vous ce matin, une interview du journaliste, philosophe et essayiste, Alain de Benoist, parue sur Boulevard Voltaire, dans laquelle il vient au secours de la masculinité attaquée de toute part :

« Dans la nouvelle guerre des sexes, l’homme est appelé
à la rédemption en se défaisant de son identité … »

Le féminisme d’autrefois luttait pour faire avancer les droits des femmes. L’actuel néoféminisme en vient maintenant à nier les notions mêmes de masculinité et de féminité. Comment expliquer ce glissement ?

Il s’est produit en deux temps. Dans un premier temps, les féministes de tendance universaliste (celles qui conçoivent l’égalité comme synonyme de mêmeté) ont voulu montrer que les femmes étaient « des hommes comme les autres ». Il s’agissait, par exemple, de prouver qu’il n’y a pas de métier réservé par nature à l’un ou l’autre sexe, qu’il peut y avoir des femmes soldats, des femmes pilotes d’avion, etc. Pourquoi pas ? Mais évidemment, s’il n’y a plus de « métiers d’hommes », il n’y a plus que des métiers unisexes. Parallèlement, on a exigé la parité dans tous les domaines, en présupposant que les deux sexes ont, non seulement les mêmes capacités, mais aussi les mêmes appétences et les mêmes aspirations. Cette exigence s’est progressivement généralisée jusqu’à l’absurde – même s’il n’y a pas encore beaucoup d’éboueuses ou de sages-hommes ! Bien entendu, l’absence de parité n’est présentée comme choquante que là où elle s’exerce au bénéfice des hommes : que la magistrature soit féminisée à 66 % (plus de 86 % chez les 30-34 ans), le personnel de l’Éducation nationale à 68 % (82 % dans l’enseignement primaire) ne suscite pas la moindre protestation. Quand on regarde, aujourd’hui, un téléfilm policier, on a même du mal à imaginer qu’il y a aussi des hommes dans la police nationale !

Les choses se sont aggravées avec la théorie du genre, qui nie que le sexe biologique soit un élément déterminant de la vie sexuelle, en fait une « construction sociale », et lui oppose la multiplicité des « genres ». L’idée générale est, ici, qu’à la naissance, tout le monde est plus ou moins transsexuel. Vous aurez noté l’importance du « trans » dans le discours LGBTQI+ : bien que les véritables transsexuels ne soient qu’une infime minorité, le recours à la vision « queer » du monde permet d’affirmer que tout est dans tout et inversement. Des enfants de quatre ou cinq ans se voient ainsi expliquer qu’ils peuvent choisir leur « genre » à leur gré.

Les notions de masculinité et de féminité sont donc en effet niées, mais en même temps, sous l’influence du politiquement correct, on ne cesse de ressusciter le masculin pour le mettre en accusation. D’un côté, on affirme que le biologique ne détermine rien du tout, de l’autre que l’homme est par nature un violeur potentiel et que le patriarcat (la « culture du viol ») est en quelque sorte inscrit dans ses gènes. On conteste l’idée d’un « éternel féminin » mais on essentialise le mâle au motif qu’il n’a cessé, de tout temps, de se montrer agressif et « dominant ».

On s’oriente alors vers une dévaluation générale de la masculinité ?

Olivier de Benoist

Oui, on peut même dire que la guerre au chromosome Y est déclarée. Non seulement il faut traquer le « sexisme » jusque dans ses manifestations les plus anodines, puisqu’il y aurait continuité du « harcèlement » jusqu’au « féminicide », mais il faut tout faire pour que les hommes renoncent à leur virilité – ce qu’on appelle, désormais, la « masculinité toxique ». Hier, les femmes voulaient être « des hommes comme les autres », aujourd’hui, ce sont les hommes qui doivent apprendre à devenir « des femmes comme les autres ». La masculinité devient une condition pathologique. Nouveau mot d’ordre orwellien : l’homme est une femme (Dieu aussi, sans doute – lesbienne, de surcroît). Les hommes doivent donc se féminiser, cesser de « se comporter comme des hommes », ainsi qu’on le leur recommandait autrefois, laisser libre cours à leurs émotions (larmes et jérémiades sont recommandées), faire taire leur goût du risque et de l’aventure, se tourner vers les produits de beauté (le capitalisme et la société des pousseurs de Caddie™ y trouvent leur compte) et surtout – surtout – ne jamais considérer les femmes comme un objet de désir. Nouvelle version de la guerre des sexes, où l’ennemi est appelé à la rédemption en se défaisant de son identité.

Les précieuses ridicules de l’écriture inclusive et les mères fouettardes du « girl power » exigent désormais des hommes qu’ils se rallient à l’« intersectionnalité » des luttes « décoloniales », qu’ils communient dans une vertueuse dévotion pour les « vainqueuses » du foot féminin, qu’ils militent pour l’« élargissement de la visibilité des sexualités alternatives » et se mobilisent contre la « précarité menstruelle », en attendant sans doute de se convertir à l’androgynat généralisé dans un monde transformé en gynécée régi par Big Mother, l’État thérapeutique prescripteur de conduites. Halte aux « cisgenres », place aux « non-binaires », aux « gender fluid » qui ont su s’extraire des stéréotypes de l’univers « hétérocentré » !

Telle est la raison pour laquelle notre époque n’aime pas les héros, leur préférant les victimes. Voyez la façon dont, lors des cérémonies de la fin du centenaire de la Première Guerre mondiale, on s’est employé à « démilitariser » l’événement, en célébrant le « retour de la paix » pour ne pas avoir à parler de la victoire. Comme si les poilus voulaient seulement que les combats s’arrêtent sans se soucier de savoir qui finirait par gagner la guerre ! Certes, les classes populaires admirent spontanément l’héroïsme du colonel Beltrame ou celui des deux commandos marine tués au Mali, Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello. L’esprit du temps, lui, appelle plutôt à se reconnaître dans le travesti Bilal Hassani, « représentant de la France » à l’Eurovision et titulaire du « prix LGBTI » de l’année. Ce n’est pas tout à fait la même humanité.

Vous parlez de dévaluation de l’héroïsme. Mais alors, comment expliquer au cinéma la vogue des « super-héros » ? Une forme de compensation ?

Sans doute, mais là n’est pas l’essentiel. Il faut bien voir, en fait, que le super-héros n’est pas un héros à l’exponentielle, mais le contraire même du héros. Le héros est une figure tragique. C’est un homme qui a choisi d’avoir une vie glorieuse mais brève, plutôt qu’une vie confortable mais quelconque. Le héros est un homme qui sait qu’un jour ou l’autre, il devra donner sa vie. Rien de tel chez Iron Man, Superman, Spiderman et autres tristes productions de chez DC ou Marvel. Ce ne sont pas des héros parce qu’ils sont invincibles, qu’ils ne ressentent pas la moindre peur, qu’il n’y a rien de tragique en eux. Ce ne sont des surhommes que sous l’angle de la testostérone. Au sens propre, ce sont des « hommes augmentés », tels que se les représentent les tenants du « surhumanisme ». On est à mille lieues d’Achille ou de Siegfried.

Entretien réalisé par Nicolas Gauthier pour Boulevard Voltaire.

* : cisgenre : Le cisgenre est un type d’identité de genre ** où le genre ressenti d’une personne correspond à son sexe biologique, assigné à sa naissance.

** théorie du genre : Thèse expliquant la construction de l’identité sexuelle à partir de facteurs non biologiques.

Merci de tweeter cet article :





6 Réponses à “L’homme est une femme comme les autres… Et ta soeur !”

  1. Autour de moi, étrangement, les petites filles jouent avec des poupées et les petits garçons avec des voitures.. Je dois vivre dans un monde parallèle!
    En réalité, le décalage entre les médias et certains de nos politiques avec le reste de la population est tout simplement inimaginable. Ils ont beau essayé de bassiner les esprits avec leurs lubies, on s’aperçoit que ça ne prend pas vraiment.. Tout au plus entend-on des commentaires moqueurs ou des railleries sur ce qu’on est en droit de dire ou de penser.
    Dernièrement sur Sud-radio, à propos des sujets du bac, un journaliste s’est étonné que sa collègue femme n’ait pas relevé le caractère sexiste de cette formulation:  » Le travail divise-t-il les hommes? »
    Si, si, je vous assure qu’il ne plaisantait pas!

  2. Le monde homo gochiste souvent bobo, essaye de detruire le monde normal des gens normaux.

    Je me souviens sur internet d’un debat sur la theorie du genre, qu’une personne ( homme), expliquait qu’elle etait né homo,
    et qu’elle n’y pouvait rien, mais que les gens « normaux » l’etait, parce que contrairement a elle, ils avait ete eduqué par la societé, tandis qu’elle, etait née ainsi, voyez la manipulation dans le discours…

    J’ajoute que la theorie du genre est scientifiquement cherché en suede, depuis vingt ans, et qu’il n’ont rien pu prouvé sur la « valeur » de cette theorie fumeuse.

    Ce style de theorie convient mieux aux bobos laxistes, gochistes en mal de repere, voire completement perdues dans la vie.

  3. j’ai déjà écrit ici, un grand nombre de fois, que j’étais femme cisgenre, occidentale et chrétienne, qui plus est : la totale, quoi.

    De part mon métier, j’ai hélas eu dans ma patientèle un transsexuel, (ou une plutôt) hermaphrodite, à savoir née avec les 2 sexes.
    Le côté féminin étant plus développé que le masculin, elle a vécu en femme, jusqu’à avoir un enfant, puis -peut être après tout à cause de la folie de l’époque, qui sait- a essayé en vivre en homme, sans se faire opérer.

    Je puis vous dire que, côté psychologique, elle était totalement perturbée (surtout très malheureuse et dépressive), et que côté physique et physiologique, la soigner était véritablement une recherche de tous les instants, des cas de conscience de l’équipe, qui ne savait plus quoi faire, tant pour son psychisme que pour ses soins (mélanger des hormones, croyez moi, ce n’est pas évident pour éviter les effets secondaires et la iatrogénie).

    Certes ce cas est le seul que j’ai vu dans mon existence, les hermaphrodites étant très rares (1 pour 100 000 je crois)

    Il parait (j’ai été vérifier sur internet), qu’on dit maintenant « intersexué », ce qui ne me paraît pas coller à la réalité.

    Il y a tellement de sortes d’hermaphrodismes, en outre, qu’il me paraît difficile d’amalgamer les cas en une seule pathologie!

    Bref, si ces gens perturbés dont parle l’article,les LGBTI veulent se suicider ou se rendre malades à petit ou grand feu avec des traitements hormonaux… c’est leur problème.

    Mais qu’ils imposent à nos enfants en bas âge, la théorie du : « tu choisis » sans la mention inscrite sur les paquets de cigarettes par exemple : « le traitement peut nuire gravement à la santé », non!

    Comme beaucoup, j’ai eu, et j’ai encore, des amis homos sympas, mais qui étaient (certains sont hélas décédés et cela m’a profondément touchée, je les aimais vraiment beaucoup) et sont respectueux des gens.
    Nous le savons tous.
    Mais ils ne font, en aucun cas, de l’exhibitionnisme.

    En fait, ce qui me dérange chez ces dérangés dégenrés, ce n’est pas qu’ils choisissent telle ou telle façon de vivre (que je considère pathologique, et j’y ai droit, jugeant la situation et non les acteurs de la situation), mais qu’ils soient exhibitionnistes!

    Quant au reste de l’article, je préfère admirer des statues antiques de jeunes hommes bien « bâtis » que de regarder un match de foot féminin.

    Je déteste le foot au point de ne pas arriver à comprendre comment on peut perdre son temps à regarder des types (ou des typesses!!!) taper dans un ballon et se fichent par terre, parfois avec beaucoup de brutalité, tout en hurlant comme des bêtes féroces, le verre dans une main, l’autre piochant des cacahouètes ou autres trucs nocifs pour la santé.
    Je comprends qu’on puisse aimer taper dans un ballon et vouloir faire gagner son équipe, mais regarder les autres faire en hurlant « on a gagné », vautrés dans un canapé, ou faisant le clown dans les gradins ou la tribune d’un stade, non.

    Alors des bonnes femmes, imaginez…. Impossible pour moi de comprendre, je suis bornée, que voulez vous.

    Quant à l’eurovision, elle est, pour moi, le reflet de la décadence humaine.
    S’extatasier sur des mauvais acteurs, mal grimés et ne sachant pas chanter ou chantant des âneries, ben, non.

    de toute façon, je ne regarde plus la TV depuis près de 20 ans, n’écoute plus la radio depuis près de 30 ans, et m’en porte parfaitement bien!

    Et mes nombreuses sœurs femmes et heureuses de l’être sont comme moi, hihihihi…
    En plus elles ne se voient ni grutiers (c’est trop haut), ni travaillant avec un marteau piqueur (trop lourd, trop vibrant, trop fatigant et trop sale)

    je suis comme notre hôte :« un dinosaure -femmelle- dont les jours sont comptés !, Une horrible « cisgenre* » qui croit bêtement que la biologie fait une différence entre les hommes et les femmes »

    Et j’aime mon mari, épousé depuis 44 ans maintenant, pour ses différences, ses qualités et ses défauts, même si je râle très souvent à cause de ses travers en disant : « c’est bien un homme »… Et, finalement, estimant que c’est pour cela que je l’aime!

    • Pardon pour les multiples « fôtes » d’orthographes… je tape de plus en plus mal sur un clavier où nombre de lettres sont effacées!

  4. On est pas des donosaure, mais des gens normaux qui agissent normalement, alors que les bobos completement perdus dans leur univers, n’ont pas les meme reperes que nous, voire aucun.

    Ils appellent progressisme ce qui va dans leur courant de pensée NON majoritaires, qui doit representer environ 0.001 % de la population.

    Pour tuer la norme, ils utilisent les accusations, la culpabilitée, la pseudo justice et l’etat qui forme cette multitude de couillons croyant a leur progressime.

  5. Cette destruction des valeurs est programmée, cela se voit, pour mettre au final un monde inversé, d’où ses attaques et nouvelles bien pensance, car elle ne s’arrêtera pas en chemin jusqu’à avoir accompli ce qu’elle recherche, pour le bonheur des élites totalement corrompues.

Laissez une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *