Non au caprice de Yaël Braun-Pivet à 50 millions d’euros

Publié par le 5 Août, 2026 dans Blog | 0 commentaire

Non au caprice de Yaël Braun-Pivet à 50 millions d’euros

Vous connaissez déjà le peu d’estime que je nourris pour Yaël Braun-Pivet en qui je vois la pire présidente de l’Assemblée nationale de la V ème République.

Quand elle était simple député et fervente macroniste, elle avait saboté, en tant que rapporteur, la commission d’enquête sur l’affaire Benalla (refus d’entendre certains témoins « gênants », refus de publier le rapport final).

Depuis qu’elle siège au perchoir de l’Assemblée nationale, elle n’a jamais su habiter la fonction et représenter tous les députés en écartant sa proximité avec Macron. Au contraire, elle a continué à assister aux réunions politiques tenues à l’Elysée et dans la loi sur l’euthanasie et le suicide assisté, elle a fait un forcing honteux pour que son gourou Macron puisse avoir sa loi sociétale à lui !

Mais il y a pire encore !

Et voila que la groupie du président s’est mise dans l’idée de remplacer totalement le pavillon d’accueil du palais Bourbon réalisé en pierres de détail identiques au bâtiment global, par une structure en verre et en acier qui va défigurer cette façade emblématique de la Place de la Concorde.

Une architecture plus digne d’un Applestore que du Palais Bourbon, que vous pouvez comparer avec l’aspect actuel des lieux :

Voici un tweet de l’Association Sites & Monuments qui dénonce ce funeste projet :

Pour en savoir plus sur le sujet il faut lire cet article de Boulevard Voltaire :

Yaël Braun-Pivet relance son projet controversé à près de 50 millions d’euros

dont voici quelques extraits :

L’idée de transformer l’accueil du public de l’Assemblée nationale n’est pas nouvelle. Depuis le début des années 2000, les services du palais Bourbon estiment que le pavillon actuel, construit en 1888, ne répond plus aux exigences en matière de sécurité, d’accessibilité et de confort. Sous la présidence de Yaël Braun-Pivet, un concours d’architecture est lancé en 2023. Il est remporté par l’agence Moatti-Rivière, qui imagine un vaste pavillon contemporain de verre et de pierre, accompagné d’espaces d’exposition, d’un auditorium et d’un parcours muséographique souterrain.

Présenté officiellement au printemps 2025, le projet a déclenché immédiatement une levée de boucliers. La disparition du pavillon historique du XIXᵉ siècle et l’implantation d’une construction contemporaine face à la Seine a inquiété les défenseurs du patrimoine. La Commission du Vieux Paris a rendu ainsi un avis défavorable unanime, estimant que la future façade « manque singulièrement de cette discrétion qui devrait prévaloir dans un tel cadre ». Selon l’association Sites et Monuments, le nouvel édifice « ne respecterait ni le site patrimonial remarquable du VIIᵉ arrondissement de Paris, notamment en raison de sa hauteur et de son empiètement sur un espace vert protégé, ni le bien UNESCO des Rives de la Seine, dont il dégraderait la « stratification harmonieuse » ». L’association a d’ailleurs lancé une pétition contre ce projet qu’elle qualifie d’« enlaidissement de Paris ».

Face à l’ampleur des critiques, Yaël Braun-Pivet a annoncé, le 18 février 2026, la suspension du projet. Cet arrêt n’aura en réalité été qu’une courte pause. Rien n’a changé, pas même ces immenses baies vitrées qui, avec les canicules estivales, promettent de transformer le bâtiment en véritable sauna.

Les défenseurs du projet rappellent cependant que celui-ci répond à un véritable besoin. Les installations actuelles sont jugées inadaptées à l’afflux de visiteurs et aux contraintes de sécurité. À cela, Sites et Monuments réplique qu’elle n’est pas opposée à des travaux, à condition qu’ils demeurent respectueux de l’âme et de l’apparence du palais Bourbon. L’association met ainsi en avant le projet concurrent de l’agence SANAA, qu’elle juge « minimaliste et subtil ». En effet, si de l’argent public doit être engagé, autant qu’il le soit au service du beau et qu’il puisse s’intégrer harmonieusement à l’un des ensembles patrimoniaux les plus emblématiques de la capitale.

Eric de Mascureau pour Boulevard Voltaire.

Signez la pétition contre le caprice de Yaël Braun-Pivet :

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