En France, le monde de la culture est à gauche. Les artistes et comédiens de droite ne courent pas les rues.
On avait cru en trouver un quand Gilles Lellouche avait refusé de répondre à une question orientée (anti-RN) posée par un journaliste militant de La France Insoumise.
Malheureusement, probablement harcelé par ses pairs toute la nuit, le comédien reprenait la parole le lendemain pour dire tout le mal qu’il pensait de l’extrême droite.
Tout le monde fut rassuré. Lui aussi, qui pourra continuer à toucher les subventions du CNC !
En cherchant bien, on a trouvé un comédien qui a avoué ne pas avoir signé la tribune « Zapper Bolloré » publiée en mai dans Libération. Tribune dont il trouvait les termes excessifs.
Il y a donc au moins un comédien qui lit les tribunes qu’on lui donne à signer alors que la grande majorité des autres vérifient juste qu’elles tapent bien sur la droite !
Il s’agissait de l’excellent comédien Patrick Chesnais !
Voici un article de The Epoch Times qui raconte « l’odyssée » de ce courageux comédien :
Tribune anti-Bolloré : Patrick Chesnais se méfie
de l’air du temps où « tout le monde est accusé
de fascisme et d’extrême-droitisation »
Signée par près de 600 professionnels, cette pétition accuse le groupe Canal+ d’être au cœur d’une « prise de contrôle fasciste sur l’imaginaire collectif » et met en garde contre « l’emprise grandissante » d’un homme d’affaires accusé d’orienter idéologiquement la production audiovisuelle.
Face à ces critiques, Patrick Chesnais a déclaré qu’il n’aurait pas apposé son nom au texte, jugeant certains termes excessifs, tout en reconnaissant la légitimité des inquiétudes d’une partie du milieu du cinéma sur la concentration des pouvoirs dans l’audiovisuel.
Une tribune qui secoue le cinéma
Publiée le 11 mai 2026, à la veille de l’ouverture du Festival de Cannes, la tribune du collectif « Zapper Bolloré » rassemble Juliette Binoche, Adèle Haenel, Swann Arlaud ou encore Blanche Gardin, qui dénoncent le risque d’« uniformisation » des films et la mainmise d’un acteur jugé trop puissant.
Le texte affirme que laisser le cinéma français « aux mains » de ce patron reviendrait à accepter une « prise de contrôle fasciste sur l’imaginaire collectif », en référence à une bataille culturelle qui dépasserait le seul cadre économique.
Les signataires assurent vouloir alerter sur un climat qu’ils jugent défavorable à la création et à la pluralité des récits, évoquant un système de financement et de diffusion qui pourrait favoriser certaines lignes éditoriales au détriment d’autres. Leur appel a suscité un large écho à Cannes, où la question du rôle des chaînes payantes et des plateformes dans le financement des films est au cœur des discussions depuis plusieurs années.
Patrick Chesnais refuse la pétition
Interrogé dans l’émission « Un monde, un regard », enregistrée à Paris et diffusée le 4 juin 2026, Patrick Chesnais a expliqué qu’on ne lui avait pas proposé de signer la tribune et qu’il ne l’aurait pas fait. « On ne m’a pas proposé de la signer et je ne l’aurais pas signée […] Dès que j’entends le mot fasciste dans une pétition, je n’y vais pas car c’est une expression galvaudée », a-t-il déclaré, estimant que le recours trop fréquent à ce vocabulaire brouille le débat public.
L’acteur s’est dit « fatigué de l’air du temps où ‘tout le monde est accusé de fascisme et d’extrême-droitisation’ », jugeant que cette inflation lexicale aboutit à « un climat de suspicion généralisée ».
Il a également rappelé que Canal+ « fait vivre le cinéma français », soulignant le rôle central de la chaîne dans le financement et la coproduction d’œuvres, y compris celles de nombreux signataires de la tribune.
Des soutiens à Canal+ dans la profession
Dans le sillage de la tribune, plusieurs voix du milieu du cinéma et de l’audiovisuel ont tenu à rappeler le rôle déterminant de Canal+ dans le financement de la création française, soulignant que la chaîne a longtemps été l’un des piliers du préachat et de la coproduction des films.
Certains producteurs et réalisateurs, parfois critiques sur d’autres aspects, estiment que « jeter l’opprobre sur Canal+ revient à fragiliser un acteur qui a permis à de nombreux projets exigeants de voir le jour ». Ils insistent sur la nécessité de distinguer la dénonciation d’une ligne éditoriale ou d’un actionnaire de la remise en cause globale d’un partenaire historique du cinéma.
D’autres professionnels avancent que la chaîne, malgré les controverses, continue de soutenir une offre diversifiée, allant du cinéma d’auteur aux grandes comédies populaires, et que cette diversité doit être prise en compte dans le débat.
À leurs yeux, une confrontation trop radicale risquerait de polariser davantage un secteur déjà fragilisé par la baisse des entrées en salles et la concurrence des plateformes, alors que la priorité devrait être de préserver un écosystème capable de financer des œuvres ambitieuses, y compris celles qui questionnent les orientations des grands groupes.
Léandre Genet pour The Epoch Times.<




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