Mais en même temps …

Publié par le 20 Juil, 2017 dans Blog | 5 commentaires

Mais en même temps …

La loi de moralisation de la vie publique va interdire aux députés d’embaucher des membres de leur famille …

Mais « en même temps », Emmanuel Macron va doter sa femme d’un statut de « première dame de France » qui lui permettra de devenir officiellement sa collaboratrice !

Où est l’exemplarité ?

Il est vrai qu’aucune contrainte ne devrait pourvoir limiter le pouvoir de Jupiter du haut de son Olympe …

Voici un article paru sur le site français.rt.com et qui rapporte la polémique autour de ce nouvel exemple de deux poids, deux mesures.

En plein débat sur la moralisation de la vie politique,
le statut de Brigitte Macron fait polémique

Le statut de la première dame, qui bénéficiera bientôt de son propre budget et de ses propres collaborateurs, provoque une polémique à l’heure où le projet de loi de moralisation de la vie politique veut bannir le recours aux emplois familiaux.

En projet à l’Elysée, le statut de la première dame (ou du premier homme), qui bénéficiait jusqu’alors d’un relatif vide juridique, sera bientôt codifié et budgété. Brigitte Macron, première bénéficiaire de cette mesure, pourrait alors devenir une collaboratrice, avoir sa propre équipe et son propre budget pour mener à bien des activités publiques, en rapport avec la charge de son président de mari. 

Si personne ne parle pour l’instant de rémunération pour la première dame, il n’empêche que nombre de personnalités politiques se sont insurgées contre ce projet, à l’heure où l’emploi par les élus de membres de leur famille a provoqué des polémiques à répétition pendant et après la campagne électorale et qu’une loi est en préparation pour bannir cet usage. 

A droite, l’ex-député Les Républicains (LR) Thierry Mariani, dénonce l’ambivalence du président en fonction de ses intérêts : «Faites ce que je dis, pas ce que je fais !»

Même argument pour le sénateur LR Alain Houpert. 

Très durement touché par une polémique sur un possible emploi fictif de sa femme comme assistante parlementaire, le candidat de la droite et du centre François Fillon avait vécu une campagne présidentielle particulièrement douloureuse. 

A gauche, même incompréhension de la part du député de la France insoumise et coordinateur du Parti de gauche Eric Coquerel. 

Du côté du Front national, Florian Philippot, vice-président du parti, et l’eurodéputé Bernard Monot dénoncent l’octroi d’un budget à la première dame à l’heure où le celui de l’armée va être réduit d’environ 850 millions d’euros en 2017. 

Plusieurs autres responsables politiques du FN sont montés au créneau contre la mesure. 

Selon L’Express, Brigitte Macron aurait déjà à sa disposition une équipe de deux collaborateurs et deux secrétaires, ainsi que des agents de sécurité. Cinq personnes seraient par ailleurs chargées du dépouillement de son courrier à l’Elysée, selon Capital.

Des futures activités de première dame, on sait peu de choses pour l’instant, Brigitte Macron a  montré de l’intérêt pour la scolarisation des enfants hospitalisés et l’aide aux handicapés.





5 Réponses à “Mais en même temps …”

  1. Bonjour
    C’est vrai que donner un budget à brizitte macron, relève de l’indécence, quand on connaît les problèmes récurrents des Armées.

    Par ailleurs les autres « premières dames » y compris les maîtresses du culbuto avaient bien aussi de l’argent, non ? et personne n’était au courant, justement.

    Je crois bien que cette femme est encore plus arriviste que son petit garçon.

  2. Claude Pompidou a été la première femme de président moderne. Mme VGE était plutôt effacée, je crois, Danièle Mitterrand était certainement plus socialiste que son époux. Puis il y eut Bernadette Chirac, et enfin Carla Sarkozy. Ces femmes ont toutes plus ou moins bénéficié d’un « support logistique », bureau secrétaire, ce qui se conçoit, du fait des obligations de représentation, les nombreuses sollicitations de parrainage que les épouses présidentielles reçoivent. Jusqu’à présent ça se faisait dans le flou le plus total. Rappelons quand même que Mitterrand a entretenu 2 familles, l’officielle, et l’autre, avec Mazarine, et qu’au moins un de ses fils a bossé pour lui ( Jean Christophe, surnommé « Papamadit » en Afrique )
    Qu’on veuille clarifier le role de l’épouse du président, et encadrer ses dépenses, ça me convient plutôt. Par contre, ce qui est idiot, c’est l’interdiction de faire la même chose pour les députés ! Il eut bien mieux valu qu’on encadrât les « emplois familiaux » plutôt qu’on les interdît !

  3. Chappellet Bernard dit:

    A quel point l’amour est aveugle lorsqu’il se couple avec l’intérêt ! Voici quelques mois le prédécesseur de notre nouveau président installait sa concubine au palais avec chauffeurs, secrétaires et autres serviteurs sans que personne ne bronchât. Tel père, tel fils. La dépense publique atteint des sommets. le contribuable continue de payer sans protester. C’est cela le respect de l’institution présidentielle! En France , comme jadis à Rome…nihil novi sub sole est

  4. Il traite sa femme de collabora ?
    On va bien voir si la presse a en mémoire ce qui s’était passé la dernière fois

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