Mais ça, l’Europe nous l’interdit !

Publié par le 21 Sep, 2020 dans Blog | 7 commentaires

Mais ça, l’Europe nous l’interdit !

Guillaume Bigot est un nouvel éditorialiste qui intervient désormais régulièrement sur CNews, le plus souvent sur des sujets de société.

On se rappelle son édito : Un maire écolo, ça ose tout !

Et surtout sa rébellion contre le fait de rebaptiser le célèbre roman d’Agatha Christie, les dix petits nègres :

La  Tyrannie du politiquement correct.

Je voudrais relayer aujourd’hui son dernier édito consacré à la fermeture de l’usine Bridgestone de Béthune qui dénonce l’hypocrisie de ceux qui hurlent aujourd’hui contre le manufacturier de pneumatiques tout en ayant tout fait pour en arriver là.

On retrouvera dans cet édito les accents d’Eric Zemmour qui dénonce régulièrement la responsabilité de l’Europe dans la descente aux enfers de l’industrie française. L’europe a fait le choix forcené du consommateur contre le travailleur en veillant pointilleusement au respect de la concurrence entre les pays européens tout en ouvrant toutes grandes les portes aux produits étrangers venant de pays qui n’ont pas les mêmes normes que les entreprises françaises.

Extraits (voir la vidéo en fin d’article) :

L’indignation des hommes politiques semble légitime et pourtant …

Et pourtant, dans la mondialisation, comme l’explique Hubert Védrine, il y a Jurassic Park et les Bisounours ! Et les Bisounours qui nous gouvernent espèrent amadouer les tyrannosaures en les subventionnant ! Touchant programme !

L’industrie pèse désormais 10 % de notre PIB. Hier encore, elle en représentait 20 % ! En Allemagne, aux Etats-Unis, c’est toujours le cas ! Un grand pays est forcément un grand pays industriel.

Pour l’instant, seuls les aides sociales et les produits chinois bon marché  ont jusqu’ici limiter l’appauvrissement.

Jusqu’ici tout va bien dit la personne qui chute !

Mais plus on importe, moins on produit ! Moins on produit, plus on licencie ! Plus on licencie, plus on verse d’aides sociales ! Plus on verse d’aides sociales, moins on produit ! Et ainsi de suite ! Ce cercle vicieux nous entraine vers l’abîme !

Nous n’aurons bientôt plus les moyens d’acheter des produits chinois bon marché, ni d’indemniser nos chômeurs.

Et toujours les mêmes rengaines !

Et face à ce désastre, on entend toujours les mêmes rengaines : « augmentons les salaires, embauchons des fonctionnaires, taxons les riches et tout rentrera dans l’ordre. » Psalmodie des syndicats et de l’extrême gauche dont je crois qu’ils ne croient plus eux-mêmes à ces sornettes.

La droite et le Medef n’ont pas honte, non plus, de répéter : « les Français ne veulent plus travailler. Ils doivent accepter des salaires polonais, renoncer à la protection sociale. » En 1940, les généraux accusaient déjà le peuple de ne pas se battre pour cacher leurs propres turpitudes !

En fait, les charges sociales élevées ne sont pas la cause de la désindustrialisation mais leur conséquence. Dans les années 80, la libéralisation des mouvements de capitaux, la suppression des barrières douanières ont favorisé les délocalisations. La politique du franc fort a plombé notre industrie. Le marché unique européen et l’euro ont fini, définitivement, de nous attacher les mains dans le dos face à la mondialisation.

Alors, si nous avions encore le franc, en une nuit, une dévaluation, les prix des produits français, le lendemain, auraient baissé de 30 %. Notre compétitivité serait rétablie, sans baisse de salaire ! Le seul effet, c’est que ça rendrait nos importations plus chères mais n’est-ce pas exactement ce dont nous avons besoin ? Comment, d’ailleurs, enrayer l’effondrement de notre économie si nous ne nous remettons pas à travailler et donc à produire ?

Malheureusement le plan des européistes est tout autre !

Il consiste à appauvrir les Français au niveau des Grecs

– Le seul moyen de relancer la production en France serait de dévaluer, comme le fit de Gaulle en 58, mais ça, l’Europe nous l’interdit !

– Le seul moyen de reconstituer un outil industriel affûté, ce serait de protéger nos entreprises stratégiques, comme le fit la Chine avec Huawei, mais ça, l’Europe nous l’interdit !

– Le seul moyen d’empêcher une concurrence déloyale de ravager nos emplois, ce serait de rétablir des droits de douane ciblés, comme l’a fait Donald Trump, mais ça, l’Europe nous l’interdit !

Bruxelles ne se contente pas, d’ailleurs, de nous empêcher de nous défendre, parce que, pendant que la France essayait de sauver des emplois à Béthune, Bridgestone organisait les transferts des emplois en Pologne, en Hongrie, avec l’aide financière et les subventions de l’Union européenne, donc, payées en partie par le contribuable français.

« Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes »

écrivait déjà Bossuet.

Les Français doivent aujourd’hui pleurer de rage face à ces dirigeants qui ont patiemment et minutieusement préparé le désastre dont ils ont l’indécence de se plaindre !

Guillaume Bigot pour CNews.

L’édito de Guillaume Bigot : «Europe : ‘la trahison de Béthune’» #LaMatinaleWE pic.twitter.com/hoFqZQoxzB

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7 Réponses à “Mais ça, l’Europe nous l’interdit !”

  1. Evidemment, les charges que subissent les entreprises et qui sont infiniment supérieures à celles de nos concurrents européens n’y sont pour rien.

    A titre d’exemple, 72 milliards d’impôts de production contre 10 chez nos voisins allemands.

    Les entreprises ne votent pas, c’est pour cela qu’il est aisé de les taxer, mais elles meurent de non compétitivité, ou votent avec leurs pieds et vont ailleurs.

  2. Autrement dit elles meurent à cause de l’incompétence crasse de nos politocards depuis des années.

  3. Une dévaluation sans baisse de salaire!?!?

    Tu touches la même chose mais cela ne vaut plus la même chose.

    De plus quand De Gaulle l’a fait, la part de nos salaires dédiée à des produits importés était nettement moindre.

    Je ne suis ni contre ni pour une dévaluation, mais il ne faut pas mentir au gens, une dévaluation aurait un effet appauvrissement immédiat (même pour ceux sans épargne), et les relocalisations prendraient énormément de temps.

    Le problème, c’est le fait de vouloir contrôler les taux de change, ce qui conduit à terme à une divergence de plus en plus prononcée vis à vis de ce qu’ils seraient dans un marché des taux libres. S’en suis la nécessaire correction douloureuse.

    • Une dévaluation renchérit obligatoirement les produits importés et favorise les exportations.

      Il ne faut pas oublier que les matières premières importées pour fabriquer les produits seront plus chères, et que donc le prix de revient sera plus élevé, et que les exportations de biens usinés avec les premières seront vendues à des tarifs plus chers pour conserver la même marge.

      Pour les produits manufacturés importés, ou le pétrole qui donnera les carburants, le consommateur paiera plein pot, et il n’est pas certain que les exportations seront favorisées.

      Face au renchérissement du coût de la vie, des augmentations de salaire seront demandées. Si elles sont accordées, le prix de revient sera augmenté, ce qui obèrera les exportations. Si elles ne le sont pas, le consommateur sera appauvri.

      La dévaluation n’est donc pas la solution.

      • Une devaluation, jouera sur la dévalorisation du travail, donc ça revient au même de baisser les salaires. Le mieux étant de chercher des gains de productivité, dans l’innovation.

  4. Effectivement, ce n’est pas la solution, elle est ailleurs, en quittant l’europe pour que la france reprenne ses droits fondamentaux pour agir selon ses necessité plutot que de subir les absurdités de l’europe qui nous mene dans le mur sans espoir d’y échapper.

    Telle est la solution.

  5. J’aime le franc-parlé de cet éditorialiste qui intervient aussi sur Sudradio qui invite tout le monde comme Cnews.

    J’avoue que je suis d’accord avec le fait que dévaluer la monnaie bouste les exportations…

    Mais à l’image de nos dirigeants actuels comme anciens qui ont vendu nos fleurons, détruit le tissu économique et industriel dela France, que pouvons nous exporter si ce n’est le fruit de leur incompétence (rien), le fruit de leurs mensonge (une dette abyssale) et le fruit de leur pusillanimité (insécurité et délinquance).

    Je ne suis pas sûr que ce soit la solution. Commençons par mettre de l’ordre et de la discipline nos déficits pourraient bien disparaître.

    On combat le nazislamisme en afrique et il se développe sur notre territoire à « coût de milliards » et cela ressemble à un enlisement, ou plutôt à un « ensablement » qui, en durée, est de l’ordre de la guerre d’Algérie…

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