Macron s’en prend aux petits épargnants !

Publié par le 9 Avr, 2018 dans Blog | 2 commentaires

Macron s’en prend aux petits épargnants !

Le président des riches …

Après presqu’un an d’un politique plutôt libérale que la droite aurait rêvé de conduire, sans jamais en avoir eu le courage, c’est l’étiquette de président des riches qui colle désormais aux basques du président « Ni de droite, ni de gauche ».

Si le précédent président n’aimait pas les riches, le nouveau est soupçonné de ne pas aimer, les pauvres, les retraités, les classes moyennes et les épargnants.

Cette dernière catégorie, les petits épargnants, qui se confond d’ailleurs souvent avec celle des retraités,  va à être frappée par des mesures ciblant les « placements de bons pères de famille » honnis par l’ancien banquier devenu chef de l’Etat.

C’est l’objet d’un article paru du dernier Bulletin d’André Noël (n°2558 paru le 9 avril 2018) :

Le président de la République passe pour libéral en économie alors que rien, dans son action passée et présente, ne vient corroborer cette affirmation. Au contraire ! Selon l’Insee,

  • les dépenses publiques ont crû de 2,5% en 2017,
  • les dépenses sociales de 2,1% alors que l’inflation a été de 1%.

Mais de tempérament, d’une part, et dans sa gestion de l’économie, d’autre part, il n’est pas libéral mais autoritaire et dirigiste, le « dialogue » dont il parle n’est qu’un rideau de fumée pour faire croire qu’il prend une décision après avoir écouté tous les points de vue .(cf.“ la fausse consultation sur la PMA alors que la décision est déjà prise.)

On ne l’a guère remarqué, tant les réformes foisonnent et partent dans tous les sens mais le budget 2018 s’en prend aux petits épargnants, « coupables » de se contenter de placements sûrs, appelés encore de « pères de famille ». Le chef de l’Etat considère que c’est improductif et qu’il faut réorienter cette épargne vers les entreprises et tout spécialement les PME. A cette fin, la loi de finances contient des mesures radicales sur les placements préférés des Français, de ceux qui peuvent encore épargner, de moins en moins nombreux eu égard à une fiscalité toujours plus lourde.

Néanmoins, le gouvernement considère que l’épargne est abondante parce qu’elle bénéficie d’avantages fiscaux trop importants. Dès lors, il faut supprimer les avantages fiscaux pour décourager les Français d’épargner toujours plus. Oubliant que ce n’est pas le goût de la spéculation mais l’inquiétude pour l’avenir qui les pousse à cette épargne de précaution. On notera que, parmi ces épargnants modestes, il y a un certain nombre de retraités qui, une nouvelle fois, seront pénalisés sur leur épargne après l’avoir été sur leur pension.

En conséquence, dans le budget 2018 le PEL (plan d’épargne logement) et le CEL (compte épargne logement) ne seront plus des produits intéressants. La prime d’Etat, plafonnée à 1.525 € sur les anciens PEL et CEL, est supprimée pour ceux ouverts à compter du 1er janvier 2018. De plus, les intérêts de ces plans ou compte épargne logement seront soumis au prélèvement forfaitaire unique de 30% dès leur souscription. Précédemment, cette imposition n’intervenait qu’à la 12 ème année. L’assurance-vie, au-delà de 150.000 €, sera imposable – en cas de rachat – au taux de 30%.

Ce sera sans doute bientôt le populaire et peu rémunérateur Livret A qui va trinquer. En effet, le Conseil sur les prélèvements obligatoires (CPO), qui dépend de la Cour des comptes, a remis à Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des finances un rapport, dont il s’est réjoui et dont il tiendra compte, sur le Livret A. Alors que le plafond de versements est aujourd’hui de 22.950 €, le CPO demande de revenir à la limite de 15.300 €. Il propose une fiscalisation au-delà de ce seuil, les intérêts resteraient exonérés jusqu’à 15.300 € de versements, les gains des versements au-delà deviendraient imposables.

« Le but est de doubler la part de l’épargne des Français qui va dans les PME, actuellement de cinq milliards €, pour qu’elle atteigne dix milliards d’ici à la fin du quinquennat, » a expliqué le député LREM Amélie de Montchalin, membre de la commission des Finances à l’Assemblée. A cette fin, elle a réuni les banquiers, assureurs, gestionnaires de patrimoine et autres organismes de conseils en placements le 22 janvier à l’Assemblée.

Ils devront lui remettre une feuille de route où ils s’engagent à créer des produits financiers en faveur des PME, à former leurs équipes pour les vendre au grand public, « D’ici douze à dix-huit mois, nous vérifierons que les placements des Français ont été légèrement réorientés. » Et de leur donner des directives précises, il s’agit de « créer des produits avec de l’industrie, des start-up, des grands groupes, du tertiaire, des entreprises issues de toute la France … »

Evidemment, ce sont des placements à risques
mais elle n’en a cure, ce n’est pas son argent !






2 Réponses à “Macron s’en prend aux petits épargnants !”

  1. On nous prend pour des pigeons, car tout ces placement quels qu’ils soient, servent aux entreprises, l’argent ne reste pas dans la banque à dormir, et elle se fait de bons bénéfices lors des prêts

  2. Il aura toujours l’éternel réplique :
    « Je l’avais annoncé dans mon programme (c’est votre projet!!!), je ne prend personne en traître… »
    Sauf qu’il n’a pas été élu sur ses promesses et « en même temps » son flou plus artistique que Flamby en personne.
    S’il est là, merci les médias, les moutons, les couilles molles, les incompétents, la justice à deux vitesses, …
    Le petit empereur nous dirige droit dans le mur en empruntant une autre impasse qui ressemble étrangement à celle choisie par ces prédécesseurs :
    – zéro économie de fonctionnement de l’état en accueillant
    toujours plus de pseudo réfugiés.
    – dépenses militaires inutiles dans des conflits extérieurs
    qui ne résoudront rien et financés exclusivement par la
    France contre des terroristes qui finiront sur notre
    territoire un jour ou l’autre, (bientôt la Syrie) à chaque
    Quinquennat son conflit caractérisant par l’excès de zèle
    l’incompétence du petit chef.
    – obsessions et tabous incessants, transmis de Président à
    Président sur des mesures coercitives incontournables et
    qui ne seront jamais appliquées par manque de courage pour
    rétablir l’état de droit et sauver notre pays démocratique
    – réduction incessante du pouvoir d’achat des honnêtes
    citoyens qui ont travaillé toute une vie ou qui se lèvent
    encore tous les jours pour consommer en famille le fruit
    de leur labeur.

    Effectivement, la constitution de la cinquième République à été rédigée pour que le chef d’État puissent jouir d’une stabilité politique durant son mandat.
    Depuis, l’Europe a pris le pouvoir, le pouvoir judiciaire s’est politisé tout comme le quatrième pouvoir ainsi que l’institution chargée de former nos enfants et qui leur a transmis que ce don de revendication.

    Tous les jours, on s’éloigne du bon chemin et ce n’est pas un GPS qui peut nous guider, c’est Le Chef d’État qui sera plus convaincant que les bien-pensants, qui réglera les vrais problèmes qui dilapident l’argent des contribuables et qui exposent la sécurité des concitoyens.
    Cela passera forcément par des larmes et du sang, la quantité dépendra du temps de réaction des électeurs à choisir LE BON PRÉSIDENT AVEC UN BON PROGRAMME ET DU COURAGE.

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