Non au retour en France des assassins !

Publié par le 15 Nov, 2017 dans Blog | 3 commentaires

Non au retour en France des assassins !

On vient d’apprendre, grâce à un reportage de la BBC, qu’un accord secret entre Daesch et la coalition, et notamment les Kurdes, a permis à des milliers de combattants de l’Etat islamique de quitter librement la ville de Raqqa juste avant qu’elle ne soit reprise (voir cet article paru dans 20 minutes).

De nombreux combattants seraient déjà parvenus en Europe dont certains y perpétreront à coup sûr des attentats …

Et en même temps, en France, un débat s’ouvre pour savoir si on doit pardonner à ces Français qui ont trahi leur pays pour rejoindre les rangs de Daesch en Syrie et en Iraq !

Il se trouvera toujours des bonnes âmes (plutôt de gauche) à tendre la main de façon irresponsable à ces traitres à la patrie.

C’est ce qui a motivé Alain Marsaud, ancien chef du service central de lutte antiterroriste au parquet de Paris, à écrire au président de la République dans la lettre ouverte suivante (également disponible ici) :

Monsieur le Président de la République,

Dans quelques jours nous allons commémorer en votre présence, les assassinats commis à Paris le 13 novembre 2015 revendiqués par l’Etat Islamique, causant la mort de 130 personnes, en blessant plusieurs centaines.

Chacune et chacun d’entre nous aura à cœur de se recueillir et de partager la détresse de celles et ceux qui porteront à jamais la mémoire de ces attentats.

Or un débat vient d’être mis sur la place publique au cours des derniers jours qui concerne le retour sur le territoire national des hommes et femmes partis faire la guerre au Moyen Orient et reviennent en France ou aspirent au retour, car tout simplement l’Etat Islamique va être vaincu et ils privilégient leur sauvegarde, voire leur survie.

Quelques belles âmes à la générosité irresponsable proposent le pardon, ce que n’osaient imaginer ces djihadistes qui se verraient bien comparaître devant la justice à condition qu’elle ne soit pas trop sévère.

Puis, le débat se complique concernant le rôle des femmes, le sort qui doit leur être réservé et le devenir des enfants plus ou moins légitimes, plus ou moins français, à la nationalité indéterminée d’ailleurs compte tenu des paternités multiples constatées, subies ou déclarées par les mères.

Doit-on dès lors avoir la mémoire trop courte et pêcher encore une fois comme ce fut le cas par le passé par une extrême naïveté.

Ces femmes et ces hommes sont partis librement sans contrainte autre que leur engagement dans un processus de guerre menée contre leur Nation. Ils ont choisi de rejoindre le camp de l’ennemi et ont parfois agi ou encouragé les pires cruautés.

Le pardon de la Nation et de ses responsables doit avoir ses limites. On ne peut oublier les crimes commis sur notre territoire en particulier le 13 novembre 2015, mais aussi que ces djihadistes n’ont pas hésité à affronter nos forces spéciales sur les zones de guerre.

D’autre part, ils sont ou seront prisonniers de forces militaires d’Etats souverains y compris en Syrie et quoiqu’en pensent certains de nos responsables politiques, seuls ces Etats ont compétence pour juger ces crimes ou exactions diverses commis sur leur territoire.

Monsieur le Président de la République vous êtes face à cette responsabilité historique, justement parce vous êtes notre Président, vous ne sauriez assumer et prendre le risque que ces femmes et ces hommes s’engagent dans un nouveau processus violent.

Nous savons que la surveillance dont ils seraient éventuellement l’objet n’empêchera pas ces activistes déterminés à assassiner à nouveau.

Ainsi, Monsieur le Président, pour la protection de nos concitoyens, mais aussi pour marquer votre détermination à lutter contre la plus grande menace de ce début de siècle, empêchez par tous les moyens le retour des assassins et de leurs comparses.

Je vous prie de croire, Monsieur le Président de la République, à l’assurance de mon profond respect.

Alain Marsaud

Pour cosigner cette lettre ouverte, cliquez sur l’image ci-dessous :






3 Réponses à “Non au retour en France des assassins !”

  1. En tant que contribuable, je suis déjà passablement énervée que mes impôts aient servi à financer une guerre contre la France, avec des allocations versées à des djihadistes ayant quitté le territoire.. Alors imaginer qu’ils puissent encore servir à entretenir des ennemis de mon pays, quels qu’ils soient, me rend carrément malade! Stop à l’idéologie droit-de-l’hommiste quand elle n’existe que d’un côté, car enfin! les combattants djihadistes se sont-ils préoccupés des « droits de l’Homme » en égorgeant leurs semblables?
    La naïveté -pour ne pas dire un autre mot!- ça suffit! Ralas!

  2. il aurait été si simple de larguer quelques bombes sur ce convoi cela aurait permis de se débarrasser de ces nuisibles et surtout ils ne doivent pas revenir même si ils so t en prison ils feront du prosélytisme et passeront pour des héros

  3. Ceux qui ont trahi leur pays, tués, assassinés au nom de leur ideologie religieuse,
    veulent uniquement profiter de la faiblesse de la goche et du centre pour revenir, grace a leur lamentation, ou fausses excuse.

    La goche folle ou molle propose un debat de debile pour savoir s’il faut faire rentrer le loup dans la bergerie apres ses meurtres…parce ces totos souffrent…

    La goche molle ou folle a t’elle deja oublié les morts qui sillonent le passage de ces fous d’alla ?

    La connerie sans limite aucune de la goche, dispensatrice de lecon de morale, de vivrenemble, qui s’est perdue dans des elucubrations ideologique, accepte ce genre de debat par avance…

    Cette goche est une passoire en ce qui concerne la moralité.

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